En Belgique aussi...

Les victimes belges seront moins indemnisées

16 novembre 2008

Les victimes pas égales face à la loi ?!


Les victimes belges de Michel Fourniret ne recevront pas les indemnités prévues par la cour d'assises de Charleville-Mézières car la législation en matière d'indemnisation des victimes n'est pas la même en Belgique et en France, a annoncé RTL-TVI dans son JT de 19 heures.

En Belgique, contrairement à la France, les proches des victimes ayant survécu ne peuvent pas obtenir d'indemnités. De plus, les indemnités aux victimes sont plafonnées pour tout le monde à 62.000 euros. Dans le cas de Joëlle Parfondry, qui a subi une tentative de viol de Michel Fourniret en 1995 près de Namur et qui avait survécu en prétextant être enceinte, la cour française avait exigé 140.000 euros d'idemnisation.

62.000 euros maximum


Cependant, le fonds belge d'indemnisation des victimes ne pourra lui en donner que maximum 62.000 euros. Quant à ses enfants et son mari, pour lesquels la cour avait également prévu une indemnisation, ils n'ont droit à rien en Belgique. Les victimes belges de Fourniret qui pensaient pouvoir tourner la page vont devoir prouver qu'elles ont bel et bien subi des dommages moraux, dossier à l'appui, car pour le fonds d'indemnisation belge des victimes, le verdict de la cour d'assises française ne suffit pas.

Au-delà, se pose aussi la question de la différence de traitement entre victimes belges et françaises, relève RTL-TVI. Les parties civiles belges ont donc mandaté une avocate pour obtenir leurs indemnisations. Me Isabelle de Moffarts souhaite "qu'également pour l'indemnisation des parties civiles, on tienne compte du caractère extraordinaire du dossier et qu'on trouve un système créatif qui permette de dépasser les différences de législations nationales pour offrir à toutes les parties civiles de ce procès un traitement équivalent".

100.000 euros pour Joëlle Parfondry


Les parents, frères ou soeurs des sept jeunes filles tuées par Fourniret, ses victimes ayant survécu et leurs proches s'étaient vu attribuer des indemnités pour le préjudice moral subi. Les magistrats de la cour avaient attribué en général 75.000 euros pour chaque père ou mère de victime décédée, 50.000 euros pour les frères ou soeurs, et entre 7.500 et 40.000 euros, toujours au titre du préjudice moral, en fonction de la gravité des séquelles pour les trois jeunes filles ayant réchappé à Fourniret.

Joëlle Parfondry, devait, pour sa part, également recevoir 100.000 euros au titre de l'IPP (incapacité permanente partielle). Les débats avaient, en effet, montré qu'elle avait subi un choc "gravissime". (belga/7/7)

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Menacée de mort par un pédophile récidiviste

18 octobre 2008

La cour d'appel de Liège a examiné ce mardi le dossier de Nicolas Servais, un Liégeois de 25 ans condamné en première instance à 20 ans de prison pour le viol d'une fillette de 7 ans. A l'audience, l'avocate des parties civiles a montré une lettre la menaçant de mort.



Les faits se sont produits le 13 octobre 2007. Une fillette de 7 ans, qui se trouvait dans un manège à Cheratte, a été abordée par le jeune homme qui l'a entraînée de force dans un bois, l'a violée puis lui a administré des coups avec un os avant de l'étrangler pour la laisser pour morte.
Revenant à elle, la gamine avait rejoint le manège, ensanglantée. Là, l'oncle de l'auteur avait fait le lien entre son neveu, récidiviste, et les faits. Il s'était rendu au domicile de Nicolas Servais qui avait déclaré "je vais en prendre pour 20 ans, elle est morte".

Le tribunal correctionnel a en effet condamné l'auteur, qui a minimisé les faits en apprenant que la fillette avait survécu, à 20 années de prison et à une mise à disposition du gouvernement pendant 10 ans. Mais le jeune homme a interjeté appel et le dossier a été réexaminé mardi par la 8e chambre de la cour. L'avocate de la famille de la victime, Me Lucrèce Henrard, a montré à la cour une lettre de menaces déposée dans sa boîte aux lettres après le jugement. Il s'agissait d'un courrier à l'en-tête de la rubrique nécrologique d'un quotidien, mentionnant « Lucrèce Borgia, l'empoisonneuse, voilà ce qui va vous arriver ».

L'oncle qui est intervenu le jour des faits a pour sa part été menacé par les grands-parents de l'auteur.
A l'audience, le parquet général a demandé une "majoration" de la peine, "pour le principe". L'auteur, dont l'avocat a montré une lettre recopiée adressée aux victimes, a pour sa part réclamé un "petit rabiot".

La cour rendra son arrêt dans un mois. (rtl)


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10 ans de prison

01 octobre 2008

10 ans pour un père incestueux.


Le tribunal correctionnel de Furnes a condamné mercredi un père de famille de 44 ans à 10 ans de prison pour avoir abusé des années durant de ses propres enfants, de ses beaux-enfants et d'un enfant adoptif.

L'homme, originaire d'Oostduinkerke, a commencé à abuser quotidiennement ses trois garçons alors qu'ils étaient âgés de 8, 9 et 11 ans, il y a une dizaine d'années. Il a abusé de son enfant adoptif dès ses 12 ans.

"La société doit être protégée contre ce pervers qu'aucune thérapie ne peut aider, qui n'a aucun sentiment de culpabilité ni sens de la norme. Le risque de récidive est plus que probable", a indiqué le tribunal, qui lui a infligé la peine maximale de 10 ans d'emprisonnement.

Le prévenu a également été mis à la disposition du gouvernement pour une période de 10 ans et déchu de ses droits pour 5 ans. (belga/7sur7)


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Trois ans de prison pour viol

30 août 2008

Trois ans de prison pour le viol de sa voisine de 11 ans.


Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné vendredi Chalid I., âgé de 31 ans, à trois ans et un jour de prison pour avoir violé plus tôt dans l'année sa voisine de 11 ans.

L'enfant était allée jouer dans le parc le 1er juin dernier. A son retour, ses parents n'étaient plus à leur domicile. Comme d'habitude, elle était alors allée frapper à la porte de son voisin Chalid I., qui l'avait accueillie. Après lui avoir offert à boire, il avait commencé à tripoter la fillette avant de la violer.

Elle a tout raconté à ses parents qui ont immédiatement prévenu la police. Le ministère public avait exigé 5 ans d'emprisonnement. L'accusé avait exprimé ses regrets devant le tribunal et présenté ses excuses à la famille de la victime. Les parents ont reçu un euro à titre de dédommagement moral. (belga)



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Recherche d'un présumé pédophile

18 juillet 2008

A la recherche d'un homme qui prenait en cachette des photos de filles qui jouaient.


BORNEM- La police de la zone de Klein-Brabant a ouvert une enquête à la recherche d'un homme qui prenait des photos dans le parc sportif et récréatif de Breeven. Mardi après-midi dans le parc des personnes ont remarqué que cet homme prenait des photos de filles en train de jouer.

L'homme a pris la fuite après s'être aperçu qu'il a été surpris en flagrant délit. De la personne en question est seulement connu qu'il a environ 30 ans et qu'il est de corpulence forte. (AM)


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Il abuse 6 enfants dont le copain de sa fille et son petit frère

17 juillet 2008

Un habitant de Colfontaine, né en 1957, a été condamné, lundi, par le tribunal correctionnel de Mons, à dix ans de prison et une mise à disposition du gouvernement d'une durée de cinq ans,pour des faits d'attentat à la pudeur et de viol commis sur six jeunes garçons entre 2002 et 2008.


L'homme avait deux dossiers à sa charge. Le premier concernait des faits d'attentat à la pudeur perpétrés, entre août 2006 et mars 2007, sur les trois petits enfants de sa compagne, alors âgés de 10, 12 et 13 ans. A l'époque, il avait été présenté à un juge d'instruction, puis relaxé sous conditions.  La seconde affaire impliquait l'ex-petit copain de sa fille, avec qui il a eu des relations sexuelles de 2002 à 2008, soit entre ses 12 et ses 18 ans, au départ moyennant paiement. Il s'en est ensuite servi pour attirer son petit frère de 7 ans et un autre garçon de 8 ans. La première victime a par après elle-même participé à un viol commis sur cet enfant et a été placée en institution, où elle restera jusqu'à ses 20 ans. (rtl)

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Vingt ans de prison pour le viol d'une fillette

16 juillet 2008

Le violeur d'une fillette de 6 ans, Nicolas Servais, un Liégeois de 24 ans, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 20 ans de prison et à une mise à disposition du gouvernement pour une durée de 10 ans.


L'homme avait tenté d'étrangler sa victime et l'avait laissée pour morte.

La peine prononcée par le tribunal correctionnel de Liège est la peine maximale pouvant être prononcée pour ce type de faits de viol avec enlèvement contre un prévenu récidiviste. Le prévenu avait été condamné une première fois pour des vols avec violence. Peu de temps après sa sortie de prison, à la mi-octobre 2007, il s'était rendu dans un manège où se sont déroulés les faits. Au cours d'une même journée, il avait d'abord commis un attouchement sur une fillette de 10 ans, glissant sa main dans ses sous-vêtements en l'aidant à grimper sur un cheval. Plus tard dans la journée, il s'était ensuite attaqué à une fillette de 6 ans. Alors que la victime se trouvait isolée dans un box, il l'avait obligée à le suivre dans un bois, l'avait frappée de manière violente pour l'assommer et l'avait violée. Après avoir constaté que la victime bougeait encore, il l'avait alors étranglée. L'enfant avait perdu connaissance.

L'homme avait quitté les lieux pensant que la fillette était morte. Celle-ci avait survécu et était parvenue à se rhabiller et à alerter les secours. De son côté, le prévenu avait pris la fuite, s'était lavé et avait fait disparaître ses vêtements. Le prévenu répondait initialement d'une tentative de meurtre. Mais le tribunal n'a pas pu établir le caractère létal des blessures et a qualifié les faits de coups et blessures ayant entraîné une incapacité. Le tribunal a relevé, en plus de l'extrême gravité des faits, que le prévenu fonctionne sur un mode antisocial et de mépris. Aucune forme d'amendement possible n'a été décelée chez lui. (belga/7sur7)


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Quatre ans fermes pour des viols sur sa nièce de 12 ans

15 juillet 2008

le prévenu a dénigré la plaignante, la qualifiant de "provocatrice".


Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné lundi Mustapha O., un Bruxellois de 31 ans, à 5 ans de prison dont un avec sursis. Le prévenu a été reconnu coupable de nombreux viols commis sur sa nièce, en Belgique et dans son pays d'origine, le Maroc, entre le 12 avril 2004 et le 29 juin 2007. L'enfant était âgée de 12 ans au moment des premiers abus. Durant toute l'instruction, l'intéressé avait nié les faits. Ce n'est qu'après le témoignage de la victime devant le tribunal, qu'il a reconnu certains abus graves mais en tentant de minimiser leur portée et leur durée. L'analyse génétique s'était par ailleurs révélée accablante, selon le tribunal, qui rappelle que le prévenu a dénigré la plaignante, la qualifiant de "provocatrice". Quant à la lettre d'aveux de Mustapha O., écrite au juge d'instruction le 4 avril dernier, elle ne précise pas la nature des abus et constitue avant tout une demande d'aide psychologique pour lui-même, a estimé le tribunal. Bref, ses aveux partiels étaient, pour lui, une manière de négocier un meilleur traitement et de préparer une stratégie de défense cohérente, reposant notamment sur son prétendu processus de reconstruction psychologique. Les juges n'y ont cru que très partiellement puisqu'un cinquième de la peine, seulement, est couvert par un sursis probatoire.

Mustapha O. devra verser 26.100 euros à la victime et à ses parents. (belga)


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Il espionnait les enfants sortant de la douche

11 juillet 2008

les pédophiles peuvent désormais pénétrer les ordinateurs, en activer les caméras et les manipuler à leur guise.


"Si vous possédez une webcam munie d'un couvercle qui peut recouvrir l'œil de la caméra, par précaution, refermez ce couvercle lorsque vous n'utilisez pas la webcam", a mis en garde le commissaire Bounameau de la Federal Computer Crime Unit (FCCU) de la police fédérale. Car les pédophiles peuvent désormais pénétrer les ordinateurs, en activer les caméras et les manipuler à leur guise, indique ce mercredi La Dernière Heure.

Il espionnait les enfants sortant de la douche


Aucun cas n'a encore été signalé en Belgique. Aux Pays-Bas, un pédophile interpellé au mois de juin, s'est servi d'un cheval de Troie (sorte de virus appelé "trojan") pour pénétrer les ordinateurs de dix enfants âgés entre 11 et 15 ans et manipuler à sa guise les webcams installées sur les ordinateurs de ces enfants. L'homme espionnait notamment les enfants lorsqu'ils sortaient de leur douche ou lorsqu'ils dormaient.

Antivirus


Autre façon de se prémunir : éviter d'ouvrir tout e-mail suspect. Car ces "trojans" sont en fait des morceaux de code, de programme donc, qui ont besoin d'être installés sur un ordinateur avant d'être opérationnels. Cette installation est le plus souvent invisible, mais activée par l'ouverture d'un e-mail. Disposer d'un bon antivirus est donc également une bonne forme de protection.(rtl)


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Un sexagénaire pédophile.

10 juillet 2008

Six ans de prison ferme 52.000 euros de dommages et intérêts...


Le tribunal correctionnel de Bruges a condamné mercredi un sexagénaire de Knokke-Heist, Alfons M., à six ans de prison ferme pour attentats à la pudeur et viols de mineures commis entre 2004 et février 2008. L'homme a également été déchu de ses droits civils pour une période de cinq ans. Il doit en outre payer des dommages et intérêts de 52.500 euros aux parties civiles.

Les victimes du pédophile sont des enfants qui passaient régulièrement chez lui, notamment pour sortir le chien. Le sexagénaire visionnait des films pornographiques avec les enfants et se faisait masser. Pour s'assurer de leur silence, il leur donnait 5 euros. Le tribunal a condamné l'homme pour viol de deux enfants et attentat à la pudeur de sept autres. L'homme, qui comparaissait détenu, reste derrière les barreaux. (rtl)


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35 ans de prison !

30 juin 2008

Benoît Dewilde condamné à 35 ans de prison.


Benoît Dewilde, 22 ans, a été condamnée vendredi à une peine de 35 ans de prison par la Cour d'assises de Liège, décentralisée à Verviers. Plus tôt dans la journée, il avait été reconnu coupable de tentative d'assassinat, d'enlèvement, de viol, d'attentats à la pudeur, de coups sur un enfant de 9 ans au moment des faits. L'accusé a aussi été condamné pour détention de matériel pédo-pornographique.

Après le verdict de culpabilité des jurés de la Cour d'assises, l'avocat général Damien Leboutte avait requis une peine de 35 ans de prison avec, en plus, 10 ans de mise à disposition du gouvernement. Le ministère public avait souligné le fait que l'accusé n'avait fait preuve d'aucune sincérité, même pas dans ses aveux, qu'il était froid, calculateur, manipulateur et surtout qu'il n'avait laissé aucune circonstances atténuantes à sa victime. «Dès lors, Monsieur Dewilde, vous n'en méritez pas non plus », avait-il conclu.

La défense, Me Luc Balaes, avait surtout plaidé pour que la mise à disposition du gouvernement ne soit pas retenue. Il avait aussi sollicité une peine inférieure à celle requise par l'avocat général en soulevant de nombreuses circonstances atténuantes en faveur de son client. L'avocat a réclamé qu'il soit tenu compte de son jeune âge, des regrets de son client envers la victime et sa famille, son absence d'antécédents judiciaires ainsi que sa capacité de réinsertion par le travail. Me Balaes a ausssi souligné que son client avait déjà entamé une thérapie pour comprendre ce qui lui était arrivé. Les faits s'étaient déroulés le14 juillet 2006 à Verviers. Le Disonais avait emmené, en balade, l'enfant d'une amie pour assouvir ses penchants pervers. S'arrêtant durant la promenade en voiture, il avait violé sa victime. L'enfant déclarant qu'il allait en parler à sa mère, Benoît Dewilde l'avait alors frappé puis étranglé. Le pensant mort, il avait ensuite mis le corps dans la voiture avant de s'arrêter sur un petit chemin du côté de Jalhay.

Retiré du coffre, l'enfant avait alors réagi en mettant son bras autour du cou du Disonais, qui surpris, avait lâché l'enfant avant de le frapper à trois reprises avec une pierre au niveau du crâne. Il avait abandonné le corps à cet endroit. Le lendemain, deux promeneurs découvraient l'enfant dans un état critique. (RTLinfo)


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Procès Dewilde

26 juin 2008

Les experts témoignent.


La cour d'assises de Liège, décentralisée à Verviers, a entendu jeudi les derniers témoins de moralité et les experts qui ont estimé que Benoît Dewilde (22 ans), accusé de tentative d'assassinat, d'enlèvement, de viol, d'attentat à la pudeur et de coups sur un enfant de 9 ans, le 14 juillet 2006, était "capable de manipuler son entourage".  Le psychologue, Daniel Ruchenne, a dressé le portrait d'un accusé anxieux, présentant un profil psychopathologique, une introversion sociale élevée et des risques non négligeables voire élevés de récidive. La loi de défense sociale ne peut lui être appliquée. Concernant le développement de la personnalité, l'expert a expliqué que l'absence de balises données par un père a joué. "La présence masculine est importante lors des premières années de vie mais aussi à l'adolescence, moment où il a tenté de renouer des liens. Il a une haine féroce envers son père biologique.

Dans une lettre qu'il lui a été adressée, Benoît Dewilde lui explique qu'il le voit le tuer et le vider comme un poisson. Et il ajoute qu'écrire le calme, lui permet de ne pas passer à l'acte", a-t-il expliqué. Ce fond de violence en lui est, pour les experts, très difficile à soigner. "Il n'y a pas de pathologie et donc aucun traitement adapté. Un psychopathe ne modifie pas sa personnalité", a expliqué l'expert psychiatre Philippe Schouteden.  Me Balaes, qui défend les intérêts de l'accusé, a souligné que celui-ci avait déjà participé à trois longs modules destinés aux délinquants sexuels durant ses deux années d'incarcération. Daniel Ruchenne a aussi rappelé que l'un des états secondaires de la prise de cannabis se manifeste par de la violence et de l'agressivité. Si l'accusé pense qu'il n'y a pas de lien entre la violence exercée le jour des faits et la prise de substances stupéfiantes, il admet "qu'il n'avait pas l'entier contrôle de lui".

L'expert psychologue a aussi évoqué la victime avec Benoît Dewilde. Ce dernier est empreint de remords, de culpabilité et de repentir, et a une intense compassion pour l'enfant. Il se dit perturbé, chamboulé par les actes commis et comprend "que le père de l'enfant veuille intenter à ses jours".  Concernant sa sexualité, les experts le considèrent comme bisexuel mais il apparaît que sa relation homosexuelle lui a procuré un sentiment d'apaisement durant trois semaines. Durant cette période, il n'écrivait plus de scénarios sur son ordinateur.

Sur interpellation des parties civiles, les experts ont laissé sous-entendre que l'accusé "était capable de manipuler son entourage", tempérant tout de même ce jugement en admettant que Benoît Dewilde n'est pas un psychopathe pur. Et cette ambivalence de comportements se retrouve aussi dans les derniers témoignages livrés par les amis, les proches, les voisins.

"Je n'en reviens toujours pas. Pour moi, Benoît est quelqu'un de bien si je m'efforce d'oublier ce qu'il a fait. C'est la dernière personne à qui on pourrait penser pour ce genre de chose", a déclaré un voisin à l'audience. Un de ses amis, en évoquant les bêtises d'adolescent de l'accusé, a souligné "qu'il avait tendance à très vite regretter ce qu'il avait fait de mal". Un autre copain a déclaré qu'après le braquage du pakistanais, il avait compris "qu'il était capable de péter les plombs à tout moment et qu'il recommencerait".  L'audience a repris à 14 heures avec la plaidoirie des parties civile, qui sera suivie du réquisitoire de l'avocat général et des plaidoiries de la défense. (rtlinfo)


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Procès Benoît Dewilde

19 juin 2008

Il viole un enfant de 9 ans et l'abandonne attaché dans un bois .


La cour d'assises de Liège, décentralisée à Verviers, entamera lundi le procès de Benoît Dewilde, un Disonais de 22 ans accusé d'avoir enlevé, frappé, violé et tenté d'assassiner un enfant de 9 ans habitant la région verviétoise. Les faits se sont déroulés le vendredi 14 juillet 2006 à Jalhay, près de Verviers. Ce soir-là, le garçon a demandé à sa maman s'il pouvait faire un tour en voiture avec Benoît Dewilde, un ami de la famille. La maman a accepté, demandant au Disonais de ramener l'enfant pour 20h30.     

