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En France Une famille écrit à Sarkozy | 04 décembre 2008
Alors que le pédophile Fabrice Huljack vient de récidiver, la mère d'une adolescente, séduite par cet homme de 43 ans via internet, envoie une lettre au chef de l'Etat.
Alors que le pédophile Fabrice Huljack vient de récidiver, la mère d'une adolescente, qui avait été séduite par cet homme de 43 ans via internet, a envoyé mardi une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui demander de "modifier la loi", a signalé, mercredi 3 décembre, son avocat. Elle y demande au président de la République "d'intervenir pour modifier une loi si mal faite et qui ne protège pas assez les victimes". "Nous venons d'apprendre par la radio et la télévision que ce Monsieur ayant été relâché le 28 août 2008 vient de recommencer une nouvelle fois ses atrocités avec une adolescente de 14 ans", écrit la mère dans son courrier. "Notre avocat Maître Roussel Jean-Loup et nous n'avons pas été prévenus de sa libération. Nous trouvons cela monstrueux", poursuit-elle.
Récidive
Karen s'était faite piégée l'année dernière, sur internet, à l'âge de 16 ans, par ce pédophile. Il s'était fait passer pour un gendarme de 19 ans, alors qu'il en avait 43. L'adolescente avait ensuite disparu pendant trois jours et subi des agressions sexuelles. Elle avait été retrouvée à La Rochelle. "Suite à cela, Karen doit être suivie par un psychologue et nous avons dû la changer d'établissement scolaire", indique sa mère qui évoque pudiquement "le traumatisme de (sa) fille et de sa famille". Fabrice Huljack, ancien SDF devenu chauffeur-livreur, a de nouveau été interpellé le 20 novembre après la disparition d'une adolescente de 14 ans. Le scénario est le même : il a séduit la jeune fille sur internet et a eu avec elle des relations sexuelles pendant trois jours, toutefois apparemment consenties.
Changer les modalités du contrôle judiciaire
Condamné 17 fois en 20 ans pour vols et escroqueries, mais aussi à deux reprises pour des agressions sexuelles sur mineurs, Fabrice Huljack était sorti de prison le 28 août après l'affaire de Karen. Il était assigné à résidence en Charente-Maritime sous strict contrôle judiciaire, et attendait son jugement. Or la mère de Karen comme son avocat, Me Roussel, estiment indispensable de faire évoluer la loi sur l'information des victimes. A commencer par les modalités du contrôle judiciaire. Actuellement, ce n'est que si ce contrôle indique que le prévenu ne doit pas entrer en contact avec les victimes que sa libération leur est signalée. Ce qui n'était pas le cas pour Fabrice Huljack. (nouvelobs)
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|  Un animateur coupable d'agressions sexuelles | 16 novembre 2008
14 ans de prison pour un animateur de centre aéré.
Un ancien animateur de centre aéré accusé d'un viol et d'agressions sexuelles sur quatorze enfants âgés de trois à six ans, a été condamné vendredi à une peine de 14 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Alpes-Maritimes à Nice.
Sa condamnation est assortie d'un suivi socio-judiciaire de sept ans et d'une interdiction d'exercer une activité professionnelle ou bénévole auprès de mineurs. Une peine de quinze ans de réclusion, un suivi socio-judiciaire de 10 ans et une interdiction d'exercer avait été requis. L'accusé a contesté durant toute la semaine d'audience des faits qu'il avait reconnus lors de sa garde à vue, avant de se rétracter au cours de l'instruction. Sébastien Mathieu, 33 ans, était employé depuis quatre ans comme animateur par la commune de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) lorsqu'en janvier 2006 une fillette de trois ans avait dénoncé à son père les attouchements sexuels qu'il lui aurait fait subir. Après l'ouverture d'une instruction, l'enquête avait été élargie à plus de 700 enfants que Sébastien Mathieu a côtoyé dans le cadre de ses fonctions. L'animateur avait finalement été renvoyé devant les assises pour avoir agressé sexuellement quatorze bambins alors âgés de 3 à 6 ans, pour avoir violé l'un d'eux âgé de 3 ans et pour une exhibition sexuelle devant un autre enfant. Les faits se sont déroulés entre janvier 2005 et février 2006 la plupart du temps lorsque l'homme accompagnait aux toilettes ces enfants de section maternelle du centre de loisirs où il travaillait. Soutenu par ses proches qui l'ont décrit comme un garçon gentil, Sébastien Mathieu était inconnu des services de police avant la dénonciation des faits. Pointant la "disparité des lieux et des faits" dans les déclarations des enfants, sa défense avait plaidé l'acquittement.(AFP) |
|  Seine-Saint-Denis | 18 octobre 2008
Les enfants dénoncent le pédophile.
Un homme de 42 ans a été incarcéré, en milieu de semaine, après avoir tenté d'enlever un enfant en pleine rue à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). Le ravisseur a abordé un garçon, âgé de 12 ans avant de lui demander de le suivre. Les jeunes camarades de la victime ont mis en fuite l'inconnu qui a été interpellé quelques instants plus tard.
Placé en garde à vue, il a reconnu avoir des «pulsions pédophiles» et se livrer à des «jeux érotiques» avec des enfants. (INFO LE PARISIEN)
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|  Saint-Omer | 30 septembre 2008
Agression sur une enfant de 4 ans.
Les faits reprochés à un Longuenessois auraient pu lui valoir la cour d'assises. Une juridiction qu'il connaît pour y avoir été condamné pour viol voici une dizaine d'années.
La fillette, qui avait 4 ans, en août 2006, demanda un soir à ses parents de rester chez sa mamy, à Longuenesse, pour profiter de la présence d'un cousin de son âge. Le père et la mère étaient un peu réticents car le compagnon de la grand-mère avait été condamné dix ans plus tôt pour viol sur une de ses filles. Mais, devant l'insistance de l'enfant et sachant que la grand-mère était là, ils acceptèrent.
Alors que la petite dormait dans la chambre de la grand-mère, cette dernière, alors que la nuit se terminait, envoya l'enfant dans la chambre du prévenu. Apparemment parce qu'elle avait fait un cauchemar et qu'elle voulait être rassurée. «Pourquoi la jeter dans la gueule du loup ?», lance le vice-procureur à la grand-mère. «J'ai confiance en mon mari », répond-elle, sans états d'âme apparents.
Le prévenu commet alors des actes qu'il minimise, aussi bien dans leur définition que dans leur commentaire : «caresses, geste malencontreux». Une attitude que le vice-procureur fustige, surtout quand le prévenu dit que la petite « rigolait ». «Votre fille aussi rigolait quand vous l'attachiez et que vous la violiez. Et la petite, quand elle est repartie de chez vous, elle disait qu'elle avait mal, que vous étiez méchant et elle n'a pas voulu vous faire de bisous. Elle n'a donc pas dû rigoler ! »
À 4 ans, elle a déjà un passé à assumer »
L'avocat de la partie civile dit la pression subie par les parents à qui on a demandé ne pas mettre dans l'embarras celui que la petite appelait papy. Sans compter qu'on a aussi essayé de faire passer la fillette pour une affabulatrice alors que des examens médicaux ont confirmé l'agression sexuelle. « A 4 ans, elle a déjà un passé à assumer. » Et de réclamer 10 000 euros de dommages et intérêts pour une enfant qui fait encore régulièrement des cauchemars après ce qu'elle a vécu.
