Au Canada

Un ado accusé

10 décembre 2008

Un jeune de 13 ans doit faire face à la justice parce qu'il aurait abusé sexuellement, sur une période de plus de trois ans, de six enfants de 4 à 10 ans, soit sa propre soeur de même que ses cousins et cousines.


C'est la deuxième affaire du genre à faire les manchettes cette semaine. Mardi, au palais de justice de Québec, on apprenait qu'un jeune du même âge avait été accusé d'avoir agressé sexuellement quatre enfants. Dans ce cas également, une soeur de même qu'un cousin et une cousine comptent parmi les plaignants. L'autre dossier émane du district judiciaire de Frontenac, apprend-on dans un jugement rendu par le juge André Sirois, de la Cour du Québec, sur une requête visant à prolonger l'hébergement en famille d'accueil de l'adolescent et sa soeur, qui a 10 ans. Dans ce jugement écrit, rendu le 3 octobre, on apprend que l'accusé «reconnaît avoir posé des gestes sexuels abusifs» sur ces victimes alléguées. Peu de détails sont dévoilés sur la nature des gestes commis. On sait cependant qu'ils ont été perpétrés contre la soeur de l'adolescent (dans ce cas, il y aurait eu récidive après une thérapie) et contre trois cousines et deux cousins. On apprend aussi que, «alors que ses enfants étaient sous sa responsabilité, on soupçonne que ces derniers ont été abusés sexuellement par leur père...».

Le jugement ne spécifie cependant pas si des procédures judiciaires ont été intentées contre ce dernier.

Problèmes sérieux


Des procédures en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents sont actuellement en cours à l'endroit de l'agresseur présumé. Celui-ci est décrit par les experts qui l'ont examiné comme «un jeune homme qui éprouve de sérieux problèmes dans l'expression de sa sexualité».
«Le pronostic pour (cet adolescent) est sombre», relève le juge Sirois, qui souligne néanmoins que le garçon «fonctionne relativement bien» dans sa nouvelle famille d'accueil et qu'il y est bien encadré. Le juge Sirois a donc ordonné que l'accusé soit placé en famille d'accueil jusqu'à sa majorité, soit pour les quatre prochaines années.(presse canadienne)

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Présumé pédophile demande la liberté

04 décembre 2008

Il aurait photographié et filmé ses agressions pour les distribuer sur l'Internet.


Un homme de 44 ans présente une demande de remise en liberté, mercredi au palais de justice de Montréal. L'homme, arrêté le 20 novembre dernier dans le quartier Côte-des-Neiges, est accusé de production et de distribution de pornographie juvénile.

L'homme, dont l'identité doit être tue pour ne pas révéler celle de sa jeune victime, aurait agressé sexuellement son fils de deux ans pendant un an. Il aurait photographié et filmé ses agressions pour les distribuer sur l'Internet. Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont réussi à mettre la main au collet de l'individu grâce à des informations transmises par Interpol.
La remise en liberté du père de famille pourrait être compliquée par un antécédent judiciaire dans une affaire similaire.(radio canada)


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Pédophile condamné à la prison

16 novembre 2008

Pédophile québécois condamné à la prison.


Denis Rochefort, un travailleur humanitaire de Québec, écope de deux ans de prison et trois ans de probation pour avoir commis des agressions sexuelles sur des mineurs en Haïti.

L'homme de 59 ans a admis sa culpabilité ce matin, au palais de justice de Québec; le juge a rendu sentence immédiatement.

Denis Rochefort a commis des attouchements sexuels sur six adolescents qui vivaient à l'orphelinat où il enseignait l'anglais. Pendant trois mois, de décembre 2006 à mars 2007, il s'est livré à des séances de masturbation sur ses victimes.

Le directeur de l'orphelinat avait porté plainte contre Rochefort auprès des autorités haïtiennes, sans succès.

Des accusations ont finalement été portées à la suite d'une seconde enquête menée par des policiers canadiens avec leurs collègues haïtiens.
C'est la première fois qu'un Québécois est condamné pour des crimes sexuels commis à l'étranger.
Denis Rochefort devra se soumettre à un suivi pendant la moitié de sa période de probation.
Au cours de ces trois années, il lui sera interdit de se rendre en Haïti, de travailler avec des enfants et d'utiliser un ordinateur pour communiquer.
Le tribunal l'a obligé en plus à donner un prélèvement d'ADN et son nom figurera au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans.(Presse Canadienne)

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Une victime parle

30 septembre 2008

Une victime décrit les actes de son père.


Le jeune homme agressé sexuellement durant près de trois ans par son père et par le conjoint de celui-ci a déclaré hier que les deux hommes, non satisfaits de le faire participer à leurs ébats, ont tenté deux ou trois fois chacun de le sodomiser.

De 1994 à 1996, Michel-Arthur Roy, 61 ans, et Gilles Charron, 52 ans, ont commencé par avoir des relations sexuelles en présence du fils de ce dernier, âgé de 15 à 17 ans. Puis, ils lui ont demandé de se livrer à des gestes de fellation sur eux. Les «partouzes», comme les a appelées la victime, se déroulaient pendant l'écoute de films pornographiques homosexuels.

Pour vérifier la faisabilité de sodomie, les deux hommes ont fait des essais avec leurs doigts, a relaté celui qui est maintenant âgé de 29 ans et père de trois enfants âgés de 2 à 7 ans. Il témoignait lors du début des représentations sur la peine des deux accusés qui ont plaidé coupable, indiquant qu'à l'époque, la nudité à la maison était continuelle.

À un certain moment, l'adolescent s'est confié au psychologue de son école, mais après une rencontre avec les deux accusés, les choses en sont restées là. De peur de ne pas être cru une autre fois, la victime n'en a plus jamais parlé à personne.


En 1995, il a eu la douleur de perdre sa mère, décédée d'un cancer, de sorte qu'il a dû retourner chez son père pour un second séjour au cours duquel les «partouzes» ont recommencé de plus belle. Puis, à 17 ans, sa seule porte de sortie lui a semblé être son enrôlement dans les Forces armées. Pour lui, il s'agissait d'une seconde famille et d'un nouveau toit.

Il y a subi deux thérapies pour traiter son agressivité et son anxiété. C'est son impulsivité qui lui a tout de même fait quitter les Forces armées prématurément, et même d'autres emplois par la suite.

Le jeune père attribue par ailleurs aux actes odieux dont il a été l'objet la crainte que certains de ses propres gestes envers sa fille et ses deux garçons soient mal interprétés aujourd'hui. Après son témoignage, Roy et Charron doivent aussi livrer leurs dépositions, mais il a fallu les reporter au mois de novembre. (Presse Canadienne)


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Victime d'un pédophile

30 août 2008

Briser le silence.


Voilà ce qui est le plus difficile pour une victime d'agression sexuelle, en particulier lorsque celle-ci arrive en bas âge. Cependant, une fois la dénonciation faite, une fois le procès entamé, la victime n'espère plus qu'une chose: que justice soit rendue et que l'agresseur paie le prix. Mais est-ce que le système judiciaire québécois est trop clément envers les pédophiles? Une victime dit que oui et a lancé une pétition en ligne pour que les sentences soient plus sévères.

Marie (nom fictif) avait 8 ans lorsque le conjoint de sa mère a commencé à l'agresser à répétition. Toutes les fois que cette dernière s'absentait de la maison familiale des environs de Lakefield, il en profitait. Même la nuit, alors que la mère dormait, il s'adonnait à ses bas instincts avec la jeune fille. Manipulateur, il la menaçait en lui disant que si elle le dénonçait, sa mère l'abandonnerait ou que, si cette dernière restait, la dénonciation la tuerait de chagrin. Ce manège malsain s'est poursuivi jusqu'à ce que Marie atteigne l'âge de 11 ans.

Il n'y a plus rien eu par la suite. Aucune dénonciation, aucune autre agression. Marie a bien tenté de raconter son histoire à sa mère alors qu'elle avait 15 ans, mais celle-ci n'a rien fait vis-à-vis de son conjoint. Le fait qu'elle ne reçoive pas d'appui de sa mère, que son beau-père ne l'agressait plus et afin de protéger le noyau familial fragile, Marie n'a plus tenté de dénoncer son bourreau. «Il ne me faisait plus rien. Dans ma tête, il était guéri. C'est bête…», se souvient-elle.

En effet, l'homme n'était pas guéri. C'est finalement en 2005, 24 ans après qu'il l'ait agressée une première fois, que Marie a porté plainte. Le déclic s'est fait lorsque sa propre fille lui a avoué qu'il avait tenté des choses sur elle également lors d'une visite chez sa grand-mère. «J'ai dit à ma mère: ‘J'ai passé par-dessus le fait que tu ne m'ais pas protégée, mais je ne ferai pas avec ma fille la même chose que toi'», se rappelle-t-elle. Après deux ans et demi de procédures judiciaires, l'homme a finalement plaidé coupable aux sept chefs d'accusation portés contre lui, dont six concernaient des faits qu'on lui reprochait sur Marie. Le septième chef en était un d'attentat à la pudeur envers la fille de Marie. En novembre dernier, il a été condamné à trois ans de prison.

Trop peu


Pour Marie, cette peine est trop peu pour ce qu'elle a subi ces 27 dernières années. Elle trouve aberrant que Vincent Lacroix, du fameux scandale de Norbourg, ait reçu une peine plus sévère que son agresseur. «Oui, c'est dommage de perdre toutes ses économies, dit-elle. Cependant, on peut en regagner, de l'argent. Mais une vie brisée par une agression sexuelle, c'est impossible à reprendre».

En voyant qu'une septuagénaire a été agressée sexuellement par des voleurs et qu'un gamin de 8 ans a failli être kidnappé à Québec en juillet dernier, Marie a décidé d'agir. Elle a mis en ligne une pétition dans laquelle elle présente son histoire et demande au ministère québécois de la Justice d'être plus sévère envers les pédophiles. «Ça va peut-être n'être qu'une goutte d'eau dans un ruisseau, mais ça pourrait aussi devenir un océan», lance-t-elle en guise de métaphore pour qualifier sa démarche.

La pétition, en ligne sur le site Pétition du web (www.petitionduweb.com) et intitulée Sentences des pédophiles plus sévère (sic), avait déjà une quarantaine de signatures au moment d'aller sous presse, dont plusieurs d'entre elles provenaient de France, signe que le sujet touche tout le monde, peu importe le pays. En publicisant celle-ci, Marie espère que plus de gens viendront y apposer leur signature. «On dirait que chaque personne qui signe est comme une tape sur mon épaule pour m'encourager», dit-elle.

Un enfer


Les trois années que l'agresseur passera derrière les barreaux, à condition qu'il ne soit pas libéré au deux tiers de sa peine, ne sont rien selon Marie comparativement à ce qu'elle vit encore aujourd'hui. Sujette au somnambulisme, il lui arrive de se terrer en pleine nuit dans le fond d'une garde-robe sans s'en rendre compte en raison des cauchemars qu'elle fait lors de ses promenades nocturnes.

Son conjoint travaillant de nuit, Marie peut ne pas fermer l'œil tant qu'il ne sera pas de retour à la maison. La vie sexuelle est également difficile puisqu'il lui arrive de faire des crises de paranoïa et de frapper son conjoint durant l'acte en raison de son traumatisme. «Il faut alors qu'il me calme, qu'il dise qu'il n'est pas mon beau-père. Ce n'est pas évident…»

La vie familiale en a également pris un coup. Lorsque son beau-père a commencé à fréquenter sa mère, avec qui il a eu plus tard une fille, il avait déjà un fils du même âge que Marie. Très liée avec sa mère, le fils de son beau-père et sa demi-sœur, Marie n'a aujourd'hui presque plus de contact avec eux depuis sa dénonciation. Aucun d'entre eux n'a assisté au procès. Ils reprochent à Marie d'avoir détruit leur famille et de vouloir leur faire du mal.