Ne le voyant toujours pas rentré à 22h, elle a appelé l'accusé sur son GSM. Dewilde explique alors qu'il a déposé l'enfant non loin de la maison. La police est avertie de la disparition à 22h32. La cellule disparition de la police fédérale ainsi que Child Focus sont rapidement arrivés sur place. Le dispositif policier est important. Parmi les hypothèses de travail émises par la cellule de recherche, la possibilité d'enlèvement par un proche de la famille est évoquée. Dewilde est suspecté. Le lendemain peu avant 15h30, la police de la zone Fagnes reçoit un appel d'un couple de promeneurs. Le jeune garçon a été découvert à Jalhay, en bordure d'une petite route forestière. Il est baîllonné, grièvement blessé à la tête et en état de choc. Le médecin, qui examinera l'enfant, soulignera qu'il luttait contre la mort.     

Au moment de la découverte, les enquêteurs de la police fédérale ont vérifié l'emploi du temps donné par Benoît Dewilde lors de sa deuxième audition. Un battement d'une heure apparaît. Le Disonais ne pouvant donner aucune explication, une perquisition est menée à son domicile. Des indices y sont retrouvés. Réentendu sur le coup de 17h, le suspect passe partiellement aux aveux. Il est placé sous mandat d'arrêt du chef d'enlèvement d'un mineur de moins de douze ans, d'attentat à la pudeur avec violence ou menaces sur un mineur de moins de seize ans et de tentative de meurtre.     

Le 1er août 2006, Benoît Dewilde fait des déclarations complémentaires. Il reconnaît une fellation et avoue avoir voulu tuer l'enfant. L'inculpation est alors modifiée: tentative d'assassinat et viol sur mineur de moins de 10 ans. Il est également poursuivi pour détention de matériel pédo-pornographique. Dewilde est incarcéré depuis le 15 juillet 2006. Son procès devrait durer cinq jours et s'ouvrira lundi à 9h devant la cour d'assises de Liège, décentralisée à Verviers et présidée par Philippe Gorlé. L'avocat général, Damien Leboutte, soutiendra l'accusation.(rtlinfo)



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6 ans de prison ferme

17 juin 2008

Six ans de prison ferme pour un pédophile carolo.


Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné ce lundi à six ans de prison ferme A. B., 60 ans, de Charleroi, poursuivi pour des faits de pédophilie dont avaient été victimes au moins quatre enfants de son proche entourage.

Les victimes avaient entre 5 et 10 ans, et il leur avait proposé des vidéos pornographiques avant de se livrer avec eux à des actes d'attentat à la pudeur et de viol. Les faits étaient encore aggravés parce qu'il avait autorité sur ces jeunes victimes. Le prévenu s'était déjà rendu coupable de faits identiques dans le passé.

Dans ses attendus, le tribunal a notamment souligné l'absence d'impact d'une prise en charge sur le caractère maladif de la déviance du prévenu, le rendant socialement dangereux. (belga)



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2 ans avec sursis

12 juin 2008

Deux ans avec sursis pour l'épouse d'un pédophile.


La cour d'appel d'Anvers a condamné jeudi une mère d'accueil pour non-assistance à personne en danger à 2 ans de prison avec sursis, confirmant ainsi la peine infligée en première instance. Elle a été reconnue coupable de n'avoir rien tenté pour empêcher son mari d'abuser des enfants dont elle avait la garde ainsi que de ses propres filles.

De 1999 à 2006, son conjoint a abusé d'une vingtaine d'enfants, dont ses propres filles jumelles. Sa femme a assuré ne pas être au courant de ce qui se passait, mais la cour ne l'a pas crue. Plusieurs personnes lui avaient déjà signalé le comportement de son mari et son goût pour la pédopornographie.

Malgré tous ces signaux, elle a laissé à de nombreuses reprises des enfants seuls avec lui. "Elle était au courant de la situation extrêmement dangereuse dans laquelle les enfants se trouvaient, mais elle n'a rien tenté. En raison de son comportement lâche, les enfants ont subi de graves traumatismes et ont perdu toute la confiance qu'ils avaient dans les parents", a expliqué la cour.

La mère d'accueil fera l'objet d'un suivi psychosocial et ne pourra plus travailler pour un service d'assistance ou de soins. Elle et son mari devront en outre payer des dommages et intérêts aux victimes et à leurs parents. Le pédophile, condamné à 10 ans de prison en première instance, n'a pas interjeté appel. A la fin de sa peine, il sera mis à la disposition du gouvernement pour une durée de 10 ans. (belga/7sur7) 

La réclusion à perpétuité pour Ait Oud!

11 juin 2008

"Je suis innocent, je suis innocent bordel de merde ; je n'ai rien fait", a hurlé encore une fois l'accusé après l'annonce du verdict de culpabilité.


Après 13 jours d'audience, la cour d'assises de Liège a condamné Abdallah Ait Oud, un soudeur marocain de 40 ans, à la réclusion à perpétuité ainsi qu'à la mise à disposition du gouvernement pendant 10 ans à l'issue de sa peine, pour l'assassinat, le viol, les attentats à la pudeur et l'enlèvement de Nathalie Lemmens et de Stacy Mahy. La justice a ainsi appliqué pratiquement la peine maximum à celui qui, pendant 13 jours, comme il l'avait déjà fait pendant les deux années d'enquête, a nié toute participation aux faits.
"Je suis innocent, je suis innocent bordel de merde ; je n'ai rien fait", a hurlé encore une fois l'accusé après l'annonce du verdict de culpabilité. Mais la peine est tombée et, à moins d'un éventuel pourvoi en cassation, il est probable qu'Abdallah Ait Oud terminera sa vie derrière les barreaux.

Il est vrai que l'homme, au passé judiciaire important, notamment pour faits de moeurs, avait tout du coupable idéal. "Mais ce n'est pas parce qu'il est capable qu'il est coupable", a remarqué Me Poiré, plaidant le bénéfice du doute. Le doute, si faible puisse-t-il être, était cependant présent au début de cette session d'assises. Personne n'a vu formellement Abdallah Ait Oud en compagnie des fillettes, personne ne l'a vu sur les lieux exacts des méfaits. Dans la salle d'audience, la boîte vitrée recelant habituellement les pièces à conviction est d'ailleurs restée vide. Le procès a débuté doucement. Les premiers témoignages, souvent flous, imprécis voire orientés, n'ont guère apporté d'éléments neufs.

Des adolescents se sont souvenus avoir rencontré l'accusé le soir des faits, le 9 juin 2006. Ils ont expliqué que l'homme leur avait proposé d'aller voir des tortues. "Il ne s'en rappelle plus", plaidera la défense, évoquant l'alcool, la drogue et les médicaments. Mais la deuxième semaine de procès a marqué un tournant. Les experts ont expliqué comment des fibres des vêtements des fillettes se sont retrouvées sur ceux de l'accusé ; comment des fibres de la couette de l'accusé ont été découvertes sur les habits des enfants. Les experts ont écarté le caractère fortuit de ces tranferts. D'autres experts, spécialisés en botanique et en chimie, ont pour leur part révélé la présence de végétaux très spécifiques, semblables à ceux des lieux de la découverte des corps des enfants, sur les vêtements de l'accusé et dans le siphon de son évier. Plus tard, des spécialistes de l'INCC ont expliqué que trois cheveux de Stacy, arrachés, avaient été découverts dans le pantalon de l'accusé.

Abdallah Ait Oud se trouvait à proximité des fillettes le soir de leur disparition. Lui-même a un "trou" de plus de 24H dans son emploi du temps. Un témoin dit l'avoir vu errer près de la rue Vivegnis quand les corps ont été cachés dans le dévidoir. Même sans preuve -il n'appartient d'ailleurs pas aux jurés de la cour d'assises de se prononcer sur base de preuves- ces éléments sont, pour le parquet général et les parties civiles, suffisant pour forger une intime conviction ; une conviction de culpabilité. Les parents des fillettes ont assisté à presque toutes les audiences. Avec grande dignité pour la plupart. Assis à l'écart, Thierry Lemmens est resté discret, le plus souvent immobile, gardant un visage figé. Très abattu, Didier Mahy a pour sa part "craqué" à plusieurs reprises. Omniprésente, Catherine Dizier, a quant à elle défié l'accusé à plusieurs reprises. En paroles tout d'abord, lors de son audition, quand elle l'a sommé de dire la vérité ; en geste ensuite en brandissant une photo des fillettes face à lui en le fixant droit dans les yeux.

L'un des moments forts de ce procès a sans conteste été la visite des lieux. En compagnie des parties civiles et de l'accusé, les jurés, les avocats et la cour ont refait le trajet de l'assassin, depuis le café "Les Armuriers" jusqu'aux voies de chemin de fer, où les corps des fillettes ont été découverts. Presque deux ans jour pour jour après la disparition des enfants, les familles ont pu soulever la plaque métallique qui cachait le corps de Nathalie.
Condamné à perpétuité, Abdallah Ait Oud est libérale dans 8 ans. La défense dispose d'un délai de 15 jours pour introduire un pourvoi en cassation. L'arrêt, qui a réjoui et soulagé les familles, ne sera définitif qu'après ce délai.(rtl)


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Reconnu coupable de l'assassinat de deux fillettes

10 juin 2008

Abdallah Aït Oud risque la détention criminelle à perpétuité


Les jurés de la cour d'assises de Liège (est de la Belgique) ont reconnu mardi un homme de 40 ans, Abdallah Aït Oud, coupable de l'assassinat et du viol des petites Stacy Lemmens et Nathalie Mahy, deux ans jour pour jour après la disparition des fillettes.
Les 12 membres du jury populaire s'étaient retirés pour délibérer en début d'après-midi, après deux semaines d'un procès qui a replongé la Belgique dans l'horreur de la pédophilie et des meurtres d'enfants, dix ans après l'affaire Dutroux.
Après un réquisitoire et une plaidoirie de la défense, les jurés, accompagnés cette fois du président de la chambre et de ses deux assesseurs, procéderont mercredi à une nouvelle délibération pour déterminer la peine, a indiqué le parquet de Liège.
Abdallah Aït Oud risque la détention criminelle à perpétuité.
Stacy Lemmens, 7 ans, et Nathalie Mahy, 10 ans, avaient disparu à l'issue d'une braderie dans un quartier populaire de Liège, dans la nuit du 9 au 10 juin 2006.
A l'annonce de la sentence, l'homme s'est écroulé dans son box. L'audience a du être suspendue quelques minutes avant qu'un médecin présent dans la salle certifie que l'accusé était apte à revenir à l'audience pour terminer la lecture des réponses aux questions.
"Je suis innocent, je suis innocent bordel de merde, je n'ai rien fait" a-t-il hurlé à la fin du verdict en se débattant alors qu'il était raccompagné en cellule par les policiers.
Le jury se prononcera sur la peine lors de l'audience de demain qui débutera à 9h. (AFP)


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La défense plaide l'acquittement.