« Il faut regarder les choses en face. De nombreux enfants sont victimes chaque année d'hommes comme lui et en subissent les séquelles . » Si le représentant du parquet estime que la compagne du prévenu a sa part de responsabilité, il lance à la mère de la victime, en pleurs : « Vous n'êtes pas responsable d'avoir fait confiance à votre mère ».
Le vice-procureur estime que le prévenu est en situation de récidive légale. Après avoir dit que la justice est d'abord là pour protéger les victimes avant de s'occuper de la thérapie des agresseurs, il requiert trois ans de prison avec un suivi socio-judiciaire de dix ans.
« Il a eu le courage de reconnaître les faits même si, à l'audience, c'est difficile, pour lui, de se reconnaître dans le personnage qu'on dépeint. Il n'y a pas eu recherche active de ce moment où il a commis les faits. Il voulait faire des câlins. Il y a pu y avoir confusion. Il a dérapé. Il manque de repères, ce n'est pas un pédophile au sens psychologique. Il a plus besoin de soins que d'une incarcération », estime le défenseur.
Le jugement a été mis en délibéré et il sera rendu le mardi 7 octobre. (LaVoixduNord)
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|  VILLENEUVE | 14 septembre 2008
Il agressait ses belles-filles.
Deux soeurs souffrent en sanglotant sur leur banc. À la barre, leur beau-père est accusé d'agressions sexuelles répétées. Elles souffrent car leur mère n'est pas à leurs côtés mais sur le banc des accusés pour non assistance à personne en danger.
O. V. et sa compagne habitaient à Phalempin avec ses deux belles-filles et un petit garçon né de cette union. Il est accusé d'avoir agressé sexuellement les deux jeunes filles de 1994 à 2003. À l'époque, la plus jeune des filles avait 9 ans. Durant des années, cet homme aux épaules de déménageur a joué à un jeu atroce avec les deux enfants. À l'âge de 15 ans, la cadette se décide à parler à une conseillère d'éducation du collège. La grande soeur a suivi en déposant pour les mêmes faits.
Avant d'en arriver là, les jeunes filles ont tenté vainement d'alerter leur mère. Cette dernière a fait la sourde oreille en ne croyant même pas ses filles qui lui présentent des SMS douteux.
À la barre, O. V. ne nie plus. Il dit avoir peut-être agi sous l'effet de l'alcool : « Je ne pense pas avoir des attirances pour les enfants.» Il rentre la tête dans ses larges épaules, chuchote. « Mais, un enfant de 9 ans peut-il résister à un homme fort comme vous ? » demande le président qui révèle des faits de masturbation imposée à l'âge de 12 ans.
« Elles étaient toujours avec lui »
Assises derrière, les deux soeurs sont effondrées. « Elles aimeraient comprendre pourquoi vous en êtes arrivé là. » Le président questionne O. V. qui n'a pas de réponse. Les remords du beau-père ne calment pas les douleurs des deux victimes. Et pour cause, à la barre, la mère continue de les prendre pour des menteuses. « Elles sont revenues sur leurs déclarations ensuite. Si c'était vrai, elles se seraient détachées de lui. Elles étaient toujours avec lui. » Le président est aussi étonné que les filles souffrent : « Vous n'y croyait toujours pas alors que votre mari a avoué. » Elle fixe son mari dans les yeux et refuse toujours d'y croire.
Elle épouse celui qui a agressé ses filles
Quatre ans après la déclaration de la cadette, la mère ne semble toujours pas avoir pris conscience de la situation. Pire, pendant l'instruction, elle a épousé celui qui est accusé d'avoir agressé sexuellement ses filles. Une annonce douloureuse pour ses deux filles. Elles avouent avoir perdu leur mère : « Elle n'existe plus. Ils nous ont enterrés vivantes. » Et pourtant, elles se sentent coupables d'envoyer leur mère en prison. Il suffisait d'un signe de la mère, qu'elle accepte l'impensable pour que ses filles puissent se reconstruire, pour qu'elle évite la prison.
Mais elle s'est enfoncée. Même quand son mari l'a regardée dans les yeux pour lui avouer : « Ça s'est passé. » Elle hoche toujours la tête.
Les deux jeunes femmes n'ont toujours pas réussi à récupérer leur mère et peinent encore à se positionner en tant que victimes. L'aînée a quitté le domicile familial très tôt sans avoir réussi à convaincre sa mère et sa petite soeur a souffert des mêmes agressions. Son avocate dépeint une jeune femme brisée, « qui n'arrive pas à atteindre le statut de mère et offrir celui de père à son mari. Elle regrette d'être partie parce que sa soeur a souffert après elle. » Le procureur a requis contre O. V. trois ans d'emprisonnement dont un avec sursis mettant notamment en évidence la fréquence régulière des agressions et la défaillance de ces deux adultes maltraitants. Il a requis six mois avec sursis pour la mère qui n'a pas voulu entendre.
O. V. a finalement écopé de dix-huit mois ferme et autant avec sursis. Quant à la mère, le tribunal est allé au delà de la réquisition du procureur avec six mois ferme et six autres avec sursis. Sans un regard pour ses filles qui ne demandaient que ça, cette petite dame s'est éclipsée derrière les larges épaules de son mari qui a affronté le regard de ses deux belles-filles en s'excusant.
MATTHIEU BOTTE
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|  NICE | 30 août 2008
Un homme accusé de pédophilie frappé par des parents.
Raymond L., 53 ans, a été mis en examen vendredi soir pour «agressions sexuelles sur mineurs»,des petits garçons infortunés du quartier Saint-Augustin qu'il a attirés de façon très particulière dans une cave.
Le week-end dernier, cet informaticien au chômage de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) se rend dans la cité populaire et insalubre des Moulins à l'ouest de Nice pour «acheter de la drogue», prétend-il. Là, il propose à des minots qui jouent dehors «un petit travail». Selon un enquêteur, l'inconnu se «fait passer auprès des enfants pour un sportif de haut niveau qui se dope et qui a besoin d'urine pour ne pas se faire attraper lors des contrôles». Ce Monsieur-là achète donc du pipi 2 euros ou plus. Et donne des bonbons. C'est ainsi que quatre petits garçons âgés de 6, 7, 9 et 10 ans se retrouvent dans une cave «à uriner dans des petits pots», selon un magistrat. «Comme ça se passe sous forme de jeux, il les fait cracher aussi.» Ils ont plusieurs rendez-vous d'affilée durant le week-end. «Et puis ça va crescendo.» Le prétendu sportif se met «à sucer les zizis» des enfants et, selon l'un d'eux, a essayé de mettre le sien entre ses fesses. Il en paie un pour faire le guet durant ces abus. Et achète leur silence à coups de 2 euros ou parfois 10.