C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle Marie n'a pas dénoncé plus tôt son agresseur. «Je voulais protéger ma sœur et son garçon», dit-elle. Aujourd'hui, elle sait que plusieurs personnes étaient sans doute au courant des faits à l'époque. «Plein de gens étaient au courant, mais personne ne voulait en parler». Elle se souvient qu'un réparateur d'ordinateur avait même trouvé du matériel pornographique infantile sur l'appareil du beau-père de Marie mais que sa mère n'a pas voulu porter plainte. Totalement sous son joug, cette dernière n'a finalement mis un terme à sa relation avec l'agresseur que lorsque ce dernier a été condamné.

Se reconstruire


Aujourd'hui âgée dans la trentaine, Marie habite Brownsburg-Chatham et est mère de quatre enfants. Elle regrette une chose: ne pas avoir expliqué plus tôt à sa fille aînée ce qu'elle avait subi dans sa jeunesse. «En lui disant, peut-être qu'elle aurait été sur ses gardes et mon beau-père n'aurait pas pu tenter quelque chose sur elle», déclare Marie. Elle compte donc bien expliquer son histoire à ses plus jeunes afin qu'ils puissent savoir comment réagir s'ils sont placés dans une situation semblable.

Marie a retrouvé une certaine sérénité aujourd'hui. Mais cela a été très long. «Je ne savais pas qui j'étais avant, relate-t-elle. Aujourd'hui, je commence à peine à savoir qui je suis». Elle avoue encore avoir beaucoup de problèmes de confiance en soi. «Tu es à reconstruire. Il faut que tu réapprennes à vivre, poursuit-elle. Heureusement, je vais rechercher l'amour avec mes enfants».

Elle espère évidemment que sa pétition fera bouger le gouvernement et que les sentences soient plus sévères envers les agresseurs. Marie affirme cependant que cette démarche lui est difficile. «Ça rebrasse bien des choses en dedans de moi. C'est dur dans un sens, mais ça fait aussi du bien. Même si ça ne marche pas, au moins j'aurais essayé».

Pour signer la pétition de Marie, visiter le site www.petitionduweb.com et recherchez la pétition intitulée Sentences des pédophiles plus sévère (il est important de respecter cet orthographe). Vous pouvez également avoir accès directement à celle-ci en tapant www.petitionduweb.com/voirpetition.php?petition=2048. Il sera possible de signer le document jusqu'au 20 janvier 2009 avant que celle-ci ne soit déposée devant le ministère de la Justice québécois. (L'Argenteuil)

Ryan Murphy

11 août 2008

Le 15 juillet, l'intervention de Ryan Murphy a permis aux policiers de retrouver rapidement un petit garçon enlevé à Lévis, au grand soulagement des proches de l'enfant. Humble et discret, M. Murphy affirme n'avoir fait là que son devoir de citoyen.


«Cet homme-là est le sauveur de mon fils. S'il n'avait pas suivi la voiture du kidnappeur et appelé la police, mon enfant ne serait plus là. Je n'ai pas peur de le dire.» La mère du petit garçon enlevé à Lévis le 15 juillet n'a que de bons mots pour Ryan Murphy, l'homme qui a contribué à retrouver son fils moins d'une heure après son enlèvement. « Le mérite revient absolument à Ryan, dit la mère. Toute notre famille lui sera infiniment reconnaissante. »

Pour ce geste par lequel il a sauvé une vie, La Presse et Radio-Canada nomment Ryan Murphy Personnalité de la semaine. Le jeune menuisier de 24 ans estime qu'il a simplement fait son devoir de citoyen. «J'ai fait ce que je devais faire», affirme ce natif de Montréal, que La Presse a rencontré trois semaines après les événements. Le mardi 15 juillet, peu après 18 h, Ryan Murphy patiente à un feu rouge de la Grande-Allée, à Québec. Soudain, le coffre de la Chevrolet qu'il suit s'ouvre. À l'intérieur, il voit un petit garçon. M. Murphy croit d'abord qu'il s'agit d'une famille nombreuse, mais il se ravise rapidement : le conducteur sort et referme brutalement le coffre à deux reprises.

Suspicieux, Ryan Murphy suit la Chevrolet sur 6 km, jusqu'à ce que le conducteur se gare devant un immeuble d'habitation de l'avenue du Belvédère. Il mémorise le numéro de la plaque d'immatriculation et file chez lui, dans la Basse-Ville de Québec, pour composer le 911. «Les policiers m'ont rappelé en soirée pour que je revienne devant l'immeuble», raconte Ryan Murphy. On lui précise alors que son appel coïncidait avec l'enlèvement d'un enfant à Lévis, vers 18 h. Les policiers étaient d'ailleurs sur le point de déclencher une alerte Amber au moment où il les a avertis.

C'est là que Ryan Murphy réalise l'ampleur de l'affaire. «Je me suis dit : yes, je n'ai pas halluciné. Je n'étais plus trop certain de ce que j'avais vu. Pendant cette période-là, j'étais fatigué, je faisais des journées de fou...» Dix minutes plus tard, Ryan Murphy aperçoit le suspect sortir de l'immeuble, menottes aux poignets, escorté par les policiers. On connaît la suite : l'enfant est retrouvé ligoté mais sain et sauf dans un réservoir à mazout désaffecté, au sous-sol de l'immeuble où le suspect travaillait comme concierge. La même semaine, Pierre Defoy, 50 ans, est accusé d'enlèvement, de séquestration, d'agression sexuelle, de voies de fait graves et d'incitation à un contact sexuel.

Ryan Murphy entre alors dans un tourbillon médiatique. Il accepte de donner cinq entrevues, tout au plus. « Des journalistes appelaient de partout, même de l'Ontario. C'est ma blonde qui répondait. On essayait de partir le plus tôt possible de la maison. » Le samedi suivant, Ryan Murphy répond à l'invitation de la mère de la victime. Si le jeune homme préfère ne pas parler de cette rencontre par respect pour la famille, la mère de l'enfant en garde un souvenir émouvant. « C'était chargé d'émotions, de pleurs, de remerciements », raconte-t-elle. Elle ajoute qu'elle entend garder contact avec Ryan Murphy.

Le jeune homme a ensuite filé à l'Île-du-Prince-Édouard avec sa copine pour y passer les vacances de la construction. «Disons qu'après tous les événements, ça m'a fait du bien!» raconte-t-il. Il faut dire que Ryan Murphy ne raffole pas de sa nouvelle notoriété. Il était même hésitant à accorder une entrevue à La Presse. «Je suis quelqu'un d'assez calme, de discret. Je me tiens avec mes amis, des gens proches. Disons que je n'ai jamais cherché à être connu», confie-t-il. Qu'il le veuille ou non, Ryan Murphy devra s'y faire. Encore aujourd'hui, des proches, des collègues de chantier, des voisins et même de purs inconnus le félicitent ou le remercient. «Ce n'est pas tout le monde qui aurait fait ce qu'il a fait, croit la mère de la victime. De nos jours, les gens se mêlent beaucoup trop de leurs petites affaires. Pas Ryan. Pour moi, pour mon fils et pour toute notre famille, il est un héros.» (Presse Canadienne)


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Il n'y a pas eu d'enlèvement

29 juillet 2008

Les allégations d'enlèvement à St-Sauveur sont non fondées


La Sûreté du Québec (SQ) a annoncé ce soir que les allégations d'une jeune fille de 12 ans selon lesquelles elle avait été été forcée, vendredi soir, de monter à bord d'un véhicule par un homme d'une cinquantaine d'années à Saint-Sauveur sont non fondées. La jeune fille avait relaté avoir été accostée par un individu vendredi vers l'heure du souper, et forcée de monter dans un véhicule. Toujours selon la jeune fille, tous deux avaient quitté Saint-Sauveur pendant une trentaine de minutes, avant d'y revenir. La pré-adolescente soutenait avoir profité du fait que l'individu avait immobilisé son véhicule près d'un restaurant pour prendre la fuite et chercher des secours.

Après avoir rencontré la jeune fille de même que des témoins, et après vérifications, la Sûreté du Québec a conclu que l'histoire de l'enlèvement était non fondée. Etant donné l'âge de la jeune fille et les circonstances, aucune accusation ne sera portée à son endroit, a précisé Gregory Gomez del Prado, porte-parole de la SQ. (Presse Canadienne)

Steve Hurdle pourra téléphoner à sa fille

18 juillet 2008

Petite victoire pour l'agresseur pédophile


Steve Hurdle, qui a obtenu la permission de pouvoir s'entretenir avec sa fille au téléphone.
C'est la Commission nationale des libérations conditionnelles (CNLC) qui lui accorde cette possibilité, mais maintient les autres interdictions formelles de sa remise en liberté.
Hurdle ne peut toujours pas entrer en contact direct ou téléphonique avec un mineur sans être accompagné d'un adulte responsable, mis au courant de sa délinquance sexuelle et autorisé au préalable par son agent de surveillance. Il pourra téléphoner à "sa fille à raison d'une fois par semaine seulement", mentionne le document de la décision de la CNLC.
Rappelons qu'une ordonnance de délinquant sexuel à contrôler lui avait été imposée en juillet 2007 lorsqu'il a été condamné pour le délit sexuel survenu au Dollarama du Carrefour de l'Estrie pour une agression sexuelle à l'endroit d'une fillette. Le 19 avril 2007, il a été condamné à une peine de 56 mois de pénitencier pour cette agression sexuelle survenue en février 2005. Au moment des événements, il venait d'être condamné à 60 jours de prison à purger de façon discontinue pour une action indécente et était en suivi thérapeutique auprès de CIVAS-Estrie. Par le passé, Steve Hurdle a été condamné à trois reprises pour des délits à connotation sexuelle sur des victimes âgées de 10 à 14 ans utilisant la violence sur deux d'entre elles pour les empêcher de crier.
Évalué par un psychiatre en février 2006, le spécialiste a émis un diagnostic de pédophilie hétérosexuelle non exclusive, voyeurisme et paraphilie non spécifiée.(presse canadienne)

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Une vingtaine de jeunes proies

17 juillet 2008

Un dangereux pédophile qui a sévi pendant 38 ans vient d'être arrêté à Saint-Jean


L'homme aurait proposé son aide à des gardiennes d'enfants pour s'approcher d'au moins une vingtaine de jeunes proies.
La police de Saint-Jean affirme avoir déjà répertorié 15 victimes à Laval et cinq à Saint-Jean, principalement des garçons, qui auraient été agressés par André Julien entre 1970 et 2008. «Mais on pense que d'autres victimes pourraient encore se manifester», prévient l'agente Christine Saint-Gelais. L'homme de 58 ans, résidant de la rue Saint-Paul à Saint-Jean, a été arrêté en juin et est toujours détenu. C'est en proposant son aide à des gardiennes d'enfants de son entourage à Laval et Saint-Jean qu'il aurait réussi à agresser sexuellement les enfants, parfois âgés d'à peine quatre ou cinq ans.

Sa sœur démolie


Les gardiennes, dont plusieurs font partie de la famille de l'accusé, ne sont pas en cause dans cette affaire. «C'est quand il se retrouvait seul avec les enfants qu'il agissait», dit l'agente Saint-Gelais. André Julien aurait même sévi chez sa soeur, qui habite à quelques pas de chez lui et dont les filles gardaient plusieurs enfants dans la maison familiale.
«Il surveillait les enfants des fois. Ça m'est arrivé de le laisser les garder pendant 30 minutes... Je me sens si stupide, si fautive de ne pas avoir su», a confié la dame en entrevue au Journal hier.

Furieuse contre son frère, elle affirme vouloir le renier complètement.


«Je ne veux plus lui parler, il n'a même plus le droit d'entrer ici, je vais protéger mes petits- enfants. Je n'accepte pas ça la pédophilie», dit-elle avec émotion. La dame affirme que son frère était très renfermé et ne s'ouvrait pas aux autres, ce que confirme le propriétaire de son logement. «Il était bizarre. Il ramassait plein de cossins, c'était toujours en désordre et mal tenu chez lui. Mais il payait son loyer», a confié le rentier, qui affirme être prêt à expulser André Julien dès le mois prochain si son séjour en prison l'empêche de payer.
Lorsqu'ils ont vu la photo de l'accusé, plusieurs citoyens de Saint-Jean l'ont reconnu immédiatement hier. «Je lui ai déjà vu la face dans le coin. Ces gens-là cachent bien leur jeu, mais je suis bien contente qu'ils l'aient arrêté», dit Carole Rock, en fixant la photo, l'air dégoûtée. (presse canadienne)


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Enfant enlevé...et retrouvé

16 juillet 2008

La vigilance des citoyens a permis hier soir de retrouver rapidement un jeune garçon de 10 ans qui avait été enlevé en pleine rue à Saint-Romuald.