10 juin 2008

La défense demande l'acquittemnt.


Au cours de sa plaidoirie devant la Cour d'assises de Liège, la défense d'Abdallah Ait Oud a réclamé l'acquittement de son client. Me Olivier Martins a tenté de démonter les certitudes qui ont été présentées au dossier, évoquant des versions à géométrie variable et des éléments systématiquement présentés à charge. L'avocat a soutenu que le dossier avait été traité depuis le début de son instruction à la manière du sensationnalisme.

"Vous devrez être courageux pour rendre la justice, ne pas avoir peur et répondre "non" à toutes les questions", a lancé Me Martins aux jurés. "Tout pèse sur Ait Oud mais ce ne sont que des mensonges. Toutes les expertises ont été défavorables mais il y a de nombreuses contrevérités dans le dossier. Abdallah Ait Oud avait pourtant droit à un procès équitable. Mais personne, à part lui qui sait ce qu'il a fait ou n'a pas fait, ne connaît la vérité."

Demi débile


L'avocat de l'accusé a remis en cause le fait que son client soit traduit devant une Cour d'assises. Il a précisé que, pour des faits similaires, les experts avaient jugé plusieurs années plus tôt qu'il devait être interné. Mais dans le cas présent, c'est de manière délibérée que la Justice aurait voulu éviter un internement. "On lui a donné un QI de 113 alors qu'il s'agit d'un demi débile", a précisé l'avocat. "Pourquoi? Parce qu'on ne voulait pas priver les victimes d'un procès devant la Cour d'assises!"

Pour tenter de démontrer que son client n'est pas coupable, Me Martins a évoqué plusieurs pistes qui n'ont mené à rien, telle celle d'une voiture qui a démarré en trombe le jour des faits et dont le propriétaire aime se déguiser en fille ou celle de gitans qui ont tenté d'enlever un enfant le jour même. L'avocat a aussi précisé que personne parmi les témoins n'a vu Ait Oud en compagnie des deux petites filles le jour des faits. Me Martins a évoqué une enquête manipulée ou adaptée aux circonstances et aux témoignages récoltés.

Spontanément


La défense a aussi rappelé que c'est Abdallah Ait Oud qui s'est présenté de manière spontanée à la police le 13 juin 2006 alors qu'il se savait recherché. "Et si c'était vrai que, le soir des faits, il s'était vomi dessus et qu'il avait lavé ses vêtements?", a interrogé l'avocat. "Cette attitude d'une personne présentée comme coupable interpelle".

Me Martins a soutenu que c'est bien en escaladant un mur et non pas en arrachant des ronces le long de la voie ferrée qu'Ait Oud s'est écorché le dos. L'avocat s'est ensuite attaché à démonter les expertises scientifiques telles que celle de l'ADN mitochondrial dont il estime les conclusions incertaines en termes de fiabilité. Pour les végétaux, il a évoqué d'autres sites qui n'ont pas été analysés pour justifier la présence de végétaux sur les vêtements de l'accusé. Pour les fibres, il a remis en cause la rigueur et la neutralité des expertises.

Je suis innocent


L'avocat a ensuite écarté les moyens de preuve avancés à la suite du test du polygraphe. "L'expert qui a réalisé ce test est indigne de la mission qui lui a été confiée", a lancé l'avocat. En conclusion, Me Martins s'est adressé à son client. "Si c'est vous, par respect pour les victimes, dites-le!", a-t-il lancé. "Moi, je suis innocent", a répondu Ait Oud.

Avant Me Martins, Me Caroline Poiré s'était attachée à replacer l'affaire dans son contexte et à développer quelques éléments de personnalité de l'accusé. Elle a notamment évoqué une campagne de presse orchestrée contre Ait Oud et des dérives et violations dans l'instruction. "Abdallah Ait Oud a été présenté comme un parasite et un coupable idéal. Il est capable de commettre les faits mais il n'en est pas coupable. Il faut cesser de le juger sur son passé. Le doute doit lui profiter." (7/7)

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"Après tant de dérives, Ait Oud n'a plus un procès équitable"

09 juin 2008

Me Martins a provoqué ce lundi matin un incident d'audience au début de la troisième semaine du procès d'Abdallah Ait Oud.


Après divers incidents qui se sont produits durant la seconde semaine et notamment vendredi dernier, journée consacrée aux plaidoiries des parties civiles, la défense de l'accusé estime que ce dernier n'a plus droit à un procès équitable et que les jurés ne sont plus à même de juger de manière sereine. Alors que l'avocat général Marianne Lejeune devait prononcer son réquisitoire, Me Martins a réclamé la parole et a demandé à ce que soit actée une série d'incidents qui, selon lui, conduisent à la conclusion que l'accusé ne peut plus être jugé de manière sereine et équitable.

Vidéo sur RTL


L'avocat a d'abord évoqué la diffusion par la chaîne de télévision RTL-TVi, dans son journal de vendredi, d'une pièce à conviction du dossier relative au test du polygraphe auquel l'accusé a été soumis durant l'enquête. L'avocat a demandé à ce que le président Goux utilise son pouvoir discrétionnaire et instruise l'incident avant le réquisitoire afin de savoir dans quelles conditions la chaîne s'est fait remettre la pièce à conviction.

Publication controversée


Autre sujet qui concerne la couverture médiatique du procès, la publication dans la presse écrite des explications relatives au témoignage d'un expert avant qu'il soit entendu par la Cour. Me Martins a relevé, de plus, que cet expert s'était exprimé hors audience et a réalisé des commentaires faisant état de la culpabilité de l'accusé.

Pressions


La défense d'Ait Oud a aussi fait acter deux systèmes de pression qui auraient été effectués sur les jurés. Me Martins a soulevé que, lors de l'audience de vendredi, Pol et Betty Marchal (les parents d'Ann Marchal) se sont installés sur le banc des parties civiles à proximité des jurés. Ensuite, durant les plaidoiries des avocats, les parents des victimes ont exhibé des photos des victimes en direction des jurés. L'avocat a estimé qu'il s'agissait de pressions et que les jurés ne pouvaient plus juger son client de manière sereine. "Où va-t-on?", a commenté Me Martins. "Je n'ai jamais vu autant de dérives dans un procès. Nous avons accepté de prendre la défense d'Abdallah Ait Oud dans un procès difficile où depuis 2 ans il est présenté comme le coupable idéal. Mais après cette série de dérives, nous estimons qu'il n'existe plus aucune sérénité dans ce procès et que notre client n'a plus droit à un procès équitable".

L'audience a été interrompue pour permettre à toutes les parties de prendre position sur ces arguments. (belga/7sur7)


Mise à jour


Le président de la Cour d'assises de Liège, Stéphane Goux, a prononcé ce lundi en début d'après-midi un arrêt écartant la demande formulée par le conseil d'Abdallah Ait Oud de suspendre le procès et de faire procéder à des devoirs d'instruction. La Cour a estimé qu'aucune pièce à conviction n'avait été détournée du dossier dans le cadre de la publication de documents par certains médias, dont celui relatif au test du polygraphe subi par Abdallah Ait Oud. La Cour a également estimé qu'aucun trouble n'a résulté de la présence de la famille Marchal sur les bancs de la partie civile lors de la journée de vendredi et que la demande de la défense devait être écartée. Enfin, le président a constaté qu'il n'existe aucune violation de la présomption d'innocence par la manière dont le procès s'est déroulé et notamment dans la manière dont il a été rapporté dans la presse. (belga)


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Ait Oud n'est "pas le coupable idéal, c'est le coupable!"

08 juin 2008

Les parties civiles ont débuté leurs plaidoiries ce vendredi matin aux assises de Liège.


Durant presque trois heures, la maman de Nathalie, Catherine Dizier, a tenu sur ses genoux ou a brandi, les bras tendus vers le box de l'accusé, un cadre contenant des photos noir et blanc des fillettes. Pendant presque trois heures, elle a défié l'accusé du regard, ne baissant jamais les yeux. Dans son box, l'accusé n'a pas bronché. A quelques reprises, il s'est remué sur sa chaise. Mais la plupart du temps, il a gardé les bras croisés, regardant le plaideur et, dans le même axe de regard, la maman de Nathalie.

Regard de haine


"Je suis stupéfait par sa voix douce aux accents sincères mais aussi par son absence d'émotion, même quand son regard croise celui des parties civiles", remarquera d'ailleurs Me Vincent Sauvage, le conseil de Didier Mahy. "Abdallah Ait Oud, vous n'êtes pas le coupable idéal; vous êtes le coupable!", a clamé Me Denis Drion, le conseil de Thierry Lemmens. "Vous êtes coupable d'avoir donné la vision de votre regard plein de haine et de concupiscence comme dernière image aux deux petites filles", a-t-il ajouté. Pour Me Moureau, le conseil de Christiane Granziero, la culpabilité de l'accusé ne fait non plus aucun doute. "Ce n'est pas parce qu'il ne peut ou ne veut avouer que ça doit générer le moindre doute", a-t-il remarqué, dénonçant le "cynisme d'un psychopathe qui ne peut pas rentrer dans son propre esprit pour savoir ce qu'il s'est passé", et qui n'avouera jamais.

Ca l'excite!


"Il est constitutionnellement incapable de se remettre en question et d'avouer. Lui qui ne peut pas admettre perdre au kicker par sa faute, comment pourrait-il avouer?", a-t-il souligné. Sans aveu de l'accusé, les familles ne connaîtront pas le déroulement des faits.
"Je suis donc contraint de vous raconter mon histoire; la version de mon intime conviction", a annoncé Me Moureau, décrivant les derniers moments des enfants qui ignoraient, alors qu'elles jouaient, "que tout près d'elles, un homme s'était mis en chasse; un homme méchant; un pédophile récidiviste et psychopathe". Selon lui, l'auteur a abordé les fillettes, qu'il avait auparavant repérées. "Les petites filles, ça l'excite", ajoutera même Me Moureau. Il a proposé gentiment à Nathalie et Stacy d'aller voir des tortues et les a emmenées sans force dans un terrain vague. Quand Nathalie a voulu partir, ils les a empoignées par le bras, comme en témoignent les hématomes retrouvés sur le bras gauche de l'une; sur le droit de l'autre. Il les a traînées dans un endroit discret. Nathalie a crié. Il l'a assommée.