«De telle sorte qu'à la fin du week-end un enfant se retrouve avec 25 euros. Ses parents s'étonnent», rapporte le magistrat. Le petit finit par avouer qu'il a fait «un petit travail» avec ses copains. Les familles se concertent et redoutent que leurs fils fassent le guet pour des dealers. Un gamin finit par lâcher le morceau. Alertée, la brigade des mineurs enregistre les témoignages des enfants. Le médecin ne décèle «pas de traces de pénétration». Mercredi, le pédophile présumé revient cité des Moulins. Un gamin le reconnaît et le dénonce à sa mère qui appelle la police. Une trentaine d'habitants encerclent l'homme et lui «filent une trempe» : «Il saignait du nez, avait été secoué, mais pas roué de coups. Il n'a ni fracture ni d'incapacité temporaire de travail», se défend un policier, furieux que le procureur de Nice, Eric de Montgolfier, déclenche une seconde enquête pour savoir «comment cet homme a été molesté et interpellé».
Les enquêteurs se demandent s'il est allé à cité des Moulins acheter de la drogue. Tout en le suspectant d'être «peut-être plus addict aux petits garçons qu'à l'héroïne». Ou les deux , puisque Raymond L. évoque des soucis de santé liés à «sa toxicomanie», «comme l'hépatite C». Pacsé avec son compagnon qui dit partager sa vie depuis vingt ans, Raymond L. réfute son homosexualité et nie tout abus sur les quatre petits garçons sans le sou. (Libération)
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|  Béthune | 11 août 2008
Des fantasmes assouvis sur une fillette.
Il a cédé à une tentation dangereuse. La fille de sa compagne, âgée de neuf ans, a du mal à s'en remettre. « J'arrive toujours pas à expliquer... » Il parle bas, très bas. Mal à l'aise, le regard fuyant.
Ce Béthunois n'a que 27 ans et pas de casier judiciaire. Alors que s'est-il passé entre 2006 et 2007 pour qu'il commette l'inacceptable ? Le pot au roses s'est brisé net un jour de juin quand la soeur de la victime a fait une découverte éprouvante : un CD alignant des photos pédophiles. Aucun doute sur le modèle : c'était sa jeune soeur, neuf ans à l'époque.
Les premiers temps, la fillette a nié farouchement que son beau-père ait pu l'agresser. Ce dernier, en revanche, ne s'est pas défilé trop longtemps. Ces photos, il a reconnu en être l'auteur, ajoutant qu'il ne les avait prises que « pour s'amuser ». Mais il y avait pire que ces clichés : des caresses poussées. Ces soirs-là - combien, il ne sait plus dire, il n'avait pas bu et n'agissait jamais dans la violence. En cherchant bien, il émet l'hypothèse que, peut-être, il visait à réaliser des phantasmes qu'il ne se permettait pas avec son épouse, plus âgée que lui - laquelle, toujours très partagée dans ses sentiments, pleure en silence. L'enfant, elle, a très bien su analyser ses silences : elle « avait peur de faire de la peine à sa mère ».
Patient, le président Pichoff lui répète que le juger, c'est aussi le comprendre. « Vos pulsions peuvent apparaître "spéciales", le mot pédophile fait peur. » Et il insiste encore : « Avez-vous déjà été attiré par des enfants avant ? » « Pas vraiment, je suis vraiment désolé, j'ai honte, je mérite d'être là... » Le président : « J'attire votre attention sur les peines encourues, elles sont lourdes. » Dix ans. Pourtant, on n'en saura pas plus, ni de ces caresses, ni de ce besoin de photographier la fillette. « C'est toujours gênant et difficile de parler de ses besoins sexuels », soupire Me Guilbert-Fruleux, qui aurait aimé apporter d'autres explications aux parents de la fillette, qu'il représente. Le procureur aussi veut bien l'admettre, mais il pense à la victime : « Que peut penser une enfant dans une position aussi insoutenable ? » Une enfant qui souffre toujours d'un stress post-traumatique, de problèmes de sommeil et scolaires. Pour le parquet, pas d'autre solution que de prolonger son séjour en prison, entamé le 26 juillet 2007. Me Bourgois se jette à l'eau, parle pour son client. Évoque « la honte et la culpabilité », les relations ambiguës avec une épouse dont il est divorcé « sans pouvoir faire le deuil de leur relation. Elle a continué à lui écrire des lettres d'amour enflammées. » Pour elle, le risque de récidive est au plus bas, les actes de son client relevant davantage de la frustration et du phantasme inassouvi.
Sur les 4 ans ferme requis par le parquet, elle en a regagné un. L'homme écope de 5 ans, dont 3 ferme, le reste assorti d'un sursis avec mise à l'épreuve. Il devra verser 1 000 E à la mère, autant au père, et 5 000 E à la fillette. (LaVoixduNord)
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|  Un éducateur écroué pour pédophilie. | 18 juillet 2008
Un ancien éducateur écroué pour pédophilie.
Un père de famille de 66 ans, est accusé de viol sur mineur alors qu'il exerçait la profession d'éducateur à Montbéliard dans le Doubs. Plusieurs enfants auraient été victime de ses agressions. Après 48h de garde à vue, un père de famille de 66 ans, retraité, a été écroué jeudi soir après avoir été mis en examen pour "viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité" par un juge d'instruction de Montbeliard (Doubs), apprend-on vendredi 18 juillet de source judiciaire.
En décembre 2007, un jeune homme de 28 ans avait déposé plainte auprès de la police pour des viols dont il aurait été victime entre 1987 et 1990 alors qu'il jouait dans les équipes de jeunes du club de football de Grand-Charmont (Doubs).
Le plaignant a mis en cause l'éducateur en question, à l'époque salarié chez Peugeot. Un autre enfant, au moins, aurait été victime de cet homme et a été interrogé par la police, précisait-on de même source. Les gendarmes mènent l'enquête sur commission rogatoire sur une période allant de 1975 à 1990, date à laquelle l'éducateur a quitté le club.
Attouchements sur un de ses fils
Cependant, le père de famille a reconnu des attouchements sur l'un de ses petits-fils entre 2002 et 2006. L'enfant avait 10 ans lors des premières agressions. Le mis en examen n'admet, en tout et pour tout, n'avoir commis que des gestes déplacés. (NouvelOps)
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|  Alerte enlèvement | 09 juillet 2008
Pas d'accord sur une alerte européenne.
La mise en place d'un système européen commun d'alerte dans les cas d'enlèvement d'enfant suscite encore des difficultés. Réunis à Cannes, sous la présidence de Rachida Dati, les ministres de la justice des Vingt-Sept se sont engagés mardi 8 juillet à améliorer la coopération entre leurs Etats, mais n'ont pu se mettre d'accord sur le modèle du dispositif créé en France en février 2006, que Mme Dati souhaitait étendre à l'ensemble de l'Union européenne.