Le kidnapping est survenu dans le secteur de la rue Ferland. Le jeune se trouvait l'extérieur avec deux amis quand un homme de 45 ans est arrivé à toute vitesse au volant d'une Sunfire verte, pris l'enfant et l'a jeté dans le coffre de la voiture. Selon les informations circulant hier soir, l'homme en question aurait un lien familial avec le garçon.
Des voisins, témoins de la scène, ont alerté la police. « Je l'ai vu prendre le garçon et le mettre dans le coffre de l'auto, j'ai même tenté de l'intercepter avec mon auto » de raconter Sonie Saint-Pierre qui a vu l'enlèvement, « je suis revenue en vitesse et composer le 911».
Selon elle, les jeunes garçons de 11-12 ans qui étaient sur place ont facilité le travail des policiers avec une description précise du véhicule et de l'individu qui avait enlevé l'enfant.
Une vaste opération policière a été déclenchée avec succès, le jeune de 10 ans étant retrouvé sain et sauf sur la rue Belvedère à Québec en soirée. Encore là, c'est un citoyen qui a averti les policiers en voyant le garçon dans le coffre de l'auto. Il a suivi l'auto à partir de la Grande-Allée et appelé la police.
Le présumé ravisseur a été arrêté. La jeune victime a été hospitalisée, mais aurait eu plus de peur que de mal. (presse canadienne)

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On réclame la prison pour une vraie marâtre

11 juillet 2008

Une femme de 65 ans, qui a sans cesse agressé sexuellement sa propre fille et une autre que lui avait confiée la DPJ


Une femme de 65 ans, qui a sans cesse agressé sexuellement sa propre fille et une autre que lui avait confiée la DPJ, il y a 30 ans, a vu la Couronne réclamer qu'elle soit emprisonnée hier. Au terme de son procès, le juge Jean-Pierre Boyer a trouvé en février cette vraie marâtre coupable de grossière indécence sur les deux victimes alors fillettes, et de voies de fait sur sa fille.
Cette mère faisait une fixation sur l'hygiène des organes génitaux féminins.
«Elle encourageait sa fille à se masturber avec le pommeau de douche et lui demandait d'en faire autant sur sa personne», décrivait le juge dans son jugement.

Organes génitaux


La femme forçait en plus sa fille à lui sentir les organes génitaux. Elle embrassait et pinçait la vulve de sa fille à plusieurs reprises. Un traitement similaire fut réservé à la fillette que lui avait confiée la DPJ.
Sa fille a quant à elle été victime de coups de poing à la figure et se faisait traîner par les cheveux par sa mère. Quand elle avait sept ans, la marâtre l'a retenue sur une table pour qu'elle exhibe ses organes génitaux à un autre garçon.

Victimes


Hier lors des représentations sur la sentence à imposer à la femme, la procureure de la Couronne, Me Nathalie Fafard, a lu une lettre écrite par chacune des victimes. Sa fille dit avoir été anorexique, suicidaire, s'être automutilée et avoir une «vie sexuelle sinistrée» à cause de tout cela.
«Le pire, c'est que c'est ma mère qui m'a fait ça», écrit-elle. «J'ai connu le diable», exprimait l'autre. Devant ce rare cas de femme agresseur sexuel à être traduite en justice, Me Fafard a réclamé une peine de prison, sans en préciser la durée. Ayant appris que l'agresseur fait toujours du bénévolat auprès d'enfants, elle a fait émettre une condition d'interdiction de contact avec des mineurs. Admettant qu'elle nie toujours les crimes, son avocat, Me Bruno Ménard, a plaidé pour une peine en société.
LA FEMME CONNAÎTRA SA SENTENCE LE 23 SEPTEMBRE. (canoe)

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Martin Bradette pourrait être déclaré délinquant dangereux

10 juillet 2008

Le jeune homme s'est présenté hier devant la juge Ellen Paré, de la Cour du Québec, la tête baissée, les traits tirés, vêtu d'un jean bleu et d'un t-shirt.


Le pédophile récidiviste qui s'est infiltré dans deux écoles primaires de Longueuil pour épier des fillettes dans les toilettes pourrait être déclaré délinquant dangereux.Le tribunal a envoyé Martin Bradette, 29 ans, subir une évaluation psychiatrique à l'institut Philippe-Pinel. Le jeune homme s'est présenté hier devant la juge Ellen Paré, de la Cour du Québec, la tête baissée, les traits tirés, vêtu d'un jean bleu et d'un t-shirt. Cette évaluation, d'une durée de deux mois, est une étape nécessaire pour le faire déclarer délinquant dangereux comme le demande la Couronne.

En mai dernier, Martin Bradette s'est infiltré à deux reprises à l'école primaire Bourgeoys-Champagnat de Longueuil. La direction de l'école l'a expulsé. Quelques jours plus tard, il a récidivé, cette fois-ci à l'école primaire du Collège français. Il a glissé un appareil photo sous une cloison des toilettes pour photographier une fillette. Cette dernière a vite averti un parent, qui a prévenu le personnel de l'école. Un employé a coincé le pédophile alors qu'il tentait de fuir par le gymnase de l'établissement. Le 13 juin dernier, Martin Bradette a plaidé coupable à 10 chefs d'accusation de voyeurisme, de production et de possession de matériel pornographique ainsi que de bris de condition. Il a des antécédents en la matière. En 2002, il a écopé de 15 mois de prison à purger dans la communauté pour avoir agressé une fillette dans les toilettes d'un McDonald's de Victoriaville. L'année suivante, il a commis quatre crimes sexuels dans autant d'écoles primaires à Québec, Drummondville, Warwick et Thetford Mines. Il a alors écopé de 40 mois de pénitencier. «Cette fois-ci, heureusement, il n'a pas touché les enfants, mais il n'en reste pas moins que c'est très inquiétant. Son pattern est toujours le même: des fillettes dans des écoles primaires», a dit la procureure de la Couronne Hélène Décarie à sa sortie de la salle d'audience.

Réhabilitation


De son côté, la défense ne s'est pas opposée à la requête d'examen psychiatrique. «C'est dans une optique de réhabilitation que M. Bradette a plaidé coupable», a souligné l'avocate de la défense, Catherine Lemire. M. Bradette a été déclaré délinquant à contrôler en 2004, mais cela ne l'a pas empêché de récidiver en mai dernier. Il était alors sous le coup d'une ordonnance de surveillance par le Service correctionnel canadien pour une période de 10 ans. «M. Bradette faisait l'objet de suivi, c'est sûr, mais ces gens-là (du SCC) ne pouvaient le surveiller 24 heures sur 24», a ajouté la procureure de la Couronne, Me Décarie. C'est pourquoi la Couronne réclame aujourd'hui une mesure plus sévère. Si le tribunal le déclare délinquant dangereux, M. Bradette sera envoyé dans un pénitencier pour une période indéterminée, avec un minimum de sept ans à purger. Il sera également sous l'autorité de l'État jusqu'à la fin de ses jours. «Un délinquant dangereux est un criminel qui doit être en détention préventive pour protéger le public. Il constitue un danger pour la vie, la sécurité ou le bien-être physique ou mental de qui que ce soit dans la société», explique le criminaliste Jean-Claude Hébert. Cette requête est plus courante dans les autres provinces canadiennes, mais le Québec s'en sert de plus en plus, ajoute le criminaliste.

Martin Bradette revient en cour le 3 septembre pour le rapport psychiatrique.(presse canadienne)



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Mineures forcés à se prostituer

30 juin 2008

Recruter des mineures pour les forcer à se prostituer.


Un membre d'un gang de rue montréalais soupçonné de recruter des mineures pour les forcer à se prostituer a été arrêté, hier soir, par la police de Montréal. L'homme de 43 ans est considéré comme extrêmement violent. C'est pourquoi la police a fait appel à son escouade d'élite, le Groupe tactique d'intervention, pour l'arrêter.

Au moment de son arrestation, il se trouvait en compagnie d'une victime dans un stationnement d'un McDonald's dans l'arrondissement de Verdun. Plus tard en soirée, les policiers ont perquisitionné dans son appartement du quartier Rosemont, loué sous un prête-nom. Le présumé proxénète aurait fait au moins quatre victimes. Il se spécialiserait dans le recrutement de filles de moins de 18 ans, selon nos informations. Il les recrutait parfois par l'entremise d'amis ou d'autres filles. Certaines ont subi des violences physiques et ont été carrément forcées de se prostituer ou de travailler dans un bar de danseuses.

Module d'enquêtes


Le Module exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a mené cette enquête. Depuis sa création en 2002, ce groupe d'enquêteurs spécialisés a ouvert près de 1000 dossiers sur des proxénètes soupçonnés de faire travailler des mineures. Et près de 800 autres concernant la prostitution juvénile et le leurre d'enfants, toujours selon nos informations. Uniquement depuis le début de 2008, ce module d'enquêtes a ouvert pas moins de 74 dossiers de proxénétisme impliquant des mineures, ainsi que 163 dossiers de pornographie juvénile et de leurre d'enfants. Parmi les victimes identifiées cette année, 34 d'entre elles avaient moins de 14 ans. Le gangster arrêté hier envoyait les filles travailler dans des bars de danseuses en région et même à l'extérieur du Québec, notamment au Nouveau-Brunswick et en Ontario, a découvert le SPVM. L'homme comparaîtra aujourd'hui au palais de justice de Montréal. D'ici là, le SPVM ne peut dévoiler son identité. Il fera face à 29 chefs d'accusations. Il est accusé de vivre des produits de la prostitution d'une personne âgée de moins de 18 ans, d'agression sexuelle et de trafic de stupéfiants. Il a des antécédents judiciaires en la matière. S'il est reconnu coupable, il est passible d'un emprisonnement minimal de cinq ans pour avoir exploité des prostituées mineures.

Gangs de rue


Le proxénétisme, le trafic de drogues et la fraude sont les principales activités criminelles des gangs de rue. Une vingtaine de gangs majeurs sont en activité à Montréal, selon le SPVM. Ils ont commis deux fois moins de meurtres et de tentatives de meurtre dans la métropole cette année qu'à pareille date l'an dernier, selon le plus récent bilan du SPVM rendu public la semaine dernière. Depuis le début de 2008, 420 personnes liées aux gangs, dont 78 mineurs, ont été arrêtées. Les policiers ont aussi effectué 138 perquisitions, qui ont permis de saisir 81 armes à feu. (Presse Canadienne)


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Prêtres agresseurs

26 juin 2008

Des prêtres ont commis des agressions sexuelles.


Le diocèse catholique d'Antigonish, en Nouvelle-Ecosse, a reconnu ce mercredi que certains de ses prêtres avaient agressé sexuellement des enfants, et s'est dit prêt à soutenir les victimes. Cet aveu est survenu au lendemain du dépôt d'un recours collectif à la Cour suprême de la province. L'évêque Raymond Lahey a soutenu que pendant que les avocats se démêlaient avec les complexités de la poursuite, le diocèse demeurait engagé à fournir aide, compensation et conseils aux victimes. L'évêque a dit souhaiter la mise en place d'un service de réconciliation et de guérison, qui permettrait au diocèse de formuler des excuses officielles aux victimes et à leurs familles. L'avocat du diocèse a confié que l'Eglise répondrait à toutes les questions en cour, comme elle l'a déjà fait pour d'autres cas par le passé. La poursuite a été déposée par le frère d'un homme dont la note laissée avant son suicide a mené à des accusations de crimes sexuels contre un prêtre de la Nouvelle-Ecosse. Les accusations concernent 18 enfants âgés entre 8 et 15 ans. (Presse Canadienne)


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Vincent Duval

20 juin 2008

Duval aura du mal à obtenir sa remise en liberté, dit son avocat.