Irracontable


"Et puis c'est l'horreur", dira Philippe Moureau. Il a mis ses mains et a serré le cou de l'enfant de 7 ans. Entre quelques secondes et quelques minutes, l'air s'est échappé et la petite Stacy est morte. "Il a alors pu s'occuper de Nathalie, mais ça, c'est irracontable", a-t-il souligné. Depuis les faits de 2001, Abdallah Ait Oud a amélioré sa technique. "Et si vous le relâchez, il l'améliorera encore et brûlera les preuves scientifiques", ont prévenu les avocats des parties civiles. Le modus operandi de 2006 est cependant fort similaire à celui des faits de 2001, a remarqué Me Vincent Sauvage. Les deux fois, il a approché ses victimes grâce à un stratagème; demander sa route à la jeune fille de 14 ans en 2001, chercher des tortues en 2006. A deux reprises, il a assommé ses victimes. A deux reprises, il a commis des viols. Les deux fois, il a commis son méfait suite à une frustration; après avoir été traité de pédophile en 2001, après s'être disputé avec sa compagne en 2006. Après les deux faits, il a disparu pendant plusieurs jours.

Erreur de diagnostic


Suite aux faits de 2001, Abdallah Ait Oud a été interné puis libéré 4 ans plus tard car un psychiatre a évoqué une erreur de diagnostic. "La justice a laissé une grenade dégoupillée dans la société", a déploré Me Sauvage, avant de s'adresser aux jurés et de citer le philosphe Edmund Burke: "pour triompher, le mal n' a besoin que de l'inaction de gens de bien". Vendredi après-midi, la cour entendra les plaidoiries de Mes Swennen et Henrard, les conseils de Mme Dizier; de Me Greffe, le conseil du demi-frère de Stacy et de Mes Balland et Delicourt, défendant les intérêts de l'ex-compagne de Thierry Lemmens. (7S7)

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Ait Oud psychopathe mais pas dément

05 juin 2008

A première vue, on ne remarque aucune pathologie mentale


La cour d'assises de Liège a poursuivi ce jeudi le procès à charge d'Abdallah Ait Oud par l'audition des experts psychiatriques. Selon eux, l'accusé présente des traits narcissiques et psychopathiques mais n'était pas en état de démence au moment des faits.
Au premier abord, Abdallah Ait Oud est poli, correct, bien habillé, s'exprimant bien, bien orienté dans l'espace. « A première vue, on ne remarque aucune pathologie mentale », a souligné le neuropsychiatre, Philippe Schouteden. Mais l'accusé révèle un caractère différent lorsqu'on évoque des faits qui le dérangent. Les experts évoquent alors son irritabilité. « Il est loquace et détaillé sur certains sujets, il est plus évasif ou ne souhaite pas répondre, sur d'autres sujets », a remarqué la psychologue, Séverine Louwette, soulignant aussi « l'autoritarisme » et la « méfiance » de l'accusé, qui veut se montrer sous un jour favorable, en ne retenant que les éléments en sa faveur.
Ainsi, quand les faits de moeurs sont évoqués, l'accusé préfère changer de sujet et dénoncer ses conditions carcérales. Les experts ont également noté une tendance à la déresponsibilisation et à attribuer les faits à d'autres plutôt qu'à lui-même. Il justifie certains comportement par des éléments extérieurs qui ne lui sont pas imputables. Il utilise également sa toxicomanie comme « cause de justification ».



Victime de son charme


Abdallah Ait Oud, aux capacités intellectuelles moyennes mais au mauvais parcours scolaire, se dit aussi « victime de son charme » auprès des femmes. L'homme, à la pensée rigide, manque de logique et de cohérence, a encore souligné la psychologue. Les experts ont remarqué qu'il ne fallait pas s'attendre à une modification radicale dans la personnalité de l'accusé. « On ne fait pas un stradivarius avec un vulgaire morceau de bois », a souligné M. Schouteden, notant l'absence d'introspection de l'accusé qui aurait des difficultés à suivre un traitement psychologique. D'autre part, la cour a également entendu un ingénieur de l'AIDE qui a confirmé que le premier corps d'enfant avait été déposé dans le dévidoir le dimanche 11 juin, vers 5H du matin. Des perturbations ont en effet été constatées dans le débit à ce moment.

Ce jeudi après-midi, la cour entendra la famille de l'accusé. (rtl)

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3 Cheveux de Stacy dans le pantalon d'Ait Oud

4 juin 2008

Ces trois cheveux ne sont pas tombés de manière naturelle mais ont été arrachés de manière violente.


Seuls deux experts ont été entendus mercredi au cours de la 8e journée du procès d'Abdallah Ait Oud devant la Cour d'assises de Liège. Les experts de l'INCC ont mis en évidence la présence de trois cheveux de la petite Stacy dans le pantalon que portait l'accusé le jour des faits.

C'est à des experts de l'INCC qu'ont été confiées les analyses des différents cheveux et poils (complets ou de manière fragmentée) retrouvés sur les corps de Stacy et Nathalie ainsi que sur les vêtements que portait Abdallah Ait Oud le jour des faits. Des analyses microscopiques et génétiques ont été effectuées sur ces prélèvements. Les experts ont pu démontrer que trois cheveux qui présentent les mêmes caractéristiques que ceux de Stacy Lemmens ont été retrouvés dans le pantalon d'Abdallah Ait Oud. Ces trois cheveux ne sont pas tombés de manière naturelle mais ont été arrachés de manière violente. Cette analyse tendrait à démontrer la thèse selon laquelle ces cheveux sont arrivés dans le pantalon d'Ait Oud lorsqu'il a agressé Stacy. (Le vif)


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Stacy et Nathalie: Analyses de fibres

03 juin 2008

Des analyse de fibres défavorables à l'accusé.


Les experts spécialisés dans les analyses de fibres de textiles ont confirmé que des contacts intenses ont eu lieu entre les vêtements portés par l'accusé et les vêtements des deux victimes, Nathalie et Stacy.


Spécialiste de l'analyse des fibres auprès de l'Institut national de Criminalistique et Criminologie (INCC), l'expert Fabrice Gazon a rapporté les résultats d'un long travail d'analyse sur les vêtements des deux victimes et de ceux d'Abdallah Ait Oud. Ces expertises visaient à mettre en évidence le type de contacts qui se sont produit entre les protagonistes. Plus de 4.000 heures de travail ont été nécessaires à analyser un total de 5.091 fibres prélevées sur l'ensemble des vêtements.
Fabrice Gazon a précisé que cette technique utilisée depuis 14 ans en Belgique est effectuée à la fois à charge et à décharge de l'accusé. Des centaines de fibres sont généralement échangées lors de contacts entre différentes matières textiles. L'écoulement du temps est un obstacle important à cette analyse puisque plus de 90 pc des fibres échangées disparaissent généralement en 24 heures. Dans le cas du dossier Ait Oud, l'expert a estimé que 10 pc des fibres résultant d'échanges ont pu être récupérées. Mais des fibres très spécifiques ont pu être mises en évidence.

C'est le pantalon d'Abdallah Ait Oud, un jeans aux fibres déformées par la chaleur lors de sa production, qui a contaminé en plus grande partie les vêtements des deux victimes. On a retrouvé ce genre de fibres sur la face arrière du pantalon (285 fibres) de Nathalie Mahy et sur l'avant du t-shirt (plus de 300) de Stacy Lemmens. Un grand nombre de transferts primaires s'est réalisé. Selon l'expert, ces prélèvements indiquent un contact intense entre les vêtements des deux victimes et ceux qu'aurait porté Abdallah Ait Oud le jour des faits. "Il est impossible d'avoir une telle concentration de fibres sans contact intense entre les vêtements attribués à Ait Oud et ceux portés par les fillettes", a précisé l'expert.
L'analyse des fibres a aussi révélé un transfert important de fibres (102) entre une couette de lit appartenant à la compagne d'Ait Oud, les vêtements de ce dernier et les vêtements des deux fillettes. Deux fibres du pantalon de Nathalie Mahy ont également été retrouvées sur l'éponge avec laquelle Ait Oud a lavé ses vêtements. Une autre fibre de ce pantalon a aussi été retrouvée dans le slip de l'accusé.

L'interprétation des conclusions de l'expert permet de démontrer le rôle important joué par Abdallah Ait Oud dans le transfert de ces fibres. Le nombre de fibres concordantes retrouvées s'élève à 1.708 éléments. "C'est un résultat très important, a précisé l'expert. Rares sont les cas où nous avons autant de types de fibres spécifiques dans les investigations menées dans une affaire. Des transferts croisés ont été mis en évidence, ce qui donne une valeur maximale à l'indice des fibres. En fonction de l'endroit de la découverte, de la rareté des fibres et des transferts constatés, nous attribuons une valeur maximale à ces concordances. Ces transferts résultent de contacts très intenses en pression et en durée. Le contact est d'autant plus intense que le dernier contact est violent. Aucun autre type de contact aussi important et étranger à Ait Oud ne peut être mis en évidence".

L'expert a conclu que ces résultats ne laissent plus de doute sur la violence des contacts entre les victimes et les vêtements d'Ait Oud. Ils ne peuvent s'expliquer par des contacts fortuits ou normaux. A l'issue de ce témoignage, Ait Oud a souhaité prendre la parole. "L'expert n'avait pas l'air crédible dans tout ce qu'il disait lorsque je l'ai rencontré, a-t-il soutenu tout en provoquant des rires dans la salle d'audience. Il est devenu tout rouge quand je lui ai parlé des techniques de brûlage des vêtements. Il m'a même dit qu'il faisait ses recherches uniquement sur Internet !". L'expert a démenti ces allégations. (RTBF)


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Cinquième jours de procès

30 mai 2008

Stacy et Nathalie sont mortes par étranglement.