La ministre française a présenté à ses collègues, sur DVD, l'exercice "alerte enlèvement" organisé le 12 juin par la France, en collaboration avec la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Selon le scénario retenu, une petite fille de 6 ans, luxembourgeoise, était enlevée vers 13 heures en gare de Tourcoing. La diffusion d'un message d'alerte et la collaboration des services de police permettaient l'interpellation du ravisseur à Dordrecht (Pays-Bas) en début de soirée.
En France, le plan "alerte enlèvement" a été mis en œuvre avec succès à six reprises. Il requiert notamment la participation des agences de presse et des sociétés de radio et de télévision. Il ne peut être déclenché que par le procureur de la République, en cas d'enlèvement avéré d'un enfant mineur dont la vie ou l'intégrité physique est en danger.
Les parents de la petite Anglaise Madeleine McCann, enlevée dans un complexe touristique au Portugal il y a un an, se sont faits les défenseurs d'une procédure européenne. Ils estiment qu'elle aurait pu aider les enquêteurs portugais, qui se préparent à clore une procédure qui a donné lieu à de multiples controverses.
La généralisation du plan aux autres Etats de l'Union, soutenue officiellement par la Commission, s'est heurtée à l'opposition de l'Allemagne, au grand regret du commissaire français Jacques Barrot qui a repris le dossier. "Chez nous, on publie des photos d'enfants disparus, mais seulement quand c'est vraiment nécessaire", a déclaré la ministre allemande de la justice, la sociale-démocrate Brigitte Zypries, qui a ajouté : "Il ne faut pas lancer une alerte européenne quand un enfant a disparu depuis deux heures. La grande majorité d'entre eux rentrent à la maison au bout de deux ou trois jours." Prenant acte de ce refus, Mme Dati a souhaité que les pays, dont la plupart disposent d'un système de recherche, mettent en relation leurs systèmes d'alerte. "Nous allons essayer de rendre ces systèmes complémentaires", a-t-elle dit. (le Monde)
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|  Jugé pour tentative d'enlèvement | 03 juillet 2008
Jugés pour tentative d'enlèvement d'une fillette.
Originaires de Rouen et de Nice, ils avaient planifié l'enlèvement d'une fillette. Ils ont été condamnés mercredi. Ils avaient tout prévu. D'abord, se rendre en Belgique où ils avaient l'intention d'enlever une fillette. Ensuite, revenir en France. Là, il était question de séquestrer l'enfant durant tout un week-end dans local isolé à Rouen et de lui faire subir des sévices sexuels. Cerise sur le gâteau : ils envisageaient également de marquer la petite fille au fer rouge d'un « S », comme « soumise », pour qu'elle n'oublie jamais ce qui lui était arrivé.
Ce plan, d'une rare monstruosité, les deux hommes, Christian Cadart, 49 ans, père de famille, et Hervé Limbour, 41 ans, l'avaient préparé durant plusieurs semaines par téléphone et par le truchement d'Internet où ils utilisaient les pseudonymes de « Diablo » et « Heliot ». « Aucun détail n'avait été oublié, se souvient un enquêteur. L'un des pédophiles devait se procurer une camionnette munie de portes coulissantes, un élément qui n'est pas sans rappeler le modus operandi du pédophile Marc Dutroux… Ils avaient également prévu des plaques volées. »
C'est grâce à l'intervention, fin mars 2007, d'un internaute auprès de Child Focus, une association d'outre-Quiévrain qui lutte contre la pédophilie, que l'enquête a pu être initiée. Un agent infiltrant de la police fédérale belge est alors entré en action en se connectant sur les forums où il a retrouvé la trace de « Diablo » qui, le 11 mai 2007, lui a présenté l'endroit où il avait prévu d'enfermer la fillette. « Le policier a réussi a lui faire croire qu'il voulait participer à la séquestration, expliquait-on au parquet de Rouen. Heureusement, cela a marché et nous avons pu éviter un drame… »
Lors du procès qui s'était tenu les 5 et 6 juin dernier à Rouen, Me Bruno Averland, avocat de « Diablo », avait assuré qu'il s'agissait là d'un « montage purement intellectuel, sûrement sordide et minable, immoral, amoral… mais pas illégal ». Ce à quoi les parties civiles avaient répondu : « C'est un dessein criminel qui a été fourbi et ourdi de longue date. »
Le tribunal correctionnel de Rouen a tranché hier en condamnant Christian Cadart à cinq ans de prison et Hervé Limbour à quatre ans de réclusion criminelle. Les deux hommes étaient poursuivis pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime ». Le parquet avait requis dix ans de prison à leur encontre. (FranceSoir)
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|  Violés dans leur famille d'accueil | 30 juin 2008
Deux fillettes et un garçon violés dans leur famille d'accueil.
UN PERE de famille de 46 ans, a été mis en examen hier pour viols et agressions sexuelles sur mineurs et placé en mandat de dépôt à Fleury-Mérogis. Son fils, âgé de 21 ans, a été laissé en liberté mais placé sous contrôle judiciaire. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale de l'Essonne.
De 2002 à 2006, le père et le fils sont soupçonnés d'avoir abusé sexuellement de deux fillettes et d'un garçon, de 7 et 8 ans, qui étaient placés chez eux, en famille d'accueil. Ces enfants avaient été retirés de leur famille, leurs parents étant incarcérés pour des faits d'inceste. La famille, décrite par certains éducateurs comme « la meilleure famille d'accueil de l'Essonne », selon une source proche de l'enquête, vivait dans un pavillon cossu d'Itteville, petite commune de 5 000 habitants au sud d'Evry. La mère, agréée par les services sociaux depuis 1997, et qui élève ses trois propres enfants - à l'époque des faits âgés de 15 à 19 ans - accueillait dans son foyer des enfants en difficulté. En 2004, le père de famille, chef de chantier et par ailleurs propriétaire de nombreux appartements, avait été mis en examen pour « dégradations de biens privés par incendie ». Puis il est poursuivi en juillet 2006, pour l'agression sexuelle d'un enfant du village. C'est à cette époque que, prétextant une dépression nerveuse, son épouse avait mis un terme à son activité de famille d'accueil.
Le père nie les accusations
L'enquête a permis de déterminer que les agressions se seraient déroulées en l'absence de la mère au domicile. Le père et son fils auraient agi séparément, chacun ignorant les méfaits commis par l'autre. Par ailleurs, en janvier 2007, le fils avait été mis en examen pour « violences volontaires avec armes ». Entendu dans le cadre de la garde à vue depuis mardi, le père de famille a nié tous les faits reprochés. Le fils, lui, ne reconnaît qu'une partie des agressions. Quant à la mère, elle aurait demandé le divorce. Elle pourrait être poursuivie par le parquet. Les trois victimes mineures ont été placées dans une autre famille d'accueil et dans une association. (Le Parisien)
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|  Agression sur sa fille | 26 juin 2008
Il écope de 4 ans ferme
Mardi après-midi, le tribunal correctionnel de Cambrai a prononcé une peine de 4 années de prison ferme à l'encontre d'un homme de 50 ans prévenu d'agression sexuelle à l'encontre de sa fille. Le procureur de la République avait requis six années. Les faits se sont déroulés en 1989 et 1990 dans le Catésis.