Vincent Raphaël Duval, ce Belge accusé d'avoir enlevé une jeune adolescente de Montréal, âgée de 13 ans, aura du mal à obtenir une remise en liberté sur le cautionnement. C'est ce qu'a indiqué son avocat montréalais, Me Jeffrey Boro, à l'issue d'une brève comparution en cour, mercredi. Me Boro a reconnu qu'il serait difficile de convaincre un juge de remettre en liberté un étranger qui n'a ni adresse fixe et très peu à offrir en caution. Duval, 32 ans, a plaidé non coupable à six accusations, soit de contact sexuel, d'attouchement, d'enlèvement et de trois chefs de leurre informatique. Les actes qui lui sont reprochés se seraient déroulés entre octobre 2007 et la fin de semaine dernière. Les policiers belges et montréalais disent avoir découvert des preuves informatiques indiquant que Duval et l'adolescente communiquaient via internet depuis plusieurs mois. Duval s'est rendu à Montréal pour rencontrer l'adolescente et a été appréhendé tôt samedi avec celle-ci dans un hôtel de la métropole. Me Boro a précisé qu'une remise en liberté est habituellement très difficile à obtenir en Europe et que son client est conscient que ce sera également difficile à Montréal. "Il comprend qu'il est dans une situation difficile", a-t-il commenté. L'avocat a demandé une remise, mercredi, disant avoir reçu de nouveaux éléments de preuve de la Couronne. Duval devra revenir devant le tribunal vendredi pour son enquête sur cautionnement.

Les parents de Vincent Duval «abasourdis, abattus»


En Belgique, Vincent Duval, 32 ans, était un homme discret et sans problèmes. Il vivait dans une maison de trois étages située dans une petite cour à l'arrière de la rue Saint-Séverin, dans le quartier Sainte-Marguerite à Liège. Un quartier populaire et multiculturel de cette ville belge et francophone de 190 000 habitants.

Vincent Duval partageait cette habitation avec deux autres hommes célibataires. Chacun y occupait un étage. Ses voisins le voyaient rarement et n'avaient guère de contact avec lui. Il leur donnait l'impression d'être un homme discret, peu bavard, voire un peu renfermé sur lui-même. L'homme sortait peu et passait une bonne partie de son temps devant son écran d'ordinateur. Il avait gardé de très bons contacts avec ses parents, vivant à une cinquantaine de kilomètres de Liège, à la campagne. Le Liégeois travaillait à Bruxelles comme informaticien, et comme bien d'autres célibataires de son âge, il cherchait l'âme soeur sur l'Internet. Mais, lui, il pensait l'avoir trouvée en la personne d'une adolescente de 13 ans vivant dans la région de Montréal. On ignore encore si le Liégeois connaissait l'âge de la jeune fille et si c'est précisément cela qui l'a attiré. L'enquête devra aussi déterminer s'il lui avait communiqué son âge exact ou s'il avait préféré se faire passer pour quelqu'un de plus jeune.

Projet secret


Il semble que le Liégeois avait prévu de résilier son bail, de démissionner et de s'installer au Canada ou aux États-Unis avec la jeune Québécoise après cette première rencontre. Un projet dont il n'avait parlé à personne, même pas à sa famille en Belgique. Mercredi soir, il a simplement déposé une courte lettre dans la boîte aux lettres de ses parents. Il leur annonçait qu'il s'en allait, sans toutefois préciser où et pour combien de temps...

Samedi, des policiers liégeois ont débarqué au domicile de Duval et chez ses parents, à Lincent. Des perquisitions ont été menées, à la demande des autorités de Montréal. C'est ainsi que le père de Vincent Duval a appris ce qui était arrivé à son fils. «Nous avons appris la nouvelle samedi soir, lorsque deux policiers sont venus chez nous pour perquisitionner et nous auditionner avec beaucoup de correction», a expliqué le père de Vincent Duval au journal liégeois La Meuse. «Nous sommes anéantis, abasourdis, abattus. Vincent avait laissé un mot dans notre boîte aux lettres mercredi avant son départ. Mais nous ignorions qu'il se rendait au Canada, et de surcroît avec un aller simple. C'est une drôle d'affaire qui nous secoue et nous espérons qu'elle ne sera pas trop lourde de conséquences.»

3000 courriels


«Mon fils n'a jamais eu de souci avec la justice», précise le papa. «Nous restons convaincus qu'il n'est ni un pédophile, ni un prédateur sexuel. Et ces pseudo-spécialistes qui affirment déjà que l'on retrouvera certainement des images pédo-pornographiques sur son ordinateur feraient mieux de se taire. J'ai lu et entendu des choses qui m'ont révolté. Il est clair que Vincent devra assumer cette accusation de débauche de mineure. Mais comment tout cela s'est-il passé? Nous n'en savons encore rien. Avant d'affirmer quoi que ce soit, il faut laisser à la justice le temps de faire la lumière!»

Lors des perquisitions menées à Liège, les enquêteurs belges ont découvert des éléments prouvant que Vincent Duval et l'adolescente s'étaient envoyé quelque 3000 courriels. Crus et très explicites, ils ne laissent aucun doute sur le caractère sexuel du rendez-vous prévu pour vendredi soir dans un petit hôtel de Montréal. (Presse Canadienne/Cyberpresse)


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Agressions d'enfants: Faire ce qu'il faut.

19 juin 2008

Agressions d'enfants: les gens savent quoi faire mais parfois ne le font pas.


Dans 50% des cas, si un enfant victime d'agression sexuelle ou physique demande à un adulte de ne rien dire, celui-ci ne parlera pas du problème aux autorités. Les Québécois savent ce qu'il faut faire, en théorie, lorsqu'un enfant dévoile qu'il a été victime d'une agression sexuelle ou physique. Le résultat change lorsqu'un adulte est confronté à cette situation dans son entourage.

Même si l'écrasante majorité des Québécois savent qu'il faut avertir la Direction de la protection de la jeunesse ou la police si un enfant leur dit qu'il est victime d'agression physique ou sexuelle ou qu'il est témoin de violence conjugale, plusieurs ne le feraient apparemment pas. C'est l'étonnant constat qui se dégage d'un sondage réalisé pour la Fondation Marie-Vincent, qui vient en aide aux enfants de moins de 12 ans victimes de maltraitance et d'agressions sexuelles. Ainsi, l'enquête rendue publique jeudi nous apprend que plus de 95 pour cent des personnes interrogées auraient eu comme premier réflexe de dire à un enfant qu'il a bien fait de dire qu'il a été victime d'agression sexuelle, d'agression physique ou témoin de violence conjugale et auraient signalé l'affaire à la DPJ ou à la police. Cependant, les responsables du sondage ont constaté avec inquiétude que près de la moitié des répondants étaient prêts à promettre à l'enfant de ne rien dire si celui-ci le leur demandait. Or, les spécialistes font valoir que c'est l'enfant qui souffrirait de l'absence d'intervention de l'adulte puisqu'il serait privé de services. Les experts recommandent de signaler la situation aux autorité le plus rapidement possible afin d'assurer la sécurité de l'enfant et de permettre une intervention experte et objective.

//"Quand un enfant fait un dévoilement, il faut le croire", a dit en conférence de presse Claude Girouard, chef de programme du Centre de santé et de services sociaux de l'Ouest-de-l'île à Montréal. "Il prend la peine de rapporter ça. C'est un événement qui est extrêmement difficile à révéler. S'il prend le risque de le dire à un adulte, il faut que nous on prenne le risque de l'écouter comme une vérité. Et il faut le rapporter. C'est de notre responsabilité morale et légale de le signaler aux autorités", a-t-il ajouté.

Les données de la Fondation indiquent que 18 pour cent des filles et 10 pour cent des garçons sont victimes d'agression sexuelle. Une victime sur cinq a été agressée sexuellement une deuxième fois. Un enfant sur cinq sera témoin de violence conjugale durant sa vie.

Selon le sondage, si l'enfant demande à l'adulte de ne rien dire, celui-ci ne fera rien dans 50% des cas. «L'adulte peut se sentir incapable d'aider l'enfant et va préférer garder le silence. Cette demande de l'enfant doit être perçue comme un signal de peur et possiblement de détresse. Dans la majorité des cas, si l'agression n'est pas signalée, il est fort probable que l'enfant en soit victime une autre fois», explique Claude Girouard.

L'aide existe


Selon Claude Girouard, la plupart des agresseurs sont souvent des hommes. Une fois sur dix, l'agression sexuelle ou physique est rapportée. Plusieurs personnes disent ne pas savoir quel organisme peut aider ces enfants blessés. «Dans 84% des cas d'agression, l'agresseur est connu de l'enfant. Bien des adultes voudront tenter de régler la situation sans faire appel aux autorités. On ne sait pas comment réagir devant la détresse de l'enfant et on a peur de se retrouver dans un processus judiciaire et de devoir témoigner face à une personne que l'on connaît.»

M. Girouard rappelle en terminant que les CLSC, Tel-Jeunes, Cavac, Jeunesse j'écoute et la Fondation Marie-Vincent sont tous des endroits où les adultes et les enfants peuvent demander de l'aide pour être guidé dans ce processus. (Presse Canadienne)


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Relations sexuelles et fuite aux USA

17 juin 2008

Un belge accusé d'attouchement sexuel et d'enlèvement.


Vêtu d'un t-shirt aux couleurs de la marque de motos Harley Davidson, n'affichant aucune émotion particulière, le Belge Vincent Raphaël Duval a brièvement comparu hier au palais de justice de Montréal. Il a vu six chefs d'accusation être déposés contre lui, dont trois de leurre d'enfant, pour avoir utilisé le Web afin de faciliter la commission d'une agression sexuelle sur une mineure de moins de 14 ans. Il est en outre accusé d'attouchements sexuels, d'incitation à des contacts sexuels et même d'enlèvement. Pour cette comparution éclair devant le juge Serge Boisvert, il était représenté par Me Pascale Girard, qui a demandé à ce que l'enquête sur remise en liberté du Belge de 32 ans soit reportée à mercredi. Il aura fort à faire pour convaincre un juge de le libérer, car, généralement, ceux-ci exigent de solides garanties, telles que l'assurance que l'accusé ne quittera pas le pays pour faire faux bon à la justice, pour accepter de le libérer. Duval n'ayant pas d'attache au pays, le fardeau sera lourd pour ses avocats. Outre les nombreux représentants des médias, un officiel du consulat de Belgique était un spectateur attentif du passage de Duval devant le juge. «Je suis évidemment ici pour lui, mais je n'ai pas de mandat précis le concernant», a simplement mentionné l'homme, qui a toutefois discuté avec Me Girard juste après ce commentaire laconique.

Perquisition en Belgique


Des perquisitions ont été effectuées ce week-end par la police fédérale judiciaire de Liège au domicile du suspect dans le quartier liégeois de Sainte-Marguerite, et à celui de ses parents, à Lincent, près de Waremme, sur la base de suspicions d'enlèvement d'un enfant de plus de 12 ans et d'incitation à la débauche par l'utilisation d'internet, selon une source fiable en Belgique. Elles ont permis aux enquêteurs liégeois de mettre la main sur des éléments démontrant que Vincent D. était bien en contact avec l'adolescente canadienne. Ils ont également découvert qu'il avait tenu des propos crus et sans équivoque concernant ses intentions à caractère sexuel envers elle. Selon cette source encore, Vincent D. aurait tout abandonné à Liège pour rejoindre la jeune fille, avec qui il avait l'intention de se rendre aux Etats-Unis.

Ils ont fouillé les hôtels


Des dizaines de policiers ont mené des recherches dans les hôtels de Montréal après avoir découvert dans l'ordinateur de la jeune fille sa correspondance avec cet homme, qui était arrivé depuis deux jours au Québec dans le but de la rencontrer.

« L'amour de ma vie »


"Même si la jeune fille ne semblait pas avoir été emmenée contre son gré, du moins par la force physique, dans la chambre, il reste qu'elle est âgée seulement de 13 ans, elle n'a donc pas l'âge du consentement et il y a immédiatement une infraction criminelle", a déclaré un autre policier à la chaîne Radio-Canada, Olivier Lapointe. "C'était l'amour de sa vie, donc elle n'était pas très, très contente que l'on soit là", a ajouté pour sa part M. Ouimet. "Il va falloir lui expliquer les petits mystères de la vie. Peut-être que l'on va confier cela aux parents", a-t-il dit.