La matinée du cinquième jour du procès d'Abdallah Ait Oud a été consacrée vendredi aux auditions des médecins légistes devant la cour d'assises de Liège. Les expertises ont démontré que Stacy Lemmens et Nathalie Mahy sont mortes étranglées. Il a également pu être démontré que Nathalie Mahy a été violée avant d'être tuée.

Lors de cette journée consacrée aux expertises médico-légales, les parents des victimes n'ont pas souhaité assister à l'audience et subir le contenu des rapports des experts. Seule Catherine Dizier, la mère de Nathalie Mahy, était présente dans la salle d'audience pour écouter les médecins. Les jurés ont pu entendre en prélude aux dépositions des différents experts légistes le témoignage d'un homme de la Protection civile qui était occupé dans les recherches des victimes le jour de la découverte des corps de Stacy et Nathalie. C'est cet homme qui a découvert le premier corps le 28 juin 2006. Les experts ont également livré une approximation concernant la date du décès des deux victimes, en tenant comptes des éléments relevés lors de la découverte des corps. Pour les deux fillettes, les médecins estiment avec un maximum de probabilités que les décès remontent entre 15 jours et trois semaines au moment de la découverte. Il est donc estimé que les décès de Stacy et Nathalie sont survenus entre le 7 et le 13 juin 2006.

la compagne de l'accusé a toujours confiance en lui.


A la barre, Christelle raconte les dernières heure passées en compagnie de son fiancé le jour de la braderie puis son absence inexpliquée. Au moment de la disparition des fillettes, elle sert au café "Les Armuriers". C'est pourquoi elle sera interrogée dans le cadre de l'enquête. C'est à cette occasion qu'elle apprend les antécédents judiciaires d'Abdallah Aït Oud. Et pourtant, le dimanche, quand elle sonne chez lui pour l'avertir de ce que la police le recherche, elle se garde de lui en donner les raisons. Je venais d'apprendre son passé dit-elle. S'agissant de petites filles, j'avais peur qu'il parte.

Depuis lors, elle connaît son histoire. Elle a pardonné. Et sur les faits qui lui sont aujourd'hui reprochés, elle le veut innocent.  Cela ne fait aucun doute : cette jeune femme de 22 ans est toujours amoureuse de l'accusé. La teneur des courriers qu'elle lui envoie en prison en témoigne. Mais les sentiments qu'elle porte encore à celui qui est accusé de viol et d'assassinat de deux petites filles, l'amour qu'elle peut encore ressentir ne sont pas de nature à éclairer le dossier et participer à la manifestation de la vérité.

Une affaire de tortues :


Avant elle, la cour avait entendu une série de témoins. Et de ces auditions, les conclusions des avocats des familles sont sans appel : l'accusé est un fieffé menteur.

Plusieurs groupes de jeunes gens, le vendredi du drame, ont été abordés en divers endroits par un individu au crâne rasé, qui a proposé d'aller dans des parcs ou sur des pelouses à la recherche de tortues de jardin pour les revendre. Les uns se sont moqués ; d'autres se sont méfiés ; d'autres encore, ont suivi le personnage. Il ne s'est rien passé mais l'accusation pense tenir le mode opératoire de l'approche du prédateur, il nie mais les adolescents l'identifient, parfois à 100%. Mais un grand gamin de 14 ans, affirme, je l'ai accompagné sans crainte parce que des gens comme lui, j'en croise tous les jours.

L'affaire des tortues, est-elle l'élément qui va confondre le prévenu ? Peut-être. Le conseil de l'un des parents, arbore d'ailleurs une cravate avec quelques reptiles à carapace comme motifs. Mais parmi les témoins, les uns décrivent un homme en état d'ébriété, bizarre, au regard jaune ; les autres, un type normal ; avec un T-shirt blanc, selon une fille ; un T-shirt noir, selon son amie. Allez donc savoir ….

Une lettre qui accuse "R.V".


Cette lettre, signée "R.A" est parvenue au palais de Justice à l'attention de l'avocat. Annexée à une photo de l'accusé, la lettre, rédigée en 6 points, stipule que celui-ci est innocent. La lettre signale que seule la petite Nathalie connaissait son agresseur et qu'il fallait donc chercher dans son entourage (famille et amis). L'auteur signale que les initiales de l'auteur sont "R.V." et que celui-ci était âgé entre 25 et 30 ans au moment des faits. 'auteur stipule aussi que les radiesthésistes permettent de retrouver certaines choses "n'en déplaisent à leurs détracteurs". Le courrier a été versé au dossier. (Belga/RTBF/Levif/7sur7)

Les policiers témoignent

27 mai 2008

Les policiers témoignent...


Deuxième journée devant la cour d'assises de Liège du procès d'Abdallah Aït Oud.  Pour rappel, l'homme est accusé de l'enlèvement, du viol et de l'assassinat des petites  Stacy et Nathalie . La matinée a été consacrée aux dépositions de 4 policiers de la cellule d'enquête, une déposition illustrée d'images projetées sur un écran géant. Une séance de diapositif en cour d'assise, c'est long comme une soirée de projection avec des amis de retour de vacances, mais c'est quand même terriblement instructif. Les policiers ont, mardi matin,  montré des images du torse du suspect, le jour de son arrestation, avec les griffures, les éraflures, les égratignures dans le dos et sur les bras,  provoqué par un passage dans les taillis le long du chemin de fer, endroit de découverte des cadavres, peut-être.

L'accusé explique autrement ses plaies, parce que le lendemain de la braderie, il a voulu gagner l'appartement de sa copine par l'arrière et qu'il a du traverser un terrain vague. Les enquêteurs ont multiplié les clichés des lieux pour démontrer l'incohérence du récit, un jardin à l'abandon, un début de sentier, un tronc à demi couché pour escalader un premier mur, un second mur de faible hauteur, une cour intérieure, un couloir latéral avec une porte peut-être ouverte, et enfin l'entrée du domicile de son amie.

Les photographies corroborent plutôt les déclarations du prévenu, encore répétées lors du premier interrogatoire. A une réserve près :  les ronces et les orties ne dépassent guères la taille de 30 cm, pas de quoi se blesser au dessus de la ceinture.

Témoignages


Lors de son témoignage devant la Cour d'assises de Liège au procès d'Abdallah Ait Oud, Alain Remue, responsable de la cellule nationale des personnes disparues, a détaillé les opérations de recherches qui ont été effectuées dans le but de retrouver Stacy et Nathalie, disparues le 9 juin 2006 dans le quartier St-Léonard à Liège. C'est au terme du 18e jour de fouilles que les corps des deux victimes ont été localisés dans un caniveau longeant une voie de chemin de fer.

L'officier responsable des fouilles a précisé que la cellule nationale des personnes disparues endosse un rôle d'appui à une enquête tactique dans ce type d'affaire. Plusieurs règles de base essentielles sont appliquées par les membres de la cellule de recherche. Chaque cas est abordé de manière individuelle afin d'éviter la routine. Généralement, les 24 premières heures sont cruciales pour recueillir un maximum de témoignages et pour maintenir les chances de retrouver les personnes vivantes.

"Une autre règle est de ne jamais dire 'jamais'", a expliqué Alain Remue. "Tout est possible dans le genre de recherches que nous effectuons et aucune piste ne peut être exclue". C'est ainsi que les thèses de l'accident, d'un problème familial ou d'une fugue ont aussi été abordées lorsque les disparitions de Stacy et Nathalie ont été signalées. Différents lieux ont été explorés, tels la Meuse, le Parc de la Boverie, le site de la Chartreuse, les Coteaux de la Citadelle de Liège, des terrains vagues, des maisons squattées ou des égouts.

Les thèses de l'accident et de la fugue ont vite été écartées après quelques heures, laissant la place à une hypothèse criminelle. Au départ de l'endroit où les deux fillettes ont été vues vivantes pour la dernière fois, la cellule nationale des personnes disparues a étendu ses recherches dans les zones estimées intéressantes. C'est après 18 jours de fouilles que les corps ont été retrouvés. "Vers 10h30 le 18e jour des fouilles, nous avons d'abord localisé le corps de Stacy", a expliqué Alain Remue. "Ensuite, quelques heures plus tard, nous avons localisé le corps de Nathalie situé à 12,7 m de celui de Stacy."

Interrogé par les différentes parties à la cause, l'enquêteur Remue a aussi précisé qu'un violent orage s'était produit le 19 juin, 10 jours après la disparition des deux fillettes et la date présumée de leur mort. Il n'est pas exclu que les corps ont été déplacés de manière naturelle à cause de ces orages. Cette hypothèse a été confirmée par des essais réalisés avec des sacs de sable lors de l'enquête. Enfin, les enquêteurs ont précisé que les deux fillettes avaient probablement été déposées au même endroit dans le caniveau, leur éloignement géographique au moment de leur découverte étant la conséquence de l'orage survenu entre-temps.

Mercredi dès 09h00, la troisième journée du procès sera consacrée aux circonstances de l'enlèvement des deux fillettes. La Cour entendra une série de témoins qui étaient sur place le jour de la Braderie organisée dans le quartier St-Léonard, là où Stacy et Nathalie ont été vues pour la dernière fois. L'organisateur de la braderie, le patron de l'établissement "Les Armuriers", divers clients et témoins présents sur les lieux seront entendus le matin. Après-midi, les jurés pourront entendre les témoignages de Thierry Lemmens, le père de Stacy, et Catherine Dizier, la mère de Nathalie. (belga/RTBF/7sur7)

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Stacy et Nathalie

26 mai 2008

Ouverture du procès Ait Oud devant la cour d'assises de Liège.


Cette session de la cour d'assises, très attendue en Belgique, est présidée par Stéphane Goux, qui avait déjà conduit les débats lors du procès à Arlon (sud-est) en 2004 du pédophile et meurtrier Marc Dutroux, qui avait écopé de la prison à vie. Abdallah Aït Oud est accusé d'avoir enlevé, dans la nuit du 9 juin au 10 juin 2006, Stacy Lemmens, 7 ans, et Nathalie Mahy, 10 ans, à la fin d'une braderie organisée dans un quartier populaire de Liège.

Le procès a débuté par la constitution du jury. Cent personnes ont été appelées en tant que candidats jurés potentiels. Les familles des victimes assistent à ce premier jour de procès. Dans son box, le seul accusé, Abdallah Ait Oud, qui nie tous les faits qui lui sont reprochés, reste impassible. Vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon foncé, le crâne rasé, Abdallah Ait Oud a assisté au début du procès de manière très calme, les mains sur les genoux. Après la constitution du jury, la cour débutera la lecture d'acte d'accusation et l'interrogatoire de l'accusé. L'après-midi sera consacrée aux auditions de la juge d'instruction, Pascale Goossens, et des enquêteurs. (Le Vif/AFP)

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Abus sexuels sur ses petits enfants

21 mai 2008

Deux ans fermes pour abus sexuels sur ses petits-enfants.