C'est à huis clos que l'affaire de cet homme, chef d'entreprise, aujourd'hui âgé d'une cinquantaine d'années a été évoquée. Une absence de publicité des débats réclamée par la victime, une jeune femme de 29 ans, qui s'est constituée partie civile. Mardi, cette mère de 4 enfants est venue raconter à la barre ce qu'elle a subi 18 ans plus tôt. Des sanglots dans la voix, elle a expliqué qu'à cette époque, le dimanche matin, son père l'appelait à venir dans son lit pour lui gratter le dos. Elle n'avait qu'une dizaine d'années mais elle se souvient de sa mère qui, loin de se douter de ce qui se passait, lui disait : « Vas-y. Il nous laissera tranquille comme ça. » Tout au long de l'audience, la victime répond aux questions des juges et de la défense. Elle décrit avec force de détails, la façon dont son père lui prenait la main pour la diriger jusqu'à son sexe. Elle raconte en pleurs les caresses et les scènes de masturbation. « Pourquoi n'avez-vous pas dit non ? » « Pourquoi ne l'avoir dit à personne ? » a interrogé le président du tribunal. « Parce que quand j'ai essayé on ne m'a pas crue (...) Et puis dans la famille, ça ne se dit pas ce genre de choses.»
Menotté à l'énoncé du verdict
En effet, à l'époque, la petite fille, avait raconté à sa grand-mère ce qu'elle subissait. Des déclarations que sa mère n'avait pas voulu croire. En 1993 pourtant, un appel téléphonique anonyme passé aux gendarmes avait donné lieu à une enquête. L'affaire avait été classée sans suite après les supplications de la petite victime qui ne voulait pas que son père soit inquiété par la justice. Ainsi, ce drame familial n'aurait sans doute jamais été révélé sans les déclarations d'une autre fille de la famille, elle-même victime d'agression sexuelle en 2006... mais de la part de son demi-frère (le fils issu du premier mariage du prévenu). Dans ses réquisitions, le procureur de la République a souligné que la jeune femme n'attendait qu'une seule chose depuis 20 ans : « Que son père lui demande pardon car elle l'aime. » Et d'ajouter avant de réclamer six ans de prison : « Elle n'a jamais voulu vous charger. Elle aurait pu en rajouter et mentir (...) Je vous plains, la vérité vraie vous l'avez dans votre tête. Comment ne pouvez-vous pas entendre le cri d'amour de votre fille ? ».
La défense a bien tenté de semer le doute dans les esprits des juges. « Oui, les enfants mentent, a plaidé Me Babouri. Et moi je n'ai aucune certitude. Elle avait 13 ans. Les adolescentes sont fragiles. » L'avocat du prévenu s'est ensuite interrogé sur l'absence de poursuites en 1993 : « On aurait dû interroger mon client au moment des faits. On lui a retiré toute chance de s'expliquer à l'époque. il y a 18 ans... ». Après une heure de délibération, le prévenu a été condamné à 4 ans de prison ferme. Menotté aussitôt après l'énoncé du verdict, l'homme a été conduit en prison. L'avocat de la défense, Me Babouri, visiblement abasourdi, a immédiatement indiqué qu'il ferait appel de cette décision : « Mon client a des salariés et un enfant mineur dont il a la charge... » (LaVoixduNord)
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|  Un autre père condamné à 7 ans !! | 20 juin 2008
Encore un père de famille condamné à 7 ans de prison !!
Une douloureuse épreuve, mardi pour une famille audomaroise. Un père de famille, sorti de prison, devait répondre, une nouvelle fois, d'agressions sexuelles sur deux mineurs. Dont sa fille. « Vous avez frôlé la cour d'assises », précisera le substitut du procureur.
Le prévenu reconnaît les faits, même si, regrette le ministère public, « il tente de les minimiser. » On reproche à cet Audomarois de 48 ans d'avoir agressé sexuellement un garçon de 13 ans, et sa fille, âgée, à l'époque, de 7 ans. Il avait déjà été condamné pour des faits similaires.
Ainsi, en août 2006, la maman de la fillette signalait que sa fille aînée avait surpris le prévenu avec un garçon dans son lit. En outre, dans un autre contexte, la fillette disait à une éducatrice que son père lui avait fait « des manières ». Entendue par la police, elle confirmait des caresses, précisant que ce n'était arrivé qu'une seule fois, « devant la télé ». Au moment des faits, il était sous contrôle judiciaire.
Le garçon, un ami du fils du prévenu, confiait, lui, qu'il avait subi à plusieurs reprises des fellations et des masturbations, pendant les vacances, en 2006. « Il a eu quatre fois des fellations, pas dix », reprend le prévenu. « Au début de l'audition, vous laissiez entendre qu'il était demandeur, poursuit la présidente. Mais vous utilisiez votre force pour obtenir de lui ce que vous vouliez ». « Oui » concède le prévenu. La présidente insiste... Il lâche, enfin : « Il avait peur de moi parce que je suis un adulte. » Car c'est là la difficulté. C'est sur la notion de violence que s'oriente le débat. Le prévenu ne semble pas admettre que ses actes ont un caractère violent. « Je ne l'ai jamais frappé ! », répétera-t-il à plusieurs reprises.
Tentative de viol
Mais, pour le substitut du procureur, les faits sont très graves. Il évoque une tentative de viol. Ainsi, devant le refus de l'enfant, il ne serait pas allé, comme il le dit maladroitement au tribunal, « au bout de l'acte ». Me Vuattier, pour son jeune client, âgé aujourd'hui de 15 ans, s'insurge : « Il minimise parce qu'il n'est pas allé jusqu'au bout. Ses propos sont inquiétants ! Il n'arrive pas à comprendre la gravité de ce qu'il a fait subir. » Et pourtant, Frédéric Fourtoy, pour le parquet, a bien tenté de le lui faire comprendre.
En le poussant à fouiller dans son passé, douloureux. « J'ai été agressé à 12 ans, par un sale type ». Et de dire qu'il était régulièrement battu par son père. « C'est une explication, pas une excuse monsieur », tempère la présidente du tribunal. « Mais est-ce qu'il y a un seul de ces enfants pour lequel vous vous êtes posé la question : "ils ne sont pas capables de se protéger, comme quand moi j'étais enfant ?" » Dans ses réquisitions, le substitut poursuivra. « Il leur a volé leurs premiers émois sexuels, leur premier baiser. Ça n'a pas de prix. » Il a requis dix ans de prison et la suppression des droits civiques et familiaux.
Me Dooghe demande « qu'on arrête de diaboliser monsieur comme une bête féroce. Il n'a pas une démarche de chasseur. On voit qu'il est en souffrance. Il n'a pas voulu faire mal, c'est quelqu'un qui est malade ! » Son client écope de sept ans de prison et du retrait de l'autorité parentale. Il devra, en outre, dédommager les victimes. (La Voix du Nord)
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|  7 ans ferme ! | 17 juin 2008
Sept ans de prison ferme pour le père incestueux.