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Policier coupable.

10 juin 2008

Accusé d'agressions sexuelles.


Accusé d'agressions sexuelles, le policier de Montréal plaide coupable. Un policier du Service de police de la Ville de Montréal a plaidé coupable ce matin à quatre chefs d'agressions sexuelles sur deux filles d'âge mineur, au palais de justice de Joliette. Alain Bourque, 51 ans, a agressé sexuellement en 2006 les deux jeunes victimes, âgés à l'époque de 11 et 13 ans. En juillet 2006, la fillette de 13 ans revenait à la maison après avoir participé à une activité sportive. L'accusé lui a offert un massage, puis l'a agressé. Le mois suivant, en août 2006, il a agressé une fillette de 11 ans dans un parc. Alain Bourque a de nouveau répété ses gestes odieux sur la petite victime dans un boisé près d'un parc. Le policier a été suspendu de ses fonctions en décembre 2006. En plaidant coupable, il vient de mettre fin à sa carrière de policier. (Presse Canadienne)


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Ligne dure contre les pédophiles

03 juin 2008

L'Action démocratique prône la ligne dure contre les délinquant sexuels.


Au terme d'un exercice de consultation, la députée adéquiste Sylvie Roy a dévoilé lundi une longue liste de recommandations dans le but de resserrer l'étau sur les pédophiles, dont la création d'un registre québécois des délinquants sexuels partiellement accessible au public.

La députée de Lotbinière reconnait que l'ostracisme de pédophiles qui en sont à une première offense peut empêcher leur réhabilitation. Elle estime que les juges, lorsqu'ils rendent les sentences, devraient déterminer qui sont les pédophiles à haut risque de récidives, afin que leur nom figure dans le registre public. "Il faut viser les criminels qui sont difficilement assumables pour la population, parce que la protection du public doit prévaloir", a expliqué la porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, qui a tenu un point de presse à Québec pour exposer le fruit de sa réflexion.

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a brièvement commenté la suggestion de Mme Roy, affirmant qu'il avait beaucoup de réserves à ce sujet. "Les experts ne s'entendent pas sur l'efficacité de rendre un tel registre public", a-t-il indiqué, avant même que l'opposition officielle n'ait tenu sa conférence de presse. L'ADQ demande aussi que les délinquants sexuels soient forcés de suivre une thérapie en prison, qu'ils se voient imposer des peines plus sévères et que la castration chimique soit une condition de libération conditionnelle pour certains récidivistes.

Sylvie Roy croit par ailleurs que le gouvernement du Québec doit donner un sérieux coup de barre à la lutte contre la pornographie juvénile sur Internet qui, selon elle, peut devenir un facteur de multiplication des cas de pédophilie. "Certains hommes ne se rendent pas compte que le fait de naviguer sur des sites de pornographie juvénile constitue un crime, et que ces sites Internet peuvent les inciter à devenir des prédateurs sexuels", a-t-elle affirmé. Selon elle, le gouvernement devrait augmenter les budgets et les effectifs de l'escouade de cybercrime de la Sûreté du Québec et former des procureurs spécialisés en cybercrime sexuel. "Il n'y a que neuf enquêteurs affectés à cette tâche à la SQ à Montréal, alors qu'ils sont 100 en Ontario", a vivement déploré la députée de Lotbinière. Elle a aussi plaidé pour que les fournisseurs en hébergement Internet ne tolèrent plus les sites déviants et qu'ils dénoncent les sites fautifs aux autorités. Sylvie Roy a mené sa consultation d'experts en délinquance sexuelle et d'organismes concernés en début d'année. Elle soutient que des milliers de Québécois ont consulté le site Internet qu'elle avait mis en ligne dans le cadre de sa consultation.

La députée avait lancé cette initiative après avoir été scandalisée d'apprendre la remise en liberté du pédophile Clermont Bégin, il y a environ un an. La sortie de prison de Bégin avait particulièrement semé l'inquiétude, puisqu'il avait tenu des propos laissant croire à son intention de récidiver, alors qu'il était toujours détenu. (Presse Canadienne)


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Un Canadien jugé en Thaïlande

02 juin 2008

Le Canadien Christopher Paul Neil, alias "Vico", traqué dans le monde entier l'an dernier et arrêté en Thaïlande pour pédophilie présumée après qu'Interpol eut diffusé ses photos sur internet, a plaidé non coupable à l'ouverture de son procès lundi à Bangkok.

"Je conteste toutes les accusation", a déclaré Neil, 33 ans, qui est poursuivi pour enlèvement et abus sexuels sur un garçon de neuf ans et pour publication de matériel pédophile. Il encourt plus de 30 ans de prison.Le procureur, Supachai Kongpraphan, s'est pour sa part déclaré confiant d'obtenir une condamnation. Le parquet a annoncé son intention de présenter au tribunal 70 photos accablantes. Le père de la victime s'est par ailleurs constitué partie civile et réclame 300.000 bahts (6.000 euros).

Originaire de Maple Ridge, dans la banlieue de Vancouver (ouest du Canada), Neil avait été arrêté le 19 octobre dans le nord-est de la Thaïlande après une traque mondiale sans précédent organisée sous l'impulsion d'Interpol.L'organisation avait lancé un appel à témoins assorti de photos reconstituées informatiquement à partir de clichés brouillés mettant un pédophile en scène avec de jeunes garçons asiatiques. Le suspect, dont l'identité était alors inconnue, avait été surnommé "Vico".
Interpol a lancé en mai dernier un deuxième avis de recherche international de ce type, qui a permis l'arrestation rapide aux Etats-Unis d'un Américain de 58 ans, accusé d'avoir abusé sexuellement de plusieurs enfants en Asie. (AFP)



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Arrestation d'un pédophile

26 mai 2008

Denis Morasse fait face pour le moment à 11 chefs d'accusation de nature sexuelle pour des agressions sur cinq mineurs âgés de moins de 14 ans.


Le Service de police de l'agglomération de Longueuil a appréhendé Denis Morasse, un enseignant de 51 ans, pour des crimes sexuels qui auraient été commis sur cinq garçons de moins de 14 ans, entre mars et novembre 2007. Selon la police, Denis Morasse, professeur d'éducation physique dans une école de Longueuil, aurait profité de l'heure du repas de midi pour attirer les présumées victimes dans le spa de son domicile.

Attouchements sexuels, agressions sexuelles, incitation à des contacts sexuels sont au nombre des 11 chefs d'accusation déposés contre le suspect. Les policiers n'écartent pas la possibilité que le nombre de présumées victimes dans cette affaire puisse augmenter. En plus d'enseigner l'éducation physique, M. Morasse participait au programme de soccer du Collège français de Longueuil avant son congédiement en mars dernier. Il avait été l'objet d'une enquête de la Direction de la protection de la jeunesse. Après sa comparution, l'enseignant a été libéré sous conditions. Il reviendra au palais de justice de Longueuil le 4 juillet pour son enquête sur le cautionnement. (Presse Canadienne)


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Remords pour le pédophile

21 mai 2008

Le pédophile Karl Toft a honte d'avoir abusé pas moins de 200 garçons, dont plusieurs alors qu'il était gardien dans un établissement d'éducation surveillée au Nouveau-Brunswick et leader scout.


L'ex-employé, âgé de 71 ans, a été libéré d'une maison de transition en 2005 après avoir passé une décennie dans une prison pour délinquants sexuels. Toft, qui prétend n'avoir abusé que des enfants qu'il connaissait, affirme avoir pu s'en tirer dans la plupart des cas sans être dénoncé en se liant d'amitié avec les parents et leurs enfants. L'homme mesurant 6 pieds 2 pouces et pesant 245 livres, affichant ainsi une présence physique intimidante pour ses victimes, indique ne jamais avoir réalisé le pouvoir physique qu'il avait sur elles. Toft doit se présenter régulièrement à la police en vertu d'un ordre de la cour. Il affirme qu'il ne saurait quoi dire à ses victimes s'il les rencontrait aujourd'hui, sinon que de leur demander pardon.


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Le prof piegé par un super-flic

14 mai 2008

Le prof Richard Doucet piégé par un «super-flic».


Richard Doucet, cet enseignant montréalais arrêté jeudi aux États-Unis, aurait proposé un rendez-vous et une séance de masturbation réciproque à un internaute de 13 ans, qui était en fait un «super-flic» traqueur de pédophiles. L'homme de 36 ans, qui enseigne les mathématiques à la très prestigieuse école pour garçons Selwyn House, à Westmount, est accusé en Virginie de distribution de pornographie juvénile et d'avoir sollicité des faveurs sexuelles à un mineur. Inadmissible à une liberté sous caution, il demeurera incarcéré jusqu'à son retour en cour, en juin. Selon la police américaine, le résidant de LaSalle aurait profité d'un congrès sur l'éducation à Atlanta pour correspondre sur Internet avec ce qu'il croyait être un garçon de 13 ans. Il aurait proposé de masturber l'adolescent et lui aurait demandé de lui rendre le même «service».

Garçons nus


Il aurait aussi utilisé sa webcam pour parler, et fait parvenir à sa cible des photos de jeunes garçons nus. «Il y avait des garçons prépubères âgés entre 9 et 15 ans», raconte l'agent John Chapman, qui se faisait passer pour le jeune internaute de 13 ans. «Il faisait attention à ce qu'il disait. Il parlait parfois de sexe, mais aussi des devoirs, des scouts, de l'église... Il a fixé un rendez-vous au centre d'achats, après l'école, pour vendredi dernier», dit le policier. Après avoir pris l'avion d'Atlanta jusqu'en Virginie, Doucet se serait rendu au Hilton de Fredericksburg, en prévision de son rendez-vous. C'est là que les policiers locaux lui ont appris qu'il avait en fait communiqué avec Chapman, un policier de la petite municipalité de Dumfries, en Virginie, qui a fait de la chasse aux cyberprédateurs une affaire personnelle. Depuis deux ans, que ce soit au travail ou dans ses temps libres les soirs et la fin de semaine, l'agent surfe sur les sites de clavardages en se faisant passer pour un jeune de 13 ans. Le Washington Post a déjà publié un portrait de Chapman après qu'il eut parcouru plus de 800 km pour arrêter un présumé pédophile rencontré sur le Web. À LaSalle hier, les voisins de Doucet avaient peine à croire qu'il puisse être mêlé à une telle histoire. «Il avait l'air sympathique avec sa cravate, il saluait tout le monde sur la rue», dit Marcel Petit.



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La fillette à "tout initié"

01 mai 2008

À cause de la différence de 38 ans qui les séparait, Daniel Cormier affirme n'avoir jamais «rien forcé» avec Erika. C'est cette dernière qui, à l'âge de 9 ans, lui a avoué qu'elle était amoureuse de lui, et c'est elle qui a "tout initié", prétend le pasteur autoproclamé.


Elle est super intelligente. Elle a tissé un filet pour que je tombe dedans. Oui, on a eu certains contacts (sexuels). Mais toujours selon son âge, et dans la mesure où elle en avait besoin», se défendait Cormier lors de son arrestation, le 2 juin 2003. La vidéo de cet interrogatoire qui dure six heures est diffusée dans le cadre du procès qu'on lui tient sous des accusations d'agressions sexuelles sur deux mineures.

Rappelons que le fondateur d'une obscure église évangélique, âgé de 56 ans, nie les faits pour l'une des victimes alléguées, tandis qu'il prétend avoir épousé l'autre, Erika, lors de l'anniversaire de ses 10 ans, en juin 1999. Dans l'interrogatoire filmé de 2003, sa position n'est toutefois pas aussi définie. Au début, même s'il ne cache pas sa grande affection pour Erika, il nie formellement avoir eu des contacts sexuels avec elle. Mais devant l'insistance de l'enquêteur, il finit par dire «la vraie vérité».