En condamnant mardi E.R., 73 ans, à 4 ans de prison avec un sursis pour la moitié de la peine, la cour d'appel de Bruxelles a réformé de fond en comble la décision du premier juge qui l'avait acquitté. L'intéressé, qui a toujours nié toutes les accusations, a été reconnu coupable d'attentats à la pudeur commis avec violences pendant près de 8 ans, sur ses trois petits-enfants. Les victimes étaient âgées, chacune, de 4 ans au moment des premiers abus. Les faits reprochés à E.R. ont été dévoilés indirectement par la cousine des enfants, beaucoup plus âgée qu'eux.

Elle se présenta à la police, en 2003, pour manifester son inquiétude parce qu'elle venait d'apprendre que ses cousin et cousines, ainsi que leurs parents, venaient de s'installer au domicile de son grand-père. Le témoin a dit craindre que les viols et les attentats à la pudeur qu'elle a connus de la part du prévenu, pendant 5 ans, à partir de l'âge de 7 ans, se reproduisent avec ses cousins. Le frère de cette jeune femme confirma les dires de sa soeur et précisa qu'il avait également subi des viols de la part du même abuseur. Deux autres cousins, encore, témoignèrent dans le même sens, concernant leur propre vécu.

L'une des victimes du présent dossier accusa son grand-père. Sa soeur déclara qu'elle n'avait pas envie d'en parler parce qu'elle avait peur et qu'elle ne voulait en parler à personne. La troisième petite fille a dit que le prévenu "a fait des choses qu'il ne peut pas... je veux qu'il aille en prison". Par conséquent, la cour a estimé que le doute qui avait conduit le premier juge à acquitter le septuagénaire était exclu. Mais, en raison des bons antécédents judiciaires du prévenu - qui avait été légèrement condamné en 1973 pour un vol et un pour un recel - autorisaient l'octroi d'un sursis partiel. Il devra verser 28.500 euros aux victimes et s'acquitter de tous les frais de la procédure, soit 740 euros. (belga/7sur7)



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7 ans de prison pour un pédophile quadragénaire

08 mai 2008

Rencontré via internet quelques mois auparavant


Le tribunal correctionnel de Nivelles a condamné mercredi un pédophile quadragénaire, Pascal V., à 7 ans de prison ferme pour viol et attentat à la pudeur sur une jeune adolescente et pour détention d'images pédopornographiques. Une mise à la disposition du gouvernement pendant 10 ans a aussi été assortie à la peine et entrera en vigueur à l'issue de celle-ci. Les faits avaient été révélés à la suite d'une fugue de la victime en novembre dernier. Celle-ci avait alors expliqué avoir entretenu des relations sexuelles avec l'homme, rencontré via Internet, quelques mois auparavant alors qu'elle n'avait pas encore 14 ans.
Elle s'était même retrouvée enceinte à la suite d'un rapport et avait dû se faire avorter. Sur les sites de rencontre, l'individu ne se présentait pas comme étant quelqu'un âgé de 40 ans. Après avoir convenu d'une rencontre, le quadragénaire a emmené à plusieurs reprises la jeune fille chez lui durant la nuit en vue d'avoir des rapports sexuels.

Chantage


Consentante au départ, l'adolescente avait rapidement marqué son refus en raison de l'âge du prévenu mais aussi parce que celui-ci exigeait des rapports non protégés. Afin de garder l'adolescente sous son emprise, l'homme avait dès lors exercé une forme de chantage en menaçant de tout dire aux parents de la jeune fille si elle ne se laissait pas faire. Finalement, l'adolescente révélera elle-même la nature de la relation. Sur base de ces informations, Pascal V. a été appréhendé. Lors d'une perquisition à son domicile, du matériel pédopornographique a été trouvé, de même qu'une "lettre d'amour" d'une autre adolescente. En fouillant son passé, les enquêteurs ont également découvert que l'homme était coutumier de voyages en Thaïlande. Il était aussi connu de la justice pour des faits de moeurs. En janvier 1998, il avait déjà été condamné à 2 ans de prison pour exhibition, attentat à la pudeur et le viol d'une Polynésienne de moins de 14 ans. Les experts psychiatres avaient eux-mêmes décelé l'inexistence d'une remise en question de l'intéressé.


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Mis en examen

21 février 2008

L'avocat de victimes de Marc Dutroux mis en examen


'ex-avocat de trois familles belges dont les filles furent des victimes du tueur en série Marc Dutroux a été mis en examen à Liège pour détention de photos et de films pornographiques à caractère pédophile. Le nom de Me Victor Hissel est apparu au fil d'une enquête mondiale qui a déjà permis l'arrestation d'une centaine de personnes et l'identification, dans 19 pays, de 2 500 clients réguliers de sites Internet comportant des images d'enfants abusés sexuellement.

Me Hissel, mis en examen il y a quelques jours, serait passé aux aveux mardi 19 février, selon certains quotidiens. Il aurait évoqué des problèmes personnels, et peut-être médicaux, pour justifier le fait qu'il avait acquis des images de pornographie enfantine. Il aurait reconnu ne pas avoir consulté "par hasard" les sites.

Cette mise en examen suscite un émoi considérable en Belgique, compte tenu de la personnalité de l'intéressé. Après la découverte des crimes de Marc Dutroux, en 1996, Me Hissel fut un ardent défenseur de la thèse selon laquelle le tueur agissait pour un "réseau".

La vaste enquête "Koala" sur les réseaux pédophiles a commencé en Australie, lorsque la police de ce pays a identifié, en 2006, deux jeunes victimes de viols figurant sur des films. Il s'agissait de fillettes de 9 et 11 ans originaires de Bruges, en Belgique. Leur père abusait d'elles en les filmant et diffusait ensuite les images. Son arrestation, en juillet 2006, a permis le démantèlement d'une vaste filière animée par un photographe habitant Ferrare, en Italie.

PÈRE VIOLEUR


Cent cinquante films de viols d'enfants furent saisis chez lui alors que plusieurs millions d'images furent trouvées au niveau mondial. Une trentaine d'enfants victimes ont été identifiés jusqu'ici.

Mardi, le tribunal correctionnel de Bruges a condamné à la peine maximale prévue par le droit belge le père violeur, âgé de 37 ans. Il devra purger une peine de dix ans de prison et le tribunal a prévu qu'il serait ensuite mis, pendant dix années, à la disposition du gouvernement. Pendant cette période, il pourra être maintenu en détention, sauf si des experts concluent qu'il n'est plus dangereux. (Le Monde)

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En aveux!!!

19 février 2008

L'avocat des petites inculpé et en aveux.


Victor Hissel a bien dû reconnaître posséder des photos à caractère pédo-pornographiques

LIÈGE Il a beau affirmer qu'il n'est au courant de rien, qu'il ne sait pas ce qu'on lui reproche et clamer son innocence, Victor Hissel a été inculpé, le 14 février, de possession d'images pédo-pornographiques.

Apparemment, l'homme n'en menait d'ailleurs pas large lors de son audition qui s'est soldée par son inculpation en vertu du code 383 bis, paragraphe 2. Ainsi, après de longs moments d'interrogatoires, il a fini par reconnaître les faits.

Ainsi, depuis des mois, voire plusieurs années, l'homme, avocat des petites Julie et Mélissa, a sciemment détenu quelques images mettant en scène des enfants. Il faut dire que, devant les enquêteurs (devant les médias, c'est autre chose...) il n'a pas pu faire autrement, son ordinateur, saisi lors d'une perquisition la semaine dernière, ayant, en partie, livré ses secrets.

Ainsi donc plusieurs photos ont été découvertes et si on est arrivé jusqu'à lui, c'est parce que son adresse Internet personnelle a été relevée sur un site spécialisé diffusant ces images immondes.

Comme on le lira ci-dessous, tout commence en effet en Australie où les policiers ont réussi à identifier des milliers de personnes se connectant sur un site pédophile.

Toutes ces adresses ont été communiquées aux forces de police. Le parquet fédéral belge a donc été averti et a envoyé dans chaque parquet du pays, les identités des personnes concernées. Ainsi, à Liège, quatre personnes dont Me Hissel ont été interrogées et inculpées.

L'enquête n'est pas terminée pour autant. Car, s'il est établi que Me Hissel possédait des images pédophiles, il faut déterminer s'il les a diffusées, même si les éléments actuels de l'enquête tentent à démontrer qu'il gardait ces images pour son usage exclusif. (dh)

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Mtre Victor Hissel inculpé ?

18 février

L'avocat de Julie et Melissa inculpé.


L'avocat liégeois Me Victor Hissel a été inculpé de détention de matériel photo et vidéo à caractère pédo-pornographique, annonce lundi matin Vivacité. Me Victor Hissel avait défendu les familles Russo et Lejeune ainsi que les Comités blancs lors de l'éclatement de l'affaire Dutroux en 1996.

Son inculpation intervient dans la foulée de l'opération internationale Koala qui prend sa source en Australie et qui a conduit chez nous à l'arrestation d'un père de famille brugeois. Ce dernier mettait sur la toile la mise en scène des relations sexuelles qu'il imposait à ses propres filles de 6, 8 et 10 ans. L'opération a permis d'identifier une liste d'adresses informatiques qui ont été passées au crible. L'avocat liégeois se trouvait derrière l'une d'elles. La division de la police fédérale chargée en criminalité informatique va maintenant éplucher le disque dur de son ordinateur pour tenter de voir si Me Hissel s'est simplement connecté sur certains sites où s'il a échangé des fichiers avec d'autres internautes. (GFR - Belga)

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5 ans de prison

15 février 2008

Cinq ans de prison pour un pédophile qui avait menacé une adolescente.


Le tribunal correctionnel de Hasselt a condamné vendredi par défaut un habitant de Beringen à cinq ans de prison pour harcèlement, menaces et diffusion de pornographie enfantine. La victime est une adolescente de 14 ans.

Le 1er septembre dernier, sa mère a porté plainte, indiquant que sa fille était menacée par un homme qu'elle avait connu via des chats. Il avait par le passé réclamé cinq photos de l'adolescente nue, indiquant qu'il la laisserait ensuite tranquille.     