Daniel G., Fenainois de 47 ans, a été condamné à sept ans de prison ferme avec mandat de dépôt, mardi. Il a été reconnu coupable de multiples agressions sexuelles sur trois de ses filles en 1997 et 1998.
Alors que la plupart des enfants voient la pension comme une punition, Géraldine, elle, a tout fait pour y être admise. Jusqu'à travailler un été entier dans un café pour se payer cet éloignement du domicile familial. C'était en 1998, la fin d'une période très difficile de son adolescence.
Dans la famille G., à Fenain, Géraldine est l'aînée de neuf enfants. C'est en pensant à ses cinq soeurs qu'elle révèle les faits en décembre 2002. Elle envoie un SMS à l'un de ses frères pour lui demander de protéger ses soeurs, craignant qu'elles aussi soient victimes d'agressions sexuelles de la part de leur père, Daniel. Le frère est absent, le SMS arrive sur son téléphone portable et c'est la mère qui le lit...
Daniel G. s'avance à la barre du tribunal, aidé d'une canne. Il a besoin d'une chaise. Aujourd'hui, l'homme de 47 ans vit seul. Femme et enfants ont tourné le dos à cet ancien maraîcher poursuivi pour des agressions sexuelles sur trois de ses filles. Géraldine, Judith et Alicia n'étaient âgées que de 9 à 14 ans entre 1997 et avril 1998.
Caresses puis viols
L'aînée est celle qui a le plus souffert. Dès 11 ans. Des caresses que son père qualifie encore de « taquineries », de « chatouilles », puis des gestes plus francs qui ont dérapé, au fil des mois... Géraldine était épiée par son père à travers la serrure de la porte de la salle de bains. Un jour, il l'a prise par le bras et l'a violée. Son épouse était à la maternité.
Ces agressions, Daniel G. les a reconnues dès sa première audition. Il était à l'hôpital à l'époque, pour une tentative de suicide. Le problème, c'est qu'il est ensuite revenu sur ses déclarations, parlant de « provocations » de Géraldine qui « voulait aller plus loin ». Devant le tribunal, il soutient cette seconde version. « Elle était consentante », souffle-t-il dans le micro, les yeux implorants. Derrière, loin derrière, au dernier rang, ses filles éclatent en sanglots. Daniel, lui, s'apitoie sur son sort : « Je suis très croyant vous savez... Le bon Dieu m'a bien puni. Cette maladie... ». Il souffre d'arthrose dégénérative.
La substitut Thérèse Diligent ne s'attendrit pas et met le prévenu face à ces deux versions. Daniel G. commence à parler : « Ma femme était partie à la maternité. On a fait des caresses et tout... ». « "Et tout", c'est quoi ? »insiste la substitut. « J'ai passé mon sexe partout... sans pénétration. » « On commence à avoir une ébauche de vérité, se satisfait la substitut. Qu'est ce que vous en pensez ? » Lui : « Ben... que ma seconde version est bonne. » Patatras, tout est à refaire. Dans la salle, les pleurs des plaignantes s'intensifient.
Leur avocate, Me Bony, monte au créneau : « Parce qu'elles lui disaient "Papa, je t'aime", il a considéré que c'était un élément accrocheur, mais c'est pas ça un amour de père ! Il gérait tout au foyer, comme un tyran. » Les réquisitions tombent net : sept ans ferme avec mandat de dépôt. En face, Me Goasdoué peut difficilement rivaliser compte tenu de l'attitude de son client : « Il a confondu entre l'amour et l'attirance physique, il ne faut pas caricaturer ! » C'est vain. Le tribunal suit les réquisitions, envoie Daniel G. pour sept ans en prison et le condamne à payer 12 000 € de dommages et intérêts à ses filles. Il fait appel.(La Voix du Nord)
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|  ASSISES: 12 ANS REQUIS | 12 juin 2008
Douze ans requis pour viols et attouchements.
Au terme de trois jours de procès, les jurés devaient se prononcer, hier soir, sur les agressions sexuelles et les viols commis entre 1986 et 1989, à Guilliers, par un homme aujourd'hui âgé de 68 ans. Les victimes, alors âgées d'une dizaine d'années, étaient les deux filles de son ancienne compagne. Hier matin, l'accusé a reconnu ce qu'il niait depuis lundi. À savoir, les agressions sexuelles commises sur ces enfants. En revanche, il a maintenu ne pas avoir violé l'aînée des deux victimes, une femme aujourd'hui âgée de 32 ans.
Le jour et la nuit
Pendant toute la durée des plaidoiries, cette dernière a gardé une attitude prostrée, la tête entre les mains, comme incapable d'entendre encore une fois le récit de ce que celui qui était devenu son « second père » lui avait fait subir. Tandis que sa sœur, l'air accablé, assistait aux débats d'un regard fixe. Le jour, le beau-père se comportait normalement avec les enfants, dans un mélange d'autorité et d'affection. La nuit, il rentrait dans leur chambre pour les abuser. C'est ce double visage qui explique, selon l'avocate générale Martine Pétreault, pourquoi les victimes ont mis quatorze ans avant de porter plainte. « Le jour, c'est lui qui fixait les limites. La nuit, il s'affranchissait de toute loi pour se glisser dans le lit des enfants. Ces relations ont eu un effet dévastateur. Aujourd'hui, l'accusé a reconnu une demi-vérité. Mais il n'a manifesté aucun sentiment de culpabilité, aucun regret. »
La défense pas entendue
Elle a requis douze années de réclusion. Les deux avocats de la défense avaient, a contrario, demandé une peine de prison avec sursis concernant les attouchements sexuels et l'acquittement pour les viols. M e Benoît Rousseau, du barreau de Nantes, a basé sa plaidoirie sur le fait que l'aînée, celle qui se disait victime des viols, n'en avait pas fait part lorsqu'elle en avait parlé pour la première fois à son compagnon, trois ans après les faits, mais bien plus tard. « Un traumatisme ne peut pas servir de preuve. La reconnaissance d'un délit n'entraîne pas la reconnaissance automatique d'un crime. » (Le télégramme)
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|  Le meurtrier présumé du petit Mathias en appel. | 11 juin 2008
Christian Beaulieu est jugé en appel pour le viol et le meurtre de Mathias, 4 ans, dans la Nièvre en mai 2006.
Mathias avait 4 ans. Il jouait avec ses amis, près de la salle des fêtes de Moulins-Engilbert. Il était venu avec ses parents à un dîner dansant. Échappant à leur surveillance quelques minutes, il fait la rencontre de Christian, ancien ouvrier agricole. Il était 23 h 30. Après une longue nuit de recherches, le garçonnet a finalement été retrouvé à 7 h 15, à 300 mètres de la salle des fêtes. Son corps était recouvert de feuilles et de boue. Il a été violé et asphyxié. L'homme est interpellé seulement six jours plus tard à son domicile de Moulins-Engilbert. Lors de sa garde à vue, les 12 et 13 mai 2006, il avoue aux policiers avoir commis le crime. Mais devant la juge d'instruction, il se rétracte : « j'ai tout inventé », « n'importe comment, j'y étais pas ». Il aura fallu attendre que le sapeur-pompier qui a retrouvé les vêtements du petit garçon près de la rivière témoigne pour qu'il craque et avoue.