«Je ne suis pas un pédophile. Je suis un erikaphile. Je n'aime pas les enfants, mais j'aime Erika. Plus elle vieillit, plus je l'aime, alors qu'un pédophile aime un modèle de l'année», explique-t-il.

Céline au lieu des Spice Girls


Cormier raconte qu'à 8 ans, Erika était déjà «très éveillée sexuellement», ce qui décourageait sa mère, ex-prostituée, qui craignait qu'elle marche dans ses traces. Elle a alors demandé à Cormier de s'en occuper, et c'est ainsi qu'il a pris la petite sous son aile. L'enfant s'habillait trop sexy et était très attirée par les garçons, estime Cormier. Il l'a d'abord incitée à détruire à coups de marteau sa cassette des Spice Girls, et à la brûler. Il lui a offert une cassette de Céline Dion à la place.

Puis, il a entrepris de lui montrer les vraies valeurs, dans le but d'en faire plus tard une bonne épouse. Il songeait à la donner comme épouse à l'un de ses fils car, explique-t-il, «c'est tellement dur de trouver une bonne épouse de nos jours». Mais c'est lui qui est tombé sous le charme de la petite Erika. Au sujet des actes sexuels, il dira: «Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour elle, pour ses besoins à elle. Aussi, je voulais éviter qu'elle aille voir ailleurs.»

De fait, cela aurait marché, selon Cormier, car elle ne regardait plus les garçons. Il soutient que lui et Erika étaient fiancés, et qu'ils agissaient comme tel, incluant certains gestes sexuels, qui sont un «entre-deux» avant le mariage, dit-il. Il ne veut pas décrire ces gestes car, selon l'enseignement biblique, tout que ce qui se passe dans le lit conjugal est sacré. Il affirme que Erika était tout à fait d'accord pour l'épouser, et c'est même elle qui projetait d'organiser la cérémonie et la lune de miel. Il assure que la mère de l'enfant aussi était en accord avec ce mariage.

Au sujet de l'autre victime, qui avait 16 ans lors des gestes reprochés, Cormier se défend d'avoir fait quelque chose de mal. Elle venait souvent à son église, mais il était trop «niaiseux» pour réaliser qu'elle était plus intéressée au pasteur (lui-même), qu'au Christ, lance-t-il. Il affirme que c'est elle qui était amoureuse de lui, et qui a pris l'initiative des gestes qui ont pu se produire. Il admet qu'il l'a embrassée sur la bouche, mais c'est elle qui lui a donné un «french kiss». Il a voulu lui «enseigner à être une bonne épouse», pour plus tard. Elle avait des problèmes psychiatriques, prétend-il, et avait tendance à déformer la vérité. Il se disait prêt à l'affronter n'importe quand lors d'un procès, car elle ment. Mais hier, il était moins sûr de son affaire.

Cormier, qui assure sa propre défense depuis cinq ans, et qui a profité de ce long délai pour faire des études juridiques, veut maintenant être représenté par un avocat pour la partie du procès qui touche à cette plaignante. «Je sens que je ne me sens pas capable de me représenter. C'est trop complexe, j'en perds mon latin», a-t-il dit, hier. Il pourra consulter un avocat, mais le procès se poursuit néanmoins ce matin avec la suite de l'interrogatoire d'Erika. (Un article de Christiane Desjardins - Presse Canadienne)

Daniel Cormier se défend sur le net "Marié devant Dieu et devant les hommes"


La présente est pour faire le point sur la situation de notre famille suite au harcèlement dont nous avons été victimes et la couverture médiatique qui l'a entouré. Nous nous sommes mariés, mon épouse et moi, le 20 juin 1999, en toute légalité, avec l'autorisation de ses parents, devant Dieu et devant les hommes. Nous avons vécus heureux ensemble pendant trois ans, jusqu'à ce qu'un signalement anonyme amène la DPJ à intervenir. Le signalement indiquait que nous étions mariés, que les parents étaient d'accord avec le mariage et que mon épouse était heureuse dans la situation.
Mon épouse a été arrêtée sans mandat, détenue et interrogée comme une criminelle et placée sous surveillance. Parce qu'elle affirmait être mariée et refusait de rompre son mariage, elle a été harcelée, traînée devant les tribunaux et condamnée à trois reprises. Suite à une enquête préliminaire qui a duré plus d'un an, le juge André Perreault de la Cour du Québec a déclaré que nous avions le droit de nous marier selon la loi qui était en vigueur au Québec en 1999 et que notre mariage ne peut plus être légalement annulé. Bien que la preuve ait démontré que nous sommes mariés et que ma femme a toujours été pleinement consentante dans son mariage, le juge Perreault a quand même décidé de me citer à procès. Selon le juge Perreault, un loi au Québec et au Canada qui accorderait des privilèges aux gens mariées serait inconstitutionnelle.

Les conséquences de cette décision, qui n'est fondée sur aucune loi en vigueur au Canada ni aucune jurisprudence, sont immenses.


Tout d'abord, par sa décision, le juge Perreault redéfinit le mariage beaucoup plus profondément que le fait de l'accorder aux personnes de même sexe. De tout temps le mariage a été l'union sexuelle entre deux ou plusieurs personnes.  Dissocier le mariage de la sexualité en prétendant que l'État peut permettre un mariage entre deux personnes tout en interdisant les contacts sexuels entre ces deux mêmes personnes revient à vider le mariage de tout son sens. Être marié ne voudrait plus rien dire. Le mariage légal entraîne de nombreux droits, devoirs et obligations. Dire que tous ces droits, devoirs et obligations sont inconstitutionnels du fait qu'ils ne sont pas accordés aux personnes non mariées revient à déclarer le mariage lui-même inconstitutionnel. Peut importe ce que l'on peut penser de la sagesse de notre mariage, nous avions le droit de nous marier, mon épouse et moi, et nous avons exercé notre droit. Si la population du Canada n'est pas d'accord avec un tel mariage, elle peut faire des pressions pour faire changer la loi. C'est ainsi que fonctionne la démocratie dans un pays libre et démocratique. La cour ne peut pas changer la définition du mariage de façon à ce que ce ne soit plus un mariage et chambarder tout notre système légal au Canada simplement parce qu'elle n'est pas d'accord avec la loi. La décision du juge Perreault est manifestement déraisonnable et a été  contestée devant le juge Jean-Guy Boilard de la Cour supérieure le 27 juin 2005 qui a confirmé la règle de droit selon laquelle "il n'y a pas d'offense sexuelle entre conjoints".  Il a cependant affirmé qu'un erreur de ce type demeurait à l'intérieur de la compétence du juge de paix à l'enquête préliminaire.

En mon âme et conscience, je mène cette bataille non seulement pour ma famille et mon mariage, mais pour toutes les familles et tous les mariages dans notre pays.

Sa biographie officielle: Candidat à la Mairie de Montréal.


DANIEL CORMIER est né au Québec le 6 novembre 1951 dans une famille catholique d'origine acadienne. Il est marié à Erika Roach.

En 1970, à l'âge de 19 ans, il décrochait de ses études collégiales en sciences pures pour se retrouver dans la rue à Vancouver au moment où le mouvement Jesus People balayait la Côte Ouest américaine. C'est là qu'il a consacré sa vie à Jésus-Christ, est sorti de la rue et a débuté sa carrière professionnelle.

Après avoir repris et terminé ses études collégiales, il a poursuivi ses études en linguistique et en administration à l'Université du Québec à Trois-Rivières et a fondé l'Association des Librairies Évangéliques du Canada (ALEC) dont il fut le premier président.

Parmi ses nombreuses activités, on peut noter qu'il a traduit le livre La Croix et le Poignard de David Wilkerson, des notes bibliques pour la Ligue pour la lecture de la Bible et de nombreux ouvrages et commentaires bibliques. Il est l'auteur de plusieurs articles parus dans différentes revues dont le magazine Décision de Billy Graham et fut rédacteur en chef de la revue Echos ainsi que directeur des Editions Impact.

À la fin des années 70 il a écrit le premier progiciel de paie sur micro-ordinateur au Canada et fondé la firme de progiciels Consultants Informatiques Cormier, Désilets et Associées dont il fut le p.d.g. pendant près de 20 ans.

Tout en maintenant ses activités professionnelles il a consacré de nombreuses heures pendant plus de huit ans à oeuvrer parmi les itinérants, démunis et gens de la rue au centre-ville de Montréal.

Considérant les besoins criants d'une société qui souffre autour de lui, la corruption et le manque de volonté des gouvernements de s'adresser aux problèmes moraux de notre société, il a fondé, le 1er janvier 2000, le Parti de la Sagesse. Daniel Cormier a été candidat à la mairie de Montréal aux élections de novembre 2001.

Daniel Cormier est titulaire d'un baccalauréat en droit de l'Université du Québec à Montréal depuis juin 2007 et poursuit présentement ses études au niveau de la maîtrise.


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Délinquants sexuels

28 avril 2008

L'avis de l'ex-juge demandé


Jacques Dupuis demande à l'ex-juge de la Cour suprême du Canada, Claire L'Heureux-Dubé, de lui donner son avis sur des moyens de restreindre la liberté des délinquants sexuels dangereux qui sortent de prison.Inquiet de voir des gens (comme le pédophile Clermont Bégin) relâchés au terme de leur peine de prison quand on pense qu'ils sont susceptibles de récidiver, le ministre québécois de la Justice a demandé à Mme L'Heureux-Dubé de «valider» quelques «options et pistes d'action possibles pour protéger la population».Transmise le 1er avril à la juge retraitée depuis 2002, la lettre officielle ne précise pas les initiatives préparées par les juristes du gouvernement, mais l'attachée de presse de M. Dupuis a indiqué au Journal de Montréal qu'on envisageait des «mesures exceptionnelles de mise sous garde».Des sources au ministère de la Santé confirment que Québec voudrait modifier la Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour pouvoir isoler les prédateurs sexuels de la société à leur sortie de prison. On sait aussi que la prison de Percé deviendra, à l'automne 2009, un centre de traitement pour délinquants sexuels.

Projet de loi


Le chef de cabinet du ministre Dupuis, Pierre Moreau, n'a toutefois pas voulu confirmer quoi que ce soit. «Je ne peux pas vous dire ce qu'il y aura dans un projet de loi qui n'a pas encore été déposé, je ferais outrage au parlement», a soutenu l'ex-député libéral de Marguerite-D'Youville.Il a cependant indiqué que «le fond du problème, c'est comment protéger la société des interventions d'un individu qui, théoriquement, jouit d'une présomption d'innocence comme vous et moi lorsqu'il a fini de purger sa peine. Et c'est encore plus compliqué d'agir parce que plusieurs infractions relèvent du Code criminel, qui est de compétence fédérale.»Désireux de déposer une «solution juridique parfaitement étanche», le ministère de la Justice sollicite donc l'expertise de Mme L'Heureux-Dubé, «l'un des plus grands cerveaux juridiques au Canada et une habituée des questions difficiles», selon Pierre Moreau. Québec entend déposer un projet de loi l'automne prochain.
Actuellement, la seule façon pour l'État de garder un pédophile à l'œil à sa sortie de prison est de convaincre la cour de lui imposer des conditions de remise en liberté, précise M. Moreau.C'est ce qui s'est produit dans le cas de Clermont Bégin: l'ordonnance qui lui interdit de se trouver à proximité de parcs et d'écoles, d'être en contact avec des mineurs, de respecter un couvre-feu, etc. a d'ailleurs été récemment renouvelée pour une troisième fois. (canoë )

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Condamné à 20 mois de prison 

22 avril 2008

Un Québécois condamné à 20 mois de prison.


Identifié comme l'administrateur d'un salon de clavardage de pornographie infantile, un homme de Longueuil a été condamné jeudi à une peine d'emprisonnement de vingt mois, assortie d'une mise à l'épreuve de trois ans, rapporte le quotidien La Presse.  Lors de l'arrestation de Marcel Deslauriers le 3 mars 2006, les policiers ont retrouvé dans sa résidence de Longueuil six ordinateurs contenant mille photos et 280 vidéos de pornographie infantile. Deslauriers, 29 ans, a plaidé coupable de possession, distribution et production de pornographie infantile. Il a ensuite collaboré avec les policiers pour faire arrêter un autre pédophile qu'il connaissait, Daniel Rompré. En plus de sa peine d'emprisonnement et de sa mise à l'épreuve, Deslauriers devra fournir un échantillon d'ADN aux policiers et entreprendre des démarches pour soigner sa déviance. Il lui sera également interdit d'utiliser un ordinateur, de fréquenter des parcs publics et de se trouver avec des enfants sans la supervision d'adultes.