Malgré l'envoi des photos, il est revenu à la charge fin août. Il a téléphoné à l'adolescente, demandant qu'elle vienne chez lui pour un strip tease. Il a menacé de diffuser les photos de nu sur internet si elle ne s'exécutait pas. Il aurait également dit qu'il la détruirait.     

Après la plainte, l'homme a été démasqué. La police a saisi son ordinateur, des CD-roms et des DVD. Un total de 34 petits films pornographiques à caractère pédophile a été découvert sur le disque dur de son ordinateur. Il a reconnu avoir vendu les photos de nu de l'adolescente à trois personnes.     

Le psychiatre qui a examiné le prévenu a estimé qu'il était dangereux.     

Le prévenu devra verser 6.500 euros de dommages et intérêts à la victime et à sa mère (RTL info)

Fin de cavale

07 février 2008

Arrêté pour agressions sexuelles.


Condamné à la perpétuité pour avoir tué une fillette à Liège, il s'était évadé. Il a été arrêté pour agressions sexuelles.

Son voisin ? Un pédophile ? Josette en est encore toute secouée. "Je ne comprends pas, c'était quelqu'un de normal, raconte-t-elle avec un certain plaisir. Il passait devant ma porte quand il allait faire ses courses. On se disait 'bonjour'. Je lui donnais même des croquettes pour son chien."

La semaine dernière, son si courtois voisin a été extradé vers la Belgique, son pays d'origine. Remis par la justice française à la police belge. Son nom : Georges Vincent. En 1985, cet homme, aujourd'hui âgé de 51 ans, avait été condamné à la perpétuité. Reconnu coupable pas la cour d'assises de Liège du meurtre d'une fillette : Véronique Petit, 10 ans, sans doute abusée avant d'être précipitée dans les eaux d'un canal et de se noyer. Georges Vincent passe 15 ans derrière les barreaux de la prison de Lantin. En 2000, lors d'un congé pénitentiaire, il se fait la belle.

"Un peu abîmé par l'alcool"


C'est le début d'une cavale à travers l'Europe. "La Suisse, l'Espagne, le Sud-Est de la France, il a pas mal 'voyagé'", raconte aujourd'hui son avocate, Me Fagot-Bidou. Dans le Gard, il rencontre un couple de restaurateurs qui le prend sous son aile. En 2005, il suit ses protecteurs dans le Lot-et-Garonne, à Cancon, village de 1 400 âmes. "Il ne se cachait pas et vivait sous sa véritable identité", précise celle qui fut son défenseur. Les pages jaunes en témoignent encore : un nom, une adresse, un téléphone. "Il était très discret, raconte aussi Jean-Claude Gouget, le maire de cette capitale de la noisette. Tellement discret que je ne l'ai jamais vu." "Il est plutôt quelconque physiquement, poursuit son avocate. Pas très grand, les cheveux blancs, faisant plus vieux que son âge, le physique un peu abîmé par l'alcool..."

En 2006, Georges Vincent est rattrapé par son passé. Il est arrêté pour agression sexuelle sur un garçon de 14 ans. "Un gamin de Cancon un peu seul, dont il s'occupait, détaille Me Fagot-Bidou. Il lui faisait faire ses devoirs, passait beaucoup de temps avec lui. Garde à vue, mise en examen. Selon son avocate, Georges Vincent feint l'innocence expliquant que c'est la première fois qu'il est arrêté pour de tels faits. Le juge d'instruction obtient son dossier judiciaire belge. L'homme est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen.

Georges Vincent est condamné à deux ans de prison. Direction la maison d'arrêt d'Agen. Le 31 janvier 2008, sa peine purgée, il a été remis à ses compatriotes policiers. Retour à la case départ pour lui : les murs de Lantin. Son voisin ? Un pédophile. Josette a toujours du mal à y croire. "C'est quelqu'un qui avait l'air gentil. Mais c'est vrai qu'il était un peu renfermé..." (TF1)

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Abbé condamné pour pédophilie

01 février 2008

L'abbé Borremans condamné pour pédophilie.


Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné ce mardi l'abbé Robert Borremans, 54 ans, à 5 ans de prison, dont trois avec sursis, pour des viols et des attentats à la pudeur commis sur un jeune garçon, pendant 7 ans, entre 1994 et 2001. La victime était âgée de 11 ans au moment des premiers abus.

Mariage de Philippe et Mathilde


Le prévenu s'était fait connaître du grand public en dirigeant les choeurs lors de la célébration du mariage du prince Philippe avec la princesse Mathilde, le 4 décembre 1999. A cette occasion, plusieurs personnes s'étaient émues de sa présence lors d'un événement aussi important, alors qu'il faisait déjà l'objet de poursuites judiciaires dans des dossiers de moeurs.

Acquittement


Un premier dossier relatif à deux attentats à la pudeur sur des mineurs a abouti à un acquittement devant la cour d'appel de Bruxelles, voici quatre ans, les juges ne retenant qu'un outrage public aux moeurs. L'abbé Borremans a par ailleurs bénéficié d'une simple déclaration de culpabilité dans un dossier financier.

Grave trouble


Dans leur jugement prononcé ce mardi, les magistrats ont indiqué que "la peine tient compte de la gravité des faits et du trouble qu'ils ont suscité chez la victime, ainsi que chez ses proches, tous trahis dans la confiance qu'ils accordaient à leur ami et confident de longue date et dont il n'était pas permis de douter un seul instant de l'honorabilité et de la probité".

Conscient de sa pédophilie


Et le tribunal de poursuivre: "Le prévenu, diplômé comme ingénieur, philosophe et théologien, nanti de responsabilités au sein de l'Eglise catholique, conscient depuis l'âge de 30 ans de son attirance sexuelle envers les mineurs d'âge, mis en garde par l'équipe de SOS Enfants dès 1993, n'a aucunement tenu compte de ces signaux d'alarme et a préféré, égoïstement, assouvir ses pulsions".

Pas de remise en question


Les magistrats ont stigmatisé l'absence de remise en question chez l'abbé Borremans, de regret et de compassion "pour la partie civile livrée à ses angoisses existentielles".

Traitement


Le sursis probatoire octroyé au prévenu est conditionné par des consultations obligatoires auprès du CAB, le Centre d'appui bruxellois, chargé de l'évaluation et de l'orientation des abuseurs sexuels, et le suivi du traitement préconisé auprès du psychothérapeute, et ce, aussi longtemps que celui-ci l'estimera nécessaire. L'abbé Borremans devra aussi "éviter tout contact avec des mineurs d'âge, tant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle".
Le prêtre devra encore verser 11.700 euros à la victime et à ses parents. (7sur7)

Stop Child Porno

16 décembre 2007

Child Focus lance un nouveau site web contre la pédopornographie.


Le site www.stopchildporno.be fournit des informations sur la pornographie enfantine sur le net et se veut le "point de contact civil belge pour dénoncer les images d'enfants abusés sexuellement trouvées sur internet", annonce mardi Child Focus dans un communiqué. Child Focus rappelle que toute image à caractère pédopornographique prouve qu'un enfant a été victime d'un abus sexuel. "Interpol dispose d'une base de données mondiale de 520.000 enfants ayant subi ce genre d'abus. Seuls 600 d'entre eux ont pu être identifiés", poursuit la Fondation, pour qui la sensibilisation du grand public à cette problématique est dès lors "capitale".

Le nouveau site propose notamment, outre les multiples informations, un formulaire de signalement "plus logique et plus simple à utiliser". Les internautes qui le souhaitent peuvent également garder l'anonymat lors d'un signalement et être informés de la suite donnée à l'affaire dénoncée. "Dans les prochains jours, stopchildporno.be sera en outre directement accessible via des boutons placés sur des sites. Le nouveau site bénéficie du soutien financier de l'Union européenne, dans le cadre du programme Safer Internet Plus. (belga)

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Un belge à l'origine de l'opération

02 novembre 2007

C'est l'arrestation d'un pédophile belge, il y a un an, qui a mené à la vaste opération de police contre les milieux pédophiles, qui a visé cette semaine près de 2.500 personnes dans un grand nombre de pays de l'Union européenne, dont la Belgique.


Quarante perquisitions ont été effectuées en Belgique et au moins un homme, un enseignant, a été placé sous mandat d'arrêt par la justice bruxelloise, précisent les quotidiens flamands. Il aurait abusé de ses enfants et a été surpris au lit avec une de ses filles lors des perquisitions. Le pédophile brugeois avait aménagé, dans la cave de sa maison, un petit studio où il filmait les abus qu'il faisait subir à ses propres filles, mineures d'âge. Il prêtait aussi ses enfants à des tiers et diffusait des images pédopornographiques sur internet. Les images ont été découvertes par la police australienne, qui a pu identifier leur auteur et les victimes. L'enquête a mené les enquêteurs vers un Italien pédophile, qui possédait de nombreux contacts avec d'autres pédophiles au niveau international. Son carnet d'adresses électronique a permis de mettre au jour un vaste réseau d'échange d'images pédophiles dans les 27 pays membres de l'Union européenne. Les services de police internationaux ont accumulé dans leurs banques de données quelque 520.000 images d'enfants abusés, diffusées sur internet. La trace de quelques centaines d'entre eux seulement a pu être remontée(selon agence Belga et agence Tass)

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Étudiant belge arrêté.

03 octobre 2007

22 ans, étudiant en informatique hobby: Pédophile.


Pour la première fois en Belgique, les autorités ont appréhendé un étudiant pour diffusion de pédopornographie par internet. L'étudiant de 22 ans, en première année d'informatique appliquée, mettait en ligne depuis son "kot" à Louvain des images particulièrement choquantes. C'est la Computer Crime Unit qui a trouvé son site sur internet. La police a effectuée une descente dans son kot d'étudiant vendredi soir.

Les images du site.


Le pédophile proposait sur son site des photos et des vidéos d'abus d'enfants. Ces images, très difficile à soutenir du regard, montrait des bébés victimes d'abus sexuels. Une centaine de clients étranger visitait son site régulièrement. Son site était hébergé depuis la Scandinavie.

Computer Crime Unit.


C'est le premier site internet découvert en Belgique à partir duquel est diffusé des images à caractère pédophile. Des sites web ont déjà été découvert ou dénoncé dans le passé mais ils étaient tous basés à l'étranger. Les données sur les personnes fréquentant le site ont été envoyé aux autorités des pays concernés.


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Source Belga - Merci à Fanny G. pour l'info.


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