Le 7 décembre 2007, l'homme avait été jugé coupable de viol et de meurtre sur mineur de moins de 15 ans. Il avait écopé de la réclusion criminelle à perpétuité. Lors de l'audience, il l'avait assuré : « Dans mon plan, j'avais dit que je ne voulais rien dire du tout. Je suis en deux personnes, j'ai une partie gentille et quand je suis contrarié je suis vraiment méchant, c'est la partie méchante qui a fait ça ! » L'homme n'en était pas à son premier crime. Il avait fait l'objet de deux procédures judiciaires pour agressions sexuelles sur plusieurs enfants, dont son fils de 6 ans, en 1982 et en 1998. Il comparait depuis lundi et jusqu'à vendredi devant la cour d'appel de Bourges. (france soir)
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|  Agression sexuelle sur un enfant de 8 ans. | 10 juin 2008
Enlèvement et viol d'un enfant de 8 ans.
C'est un vieux cyclomoteur vert kaki, équipé de deux petits repose-pieds à l'arrière. Sur le scellé de la police, attaché au guidon, on peut lire un seul mot: "Viol". Jean-Louis F., 55 ans, a utilisé son modeste deux-roues pour convaincre un petit garçon de 8 ans de le suivre, de monter sur son porte-bagages et de commettre le pire. Dimanche, vers 17h30, derrière le cimetière du Canet, au nord de Marseille, le quinquagénaire a forcé l'enfant à lui pratiquer une fellation. Une scène que deux hommes ont surprise, effarés, et qui les a poussés à intervenir pour la faire cesser.
Descendus de leur voiture, ils ont réussi à maîtriser l'individu jusqu'à l'arrivée de la police. Quelques minutes plus tôt, le quinquagénaire, un soudeur au chômage d'après ses déclarations, déjà condamné au moins à trois reprises pour des viols et agressions sexuelles, commises à Marseille et à Aix-en-Provence, entre 2002 et 2005, avait agi comme un prédateur. Après avoir rôdé dans le quartier de Saint-Mauront, il s'était arrêté dans la cité Félix-Pyat, où il avait abordé le garçonnet, seul à ce moment-là, devant un immeuble. L'enfant avait finalement été mis en confiance par l'inconnu qui l'avait fait monter sur le cyclo, pour "faire un tour".
L'homme, ayant purgé sa dernière peine de trois mois de prison en 2005, a ensuite roulé sur moins d'un kilomètre pour se rendre dans un terrain vague, traverse du cimetière, précisément là où un autre viol s'était produit le 10 novembre 2007 sur une mère de famille. Il ne s'agissait pas, semble-t-il, du même suspect, qui serait toujours en fuite. Les enquêteurs de la brigade des mineurs, en charge de l'enquête, ont réalisé une perquisition, hier soir, au domicile de celui qui a été interpellé en flagrant délit. Chez lui, dans le centre-ville d'Aix-en-Provence, ils ont saisi une arme, des cassettes vidéo, ainsi qu'un ordinateur portable, qui étaient toujours en cours d'analyse dans la soirée. (La Provence)
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|  Le plan barbare d'Helliot et Diablo | 09 juin 2008
A Rouen, pendant deux jours, deux pères de famille étaient jugés pour avoir organisé sur le Net la torture d'une fillette.
Ils se tiennent tous les deux voûtés, regardent leurs pieds lorsque le président du tribunal correctionnel de Rouen lit les messages qu'ils ont échangés sur Internet. Christian C., 49 ans, et Hervé L., 41 ans, ont deux visages, ont résumé les psys. D'un côté, pères de famille «rangés» - pavillon, femme, enfants et travail. De l'autre, Helliot et Diablo, leurs pseudonymes sur un forum de discussion pédophile. C'est là qu'ils se sont rencontrés, et qu'ils ont échafaudé ensemble, de mars à mai 2007, une stratégie pour enlever, violer et torturer pendant deux jours une fillette de 7 ans. «J'ai le matos : sangles, martinet, fouet, bougies, bâillon, godes», annonce Helliot fin mars. «Si on y va, c'est pas pour se masturber sur elle, c'est vraiment pour la défoncer, la briser de partout», répond Diablo. Cet échange est suivi de nombreux autres, plus insoutenables encore. Helliot prévoit de marquer l'enfant «au fer rouge. J'ai fait un "S" comme salope, je le ferai bien chauffer et lui poserai sur la fesse. Pour qu'elle n'oublie jamais».
Dix ans de prison requis. La surenchère prend fin avec l'arrestation d'Hervé L., le 2 mai 2007, puis de Christian C., le 11. Les enquêteurs interviennent parce qu'ils croient avoir recueilli suffisamment d'éléments à charge. Et parce qu'ils veulent, surtout, éviter un passage à l'acte qu'ils estiment imminent. L'auraient-ils fait ? La question a hanté une année d'instruction, puis deux jours de procès, jeudi et vendredi. Les juges rendront leur décision le 2 juillet. La procureure, elle, en est persuadée : «il n'y a rien de virtuel dans ce projet», a-t-elle répété, citant les «actes préparatoires concrets», comme l'achat d'une caméra vidéo par Christian C. pour filmer les viols, et le choix d'un lieu, un local technique de France Telecom dont ce dernier, employé de l'opérateur, possédait le badge d'accès. Elle a requis dix années de prison ferme pour chacun, la peine maximale pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes».
«Défouloir». Visage pâle, cheveux ras et moustache épaisse, Christian C. s'effondre en larmes lorsque son avocat évoque sa fille unique et sa nièce. «Il n'a jamais eu un geste déplacé vis-à-vis d'elles», plaide le défenseur. Une preuve de plus, selon lui, que les propos et écrits pédophiles de son client relèvent uniquement du «fantasme» : «Internet, c'est le lieu du défouloir, de la dépersonnalisation.» Lèvres serrées, sourcils froncés et petit bouc, Hervé L. reste impassible. Il a opté pour la même ligne de défense. Parle de «délire» virtuel, où «c'était comme une drogue de parler». Même si lui reconnaît être déjà passé à l'acte. Il est poursuivi pour viols et agressions sexuelles dans une autre affaire, qui sera jugée prochainement à Nice, sa ville. «Mais dans cette affaire, on ne lui reproche ni violence ni acte de barbarie», souligne son avocat, Bruno Averlant. Pour lui comme pour Philippe Lecesne, le défenseur de Christian C., les échanges d'Helliot et de Diablo «n'auraient jamais dû être invoqués devant un tribunal» : «on n'a pas le droit de juger des idées. On peut être fasciste, raciste, homophobe, pédophile, on peut avoir toutes les idées que l'on veut, dès lors qu'on ne porte préjudice à personne.» C'est le cœur du procès. En France, les simples intentions ne sont pas condamnables. Seule l'est la constitution d'une association de malfaiteurs en vue de mener à bien un projet criminel. Les défenseurs de Christian C. et Hervé L. affirment que leurs clients ont été incités dans leur dessein barbare. Ils accusent un troisième homme, un policier belge infiltré sur le chat pédophile sous le pseudonyme de Tyler, de les avoir «poussés à surenchérir». Si cette «incitation» était retenue par le tribunal, elle pourrait entraîner la nullité de l'accusation.