L'opération Koala


Selon les policiers, le salon de clavardage administré par Deslauriers serait relié à un large réseau de 2 500 membres, qui a défrayé les manchettes à plusieurs reprises dans les derniers mois. Le démantèlement de ce réseau, actif en Europe et en Amérique du Nord, s'inscrit dans le cadre d'une vaste opération policière internationale appelée «Koala». Récemment, neuf Canadiens qui étaient membres du réseau ont d'ailleurs été arrêtés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC). D'autres opérations d'envergure se sont également déroulées dans divers pays, dont aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne. (Presse Canadienne)


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Pédophile en liberté

16 avril 2008

Pédophile en liberté


Un homme de Québec a pu recouvrer sa liberté même si la police a retrouvé dans son ordinateur plus de 4 500 fichiers - photographies et vidéos - montrant de jeunes filles et de jeunes garçons, âgés de 8 à 14 ans, dans des positions sexuelles explicites. Le pédophile de 44 ans fait face à des accusations de possession et de production, par téléchargement, de pornographie juvénile. Il a été dénoncé par des proches. Il est aussi accusé d'agression sexuelle. Une ordonnance de non-publication interdit aux médias de publier des informations qui permettraient d'identifier des personnes mineures liées au dossier.

SALAUD


L'individu, qui a témoigné à l'occasion de son enquête sur remise en liberté, a reconnu qu'il se livrait à des actes de pornographie juvénile depuis six ans, soit depuis 2002. Il a déclaré au tribunal qu'il avait honte de son comportement : «Je me suis toujours considéré comme un salaud», a-t-il dit au juge. Il a ajouté que son arrestation, le 7 avril dernier, lui permettait maintenant d'envisager une forme de réhabilitation : «Au début, c'était de la curiosité, mais c'est ensuite devenu une pulsion. Je n'arriverai pas à m'en sortir seul, c'est clair.» Il convient qu'il doit suivre une thérapie. Le juge Pierre Verdon a accepté de le remettre en liberté. Des tiers se sont engagés pour une somme globale de 2 500 $ et l'accusé a lui-même déposé 500 $. Il lui est notamment interdit de se trouver seul en présence de mineurs et de posséder ou d'utiliser un ordinateur. «Heureusement que je n'en aurai plus. C'est une condition sine qua non», a dit l'accusé qui n'a aucun antécédent judiciaire.  La suite des procédures est prévue pour le 28 mai prochain. (Presse Canadienne)


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Pornographie juvénile

25 mars 2008

Logiciel BlueBear pour faire le travail de la police plus rapidement.


D'importants corps policiers du Canada, et même le FBI, se tournent vers une compagnie québécoise pour pincer plus rapidement les consommateurs de pornographie juvénile, a appris Le Journal de Montréal.
Le logiciel BlueBear mis au point par une compagnie de Gatineau permet d'exécuter en quelques heures ce qu'arrive à faire un policier en plusieurs semaines, voire en quelques mois.
La technologie est actuellement testée par le FBI, le département américain de la Sécurité intérieure et plusieurs autres corps de police canadiens, dont la police de Winnipeg et de York. Il en va de même pour les forces policières de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.
La GRC, selon ce que nous avons appris, décidera d'ici la fin du mois si elle ajoute cet outil informatique à ses méthodes d'enquête.

Plus de 300 000 images


Lorsqu'un pédophile est pincé, l'une des premières tâches que doivent accomplir les services policiers, avant même de pouvoir déposer des accusations, est d'analyser les milliers d'images que contient son ordinateur.
En moyenne, un ordinateur renferme entre 300 000 et 450 000 images. Actuellement, chacune de ces images doit être ouverte manuellement et analysée par un policier.
«Notre logiciel ne prend pas de décision à la place du policier», précise le président de BlueBear, Antoine Normand.
En se basant sur des images de pornographie déjà en banque, le logiciel arrive à décomposer chaque nouvelle photo et détermine, selon le contraste des couleurs de chacun des pixels, par exemple, si c'est de la por nographie ou autre chose.

Analyse pertinente


Plutôt que de devoir analyser des centaines de milliers d'images dont la plupart ne sont pas pertinentes, le policier n'aura qu'à se pencher sur le matériel pornographique, poursuit l'homme d'affaires de Gatineau.
«Notre logiciel diminue de 80 à 92 % le nombre d'images devant être vues par un policier, dit M. Normand. Aucun autre outil informatique dans le monde n'arrive à faire ça. La marge d'erreur du logiciel est nulle.»
La pornographie juvénile est un fléau qui prend de plus en plus d'importance et ce n'est pas en embauchant plus de policiers ou en payant des quantités énormes d'heures supplémentaires que les forces de l'ordre vont l'éradiquer, estime M. Normand.

«La lutte à la pornographie juvénile passe par des outils informatiques adaptés aux réalités d'Internet», affirme-t-il.

Un véritable fléau


  • La pornographie juvénile dans Internet est une industrie qui génère plus de 2 milliards par année.
  • Le nombre de fichiers contenant de la pornographie juvénile dans Internet est quatre fois plus important aujourd'hui qu'en 2005.
  • Au Canada seulement, on estime à 205 000 le nombre d'ordinateurs contenant de la pornographie impliquant des enfants.
  • 92 % des Canadiens se disent préoccupés pas la distribution de pornographie juvénile dans Internet.

  • En 2003, 99 % des accusations de production, consommation et distribution de pornographie juvénile concernaient des hommes.
  • En 1998, il n'y a eu que 20 accusations liées à la pornographie juvénile pour tout le Canada.
  • En 2006, 126 infractions de pornographie juvénile ont été enregistrées au Québec et 204 en 2006.

Sources: Le Centre canadien de la protection de l'enfance, le ministère de la Sécurité publique du Québec et Statistique Canada.

(Le journal de Montréal).

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22 mois de prison

24 février 2008

Un pédophile écope de 22 mois de prison.


Un militaire à la retraite qui a admis avoir eu des contacts sexuels à huit reprises avec une fillette de quatre ans fréquentant la garderie exploitée par sa conjointe a été condamné hier à 22 mois de prison.

L'individu de 64 ans, Georges Franklin, a reconnu s'être livré à des attouchements aux seins et à la vulve. Il a aussi incité la fillette à manipuler son pénis et il lui a donné des baisers sur la bouche, «comme les adultes», a rappelé la juge Hélène Bouillon.

À certains moments, les sous-vêtements et les pantalons de l'enfant ont été enlevés. À d'autres, ce sont plutôt ceux de l'accusé qui l'ont été.

Au cours du printemps 2006, les parents de la petite Andréanne (prénom fictif) ont commencé à constater sa réticence à se rendre à la garderie. En septembre, on l'a changée de garderie et, une semaine plus tard, elle a confié avoir subi des attouchements dans le salon ou la cuisine de la garderie.

Des paroles de Franklin avaient eu pour but de confiner Andréanne au silence en évoquant la colère de ses parents en cas de dénonciation. «Maman, j'ai un gros secret à te dire, mais Georges dit que tu vas être fâchée si je te le dis», a en effet déclaré la fillette, le soir où elle s'est confiée.

L'individu ayant fait carrière durant 24 ans au sein des Forces armées n'avait pas d'antécédents judiciaires. À la suite de la dénonciation de la victime, la garderie de sa conjointe a fermé ses portes et le couple est déménagé à Saint-Thomas de Joliette après avoir fait faillite.

La défense demandait de six à neuf mois


Devant la juge, Franklin a exprimé des regrets et, se montrant disposé à poursuivre la thérapie qu'il a déjà entreprise, il a dit réaliser tout le mal qu'il a fait à Andréanne. Dans son rapport présentenciel, on mentionne que les éléments de risque émanant de la propre limite de Franklin à se remettre en question sont préoccupants.

La procureure de la Couronne dans cette affaire, Me Valérie Lahaie, avait réclamé l'imposition d'une peine de deux à quatre ans de pénitencier alors que l'avocat de l'accusé, Me Jorge Armijo, suggérait de ne lui infliger qu'une peine de six à neuf mois de prison. À la peine de 22 mois, la juge Bouillon a ajouté une probation de trois ans au cours de laquelle il sera interdit à Franklin de se trouver seul avec des personnes mineures ainsi que de communiquer avec la victime et sa famille.

L'individu a dû en outre se soumettre à un prélèvement d'échantillons de substances corporelles pour analyse génétique et, durant 20 ans, il devra se conformer à la Loi sur l'enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels. Enfin, la juge lui a interdit à perpétuité d'occuper un emploi auprès des enfants et de tenter de communiquer avec eux à l'aide d'un ordinateur. Durant 10 ans, Franklin devra même s'abstenir de se rendre à des endroits normalement fréquentés par des enfants.

Les parents frustrés de la peine


Posément mais fermement, les parents de la petite Andréanne ont exprimé leur déception et leur colère laissées par la peine imposée à Georges Franklin. Ils ont toutefois reconnu qu'à leurs yeux, aucune peine n'aurait été suffisante.

«Son souvenir le plus lointain sera ce gros cochon qui la taponnait», a déclaré le père, qui avait décrit à la juge les nombreuses séquelles, dont certaines encore bien présentes, laissées à sa fille par les gestes du pédophile. Ceci dit, le couple a refusé de jeter la pierre à la juge, admettant qu'elle était liée par la jurisprudence en pareille matière. Ils ont toutefois déploré n'avoir reçu aucun appui du Centre de la petite enfance dont relevait la garderie en milieu familial exploitée par la conjointe de Franklin.

Non dissuasif


S'ils sont déçus, les parents ne regrettent pas d'avoir porté plainte, convaincus qu'ils auraient été mal avisés de se faire justice eux-mêmes. Mais ils n'en démordent pas, une peine de 22 mois ne constitue pas un bon message, car, selon eux, «elle ne fait peur à personne».

À ce chapitre, le père considère que les peines imposées aux États-Unis ont un effet beaucoup plus dissuasif. «On n'est pas assez sévère au Canada, s'est-il écrié. On leur donne des vacances!» De son côté, la mère s'est dit, particulièrement «frustrée» par le fait que Franklin soit demeuré en liberté même après avoir plaidé coupable. Pour elle, c'est donc clair : «Il faut changer la loi!» (Le Soleil)

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6 ans de prison

18 février 2008

Six ans de pénitencier contre le pédophile Raynald Côté.


Le ministère public réclame une sentence exemplaire de six ans de pénitencier contre le pédophile Raynald Côté. L'homme de 44 ans a reconnu sa culpabilité à 13 chefs d'accusation à caractère sexuel aux dépens de six fillettes âgées de six à huit ans.

Les quatre dernières agressions auraient été commises le printemps et l'été derniers au domicile de l'accusé à Terrebonne, dans la région de Lanaudière. En mai 2007, Raynald Côté aurait même été surpris en train d'agresser sa filleule, qui est la fille de son meilleur ami.

L'enquête avait aussi permis de retracer deux autres agressions qui seraient survenues au Saguenay/Lac Saint-Jean dans les années 1980. Lors des représentations sur sentence, mardi, la défense a indiqué qu'une peine de trois ans et demi de pénitencier serait suffisante compte tenu de l'absence d'antécédents de son client en semblable matière. Le juge Claude Melanson, de la Cour du Québec, prononcera sa sentence le 30 mai prochain. (Press canadienne)

Gros coup de filet

13 février 2008

22 accusés, 73 chefs d'inculpations.


En Ontario, les autorités ont appréhendé 22 personnes dans une enquête coordonnée d'une envergure nouvelle sur la pédopornographie.

La plus importante enquête coordonnée sur la pornographie à caractère pédophile jamais menée en Ontario a permis aux policiers d'appréhender 22 personnes, lors d'une série de descentes menées aux quatre coins de la province, lundi. Les personnes arrêtées devront répondre à un total de 73 chefs d'accusations, celles d'avoir été en possession de pornographie juvénile et d'en avoir distribué sur Internet. Les accusés habitent aux quatre coins de la province, de London (Sud-Ouest), à Ottawa (Est), et d'Espanola (Nord-Est) à Red Lake (Nord-Ouest). Un mineur et une femme sont au nombre des accusés. Parallèlement aux annonces de ces arrestations, la Police provinciale de l'Ontario a rendu public un rapport qui révèle que plus de 15 000 Ontariens utilisent activement leur ordinateur pour distribuer de la pornographie pédophile. Un groupe d'enquêteurs américains, en collaboration avec la police torontoise, a découvert que plus de 4000 ordinateurs échangeaient des images de gestes de nature sexuelle sur des enfants.

La conférence de presse annonçant le dépôt d'accusations coïncidait avec la tenue de la Journée Safer Internet, qui souligne l'importance que la toile soit un outil sécuritaire et utile à des fins éducatives et personnelles, pour les enfants.

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Révoltant!

07 février 2008

Des poupées gonflables de fillette à 180 euros pièce !


Des enquêteurs de la police de Montréal ont saisi des poupées gonflables vraisemblablement conçues pour les pédophiles et vendues pour eux dans un sex-shop. Après avoir reçu une plainte en juin 2006, les enquêteurs du Module de lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants de la police de Montréal se sont rendus dans une succursale d'une importante chaîne de sex-shops de la région de Montréal où ils en ont saisi cinq, a appris le Journal. Le propriétaire du commerce, qui venait de les recevoir et qui voulait semble-t-il «tester» le marché, a été arrêté. Son entreprise a plaidé coupable à une accusation de distribution de pornographie juvénile et a été condamnée à une amende de moins de 5000 $.

Pornographie juvénile


Les poupées, aux allures de fillettes, se vendaient 180 $ pièce. Elles ont été retournées chez le fabricant, en Chine. Les enquêteurs de Montréal ont également appris qu'une poupée avait été vendue à Toronto et ont avisé leurs collègues de la Ville reine. Puisque l'accusé a reconnu sa culpabilité, un juge n'a jamais eu à statuer sur cette affaire. Après avoir saisi les poupées, les policiers ont soumis le dossier au procureur de la Couronne, Me Steve Larivière. Il a conclu qu'il s'agissait de pornographie juvénile selon un article de loi qui définit comme pornographie juvénile toute représentation d'une personne âgée de moins de 18 ans se livrant à une activité sexuelle explicite. «Le visage, l'habillement, c'était visiblement pour représenter une personne de moins de 18 ans», explique Me Larivière.

Une première


«Je n'avais jamais vu une poupée comme cela. Celle-ci s'adresse visiblement à une clientèle pédophile», croit le docteur en criminologie Philippe Bensimon, à qui les enquêteurs avaient demandé un avis. «Notre but, c'est de protéger les enfants contre l'exploitation sexuelle», indique le lieutenant- détective Guy Bianchi, du Module de lutte à l'exploitation sexuelle des enfants du SPVM. «Le taux de progression de la criminalité est important chez les pédophiles. Est-ce qu'un pédophile aurait pu commencer avec la poupée et ensuite aller plus loin avec un enfant?» se demande-t-il. (canoë)


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Pédophile à rechercher

17 janvier 2008

GAETAN CARRIER: Activement recherché, finalement arrêté.


Gaétan Carrier âgé de 52 ans, un professeur de boxe chinoise de Saint-Dominique en Montérégie, était activement recherché par la Sûreté du Québec suite à deux agressions sexuelles sur des jeunes garçons respectivement âgés de 10 et 11 ans.

C'est grâce à la perspicacité d'un citoyen qui avait entendu certaines conversations que le «pot aux roses» fut dévoilé. Suite à des informations obtenues, le citoyen a découvert que Carrier avait été précédemment condamné à quatre ans de prison en 1999 pour des agressions sexuelles commises contre cinq anciens élèves âgés de 13 à 16 ans, dans la région de Sherbrooke. Réalisant que les parents de ses élèves étaient au courant de ses frasques, le pédophile s'est enfui. Or, ce matin, la police a mis la main dessus. Vers 8 h 45, les agents ont procédé à l'arrestation de Gaétan Carrier. Des informations transmises à la police ont mené à cette arrestation qui s'est déroulée sans anicroche au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke-Fleurimont.


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Enseignant impliqué

22  décembre 2007

Un ancien enseignant auxiliaire accusé.


Todd Tenetuik, un ancien aide-enseignant à l'école secondaire L.Y. Cairns d'Edmonton, est accusé de possession et de distribution de pornographie infantile. C'est à la suite de conversations à caractères sexuels sur Internet que les autorités américaines ont été alertées. En mai dernier, l'Unité albertaine d'enquête sur l'exploitation des enfants sur Internet a été informée de la situation. Quelques mois plus tard, soit en octobre, l'unité frappait à la porte de l'homme de 40 ans avec un mandat de perquisition. Les policiers ont retrouvé plusieurs photos et vidéos d'enfants abusés sexuellement dans l'ordinateur de l'accusé. On y retrouvait principalement des jeunes filles âgées de 1 an à 11 ans. Lorsque la direction de l'école a appris la nouvelle, M. Tenetuik a quitté son poste. Selon la police et le directeur de l'école, Gord Hanson, aucun enfant de l'établissement n'aurait été approché par l'individu. L'accusé avait également travaillé chez Kids Kottage, une organisation qui vient en aide aux familles. La commission scolaire et Kids Kottage avaient pourtant vérifié son dossier criminel et ses interventions passées avec les enfants. Toutefois, rien n'y apparaissait. (Radio Canada)

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Pédophile libéré, les parents ont peur

16 décembre 2007

La libération d'un pédophile notoire fait craindre le pire aux parents.


La libération d'un pédophile notoire qui s'établira dans une maison de transition de l'est de Montréal fait craindre le pire aux parents de ce secteur et inquiète les élus qui espèrent que le délinquant sera étroitement surveillé. Hier, le Journal rapportait que Marcel Rivest, un pédophile qui a fait une cinquantaine de victimes, allait être remis en liberté après avoir purgé deux tiers d'une peine de prison de deux ans. Dans les années 60 et 70, l'homme a eu un millier de contacts sexuels avec des adolescents, en plus d'agresser à plusieurs reprises son neveu, alors âgé de 12 à 15 ans. Le délinquant n'a jamais manifesté d'empathie et il a refusé de compléter un «programme intensif en délinquance sexuelle».
Pourtant, la Commission nationale des libérations conditionnelles vient de le relâcher.

Nouvelle choquante


La nouvelle a choqué beaucoup de parents dont les enfants fréquentent les écoles primaires du quartier. «Je n'aime vraiment pas ça. Ma fille est toujours avec moi, mais je vais la surveiller encore plus», a confié Louise Paquette, rencontrée près de l'école Maisonneuve. Isabelle Boudreau, qui attendait ses enfants près de l'école Saint-Nom-de-Jésus, était aussi alarmée. «J'ai lu l'article ce matin et j'espérais qu'il ne vienne pas dans ce secteur, a-t-elle dit. Pourquoi mettent-ils des gens comme ça dans un quartier où il y a autant d'enfants?»  Mise au courant de l'arrivée de Marcel Rivest dans son arrondissement, le maire Lyn Thériault a avoué être préoccupée. «Il faut que l'encadrement soit serré, a-t-elle dit. On souhaite toujours que ces personnes ne se retrouvent pas près de garderies ou d'écoles. Elles ont droit à leur chance, mais elles devront être bien surveillées.»

Libération automatique abolie?


La libération du pédophile survient au moment où un comité chargé d'évaluer le service correctionnel du Canada recommande d'abolir les libérations automatiques aux deux tiers de la peine pour des libérations au mérite. Le criminologue de l'Université de Montréal, Denis Szabo, trouve positive cette mesure. «Un examen approfondi des détenus aidera l'État à mieux faire son travail de protection du public», croit-il. La porte-parole du ministère fédéral de la Sécurité publique, Mélisa Leclerc, a indiqué hier que cette possibilité allait être étudiée sérieusement. (Presse Canadienne)

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Pédophile condamné

13 décembre 2007

Un pédophile américain retracé à Montréal, en mai, est condamné.


Un homme qui a passé des années en cavale au Canada avant d'être identifié sur une liste des 10 individus les plus recherchés par le FBI a été condamné lundi à 20 ans d'emprisonnement pour pornographie infantile.

En prononçant la peine, le juge de district John Walter a qualifié Richard Goldberg d'individu "profondément perturbé" ayant manifesté une "immoralité et une absence de remords" incroyables.

Goldberg, de Long Beach, en Californie, avait plaidé coupable, en août, à l'accusation d'avoir produit de la pornographie infantile.

En plus de l'accusation au fédéral, il avait aussi été cité en 2001 dans un mandat d'arrestation de l'Etat, sous six accusations d'avoir molesté des enfants et deux accusations de possession de matériel de pornographie infantile. Ces accusations, selon lesquelles Goldberg aurait agressé des fillettes âgées de cinq à neuf ans, sont en cours d'instance.

L'homme s'est enfui au Canada en 2002, peu après la saisie de son ordinateur par la police de Long Beach.

Cet ex-ingénieur en aérospatiale âgé de 62 ans a été arrêté en mai à Montréal après avoir été reconnu par quelqu'un qui a fourni son adresse aux autorités.

Devant le tribunal, lundi, l'homme a attribué son comportement à l'abus d'alcool.


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Attouchement sexuels avec un enfants

12 octobre 2007

Trois mois pour contacts sexuels avec un enfant de sept ans.


Cas pathétique que celui de Louis Gosselin, de Saint-Jean à l'Île d'Orléans, coupable de contacts sexuels avec un garçon de sept ans. L'homme est âgé de 40 ans, mais présente des limitations intellectuelles, de sorte que son comportement se compare à celui d'un enfant de 10 à 12 ans, de préciser la procureure de la Couronne. Mais il n'est pas considéré comme un déficient intellectuel.

Me Carmen Rioux a décrit les gestes de l'accusé, qui à cinq reprises a été vu en compagnie de la victime par un citoyen du village. Gosselin assoyait l'enfant sur ses genoux et glissait sa main dans son pantalon pour lui toucher le pénis, les fesses ou l'anus. Les gestes se sont produits entre juin et septembre 2006. Ils ont cessé quand le citoyen a finalement fait un signalement à la DPJ.

Même si elle reconnaissait que les gestes posés par Gosselin ne sont pas les plus graves, Me Rioux réclamait tout de même une peine sévère de deux ans moins un jour de prison suivie d'une probation de trois ans, afin de protéger les enfants le plus longtemps possible. Le risque de récidive inquiétait la procureure de la Couronne. Selon les experts, l'accusé est un pédophile homosexuel primaire. Le « primaire » est l'abuseur sexuel le plus à risque de récidiver. Le rapport présentenciel mentionne que l'accusé jouait au petit galop avec l'enfant.

Pour la défense, Me Serge Goulet se demandait ce qu'une longue peine de prison pourrait bien apporter à l'accusé et à la société. Selon l'avocat, la victime et son client, compte tenu de son âge mental, étaient comme des enfants qui jouent ensemble et qui se montrent les fesses. Tout le monde au village sait maintenant qu'il ne faut pas laisser les enfants jouer seuls avec l'accusé, de dire l'avocat de la défense.

Dans son témoignage, le frère de l'accusé a dit que ce dernier regardait surtout les dessins animés à la télé. Il passe son temps à jouer, notamment aux quilles, à la pétanque et au bingo.

Compte tenu des circonstances particulières dans ce dossier, le juge a imposé une peine de détention de trois mois, suivie d'une probation de trois ans, avec un suivi pendant deux ans. L'accusé devra aussi se soumettre à une thérapie pour délinquants sexuels à Robert-Giffard. S'ajoutent l'inscription au registre des délinquants sexuels pendant 20 ans, l'interdiction de se retrouver seul en présence de mineurs, et l'obligation de fournir des échantillons corporels aux fins d'ADN. (Le Soleil)

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