«Peau douce et sans poils».
Ce qui est certain, c'est que l'on doit au travail de Tyler l'arrestation des deux hommes. Fin mars 2007, un membre de l'association belge Child Focus, en veille sur le site, prévient la police que l'enlèvement d'une fillette se prépare. Le policier Tyler se connecte, retrouve Helliot et Diablo, et propose sa participation au projet. Un juge belge, puis un juge français, autorisent son travail d'infiltration. Les lignes téléphoniques de Christian C. et Hervé L. sont placées sur écoute. Ils auront plusieurs conversations entre eux et avec Tyler pour préciser les détails concrets du rapt. L'âge de la fillette, notamment, est longuement débattu. Les propositions oscillent entre un et neuf ans. Helliot et Diablo se mettent d'accord sur sept ans, pour que l'enfant soit suffisamment âgée «pour résister tout un week-end», mais suffisamment petite «pour qu'elle ait la peau douce, parfumée et sans poils».
«Tyler suggère les réponses qu'il attend», plaide la défense. Nulle suggestion de Tyler, pourtant, lorsque Helliot répète sa détermination à «réussir à coup sûr», ou que Diablo fait part de son impatience. Nulle incitation non plus lorsque le 12 avril, Helliot annonce qu'il dispose du lieu idéal. C'est après avoir fait visiter ce local technique à Tyler qu'il sera interpellé. «Je n'ai rien fait pour l'instant», dit-il alors aux policiers, qu'il remercie même de l'avoir arrêté à temps. Dans un établi au fond de son jardin sera retrouvé le «matériel» de torture ainsi que le fer en forme de «S» qu'il avait fabriqué. (Libération)
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|  Des internautes jugés pour avoir projeté un enlèvement | 05 juin 2008
Les discussions sur le rapt et le viol d'une fillette n'étaient que du «délire» virtuel, plaident les prévenus.
À quel moment un policier infiltré dans un réseau de discussions pédophiles sur Internet doit-il intervenir face à des projets odieux ? Et, surtout, quelles sanctions pénales peuvent s'appliquer à des pères de famille aux allures tranquilles qui, sur le ton de la conversation de bistrot, s'interrogent sur la façon d'enlever une fillette et de lui faire subir des viols, des actes de tortures et de barbarie? À partir d'aujourd'hui et pour deux jours, les juges du tribunal correctionnel de Rouen doivent examiner des faits inédits. Tant par son déroulement que par le cadre des poursuites judiciaires engagées, l'histoire d'Helliot et de Diablo est en effet hors norme. Fin mars 2007, c'est sous le couvert de ces pseudonymes que deux hommes de 41 et 49 ans avaient entamé des discussions sur un forum Internet pédophile.
Très vite étaient apparus dans leurs échanges un projet de rapt et de viol d'une fillette. Alertée par une association basée en Belgique, la police fédérale belge avait rapidement été saisie d'une information judiciaire. Et elle avait immédiatement mis en œuvre un dispositif juridique alors déjà en place dans le droit belge. Utilisant lui aussi un pseudonyme, un policier s'est infiltré dans les discussions menées sur Internet et s'était montré « intéressé » par la sinistre entreprise des deux hommes. Leur dialogue, riche de détails sur les sévices à envisager sur la victime, s'était achevé au mois de mai : le policier qui s'était infiltré dans les discussions virtuelles avait donné un rendez-vous réel à Helliot afin que ce dernier expose la cache qui devait servir de lieu de séquestration et de tortures. Helliot, ingénieur télécoms dans la région rouennaise, l'avait alors conduit dans des locaux désaffectés de France Télécom, détaillant même sur place les lieux précis où la jeune victime pourrait être attachée.
Commencement d'exécution
Quelques heures plus tard, les policiers de l'Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP), estimant avoir suffisamment d'éléments en leur possession, interpellaient les deux internautes. Le fait d'avoir choisi et préparé un local est primordial. Pour l'accusation, cela constitue le « commencement d'exécution » et donc le fondement des poursuites pénales : Helliot et Diablo devront répondre devant le tribunal d'«association de malfaiteurs en vue de la préparation d'enlèvement et de séquestration en bande organisée». Ils encourent dix ans de prison. Le commencement d'exécution est-il établi ? La question a fait l'objet de vifs débats durant l'instruction. Elle devrait logiquement occuper les audiences du tribunal correctionnel.
La défense exprimée par les deux principaux protagonistes tient à dire que leurs dialogues n'étaient que des «fantasmes» ou des «délires». On aurait, pour le besoin de la procédure, poussé les deux suspects à un «commencement d'exécution». Sans celui-ci, Helliot et Diablo seraient uniquement «tombés» pour détention d'images pédophiles. Le parquet de Rouen a, au contraire, toujours souligné «l'entente formée (entre les internautes) autour d'une résolution commune d'agir ensemble et caractérisée par des faits matériels», laissant entendre que sans l'intervention policière, les crimes imaginés seraient devenus réalité en mai 2007 dans ce local désaffecté de la banlieue rouennaise. (Le figaro)
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|  Viols présumés dans un foyer de mineurs sarthois | 4 juin 2008
Une quinzaine d'enfants âgés de 9 à 14 ans, pensionnaires du centre Montjoie de Saint-Calais, seraient auteurs ou victimes de violences sexuelles.
Trois d'entre eux ont été transférés dans un autre centre. Depuis plusieurs semaines, les hommes de la brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) de la gendarmerie sarthoise multiplient les auditions filmées de mineurs dans leurs locaux de Coulaines, à côté du Mans. Dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte en mars dernier, ils cherchent à savoir ce qui s'est exactement passé au centre éducatif et scolaire Montjoie de Saint-Calais, un foyer pour mineurs en grande difficulté qui accueille une quarantaine de pensionnaires, souvent placés là sur décision judiciaire. D'après nos informations, une quinzaine d'enfants, des garçons et des filles âgés de 9 à 14 ans, seraient impliqués dans des violences sexuelles produites à plusieurs reprises dans l'enceinte de ce foyer censé les protéger. Un audit commandé Les agressions sexuelles et les viols présumés datent du début du mois de mars mais n'auraient été révélés qu'une quinzaine de jours plus tard, au service de l'aide sociale à l'enfance qui dépend du conseil général, ainsi qu'au procureur de la République. Trois garçons, auteurs présumés de la majorité des violences, ont été transférés dans un autre foyer. Une enquête administrative a été déclenchée. De son côté, l'association Montjoie, chargée de la gestion de ce centre, a commandé un audit destiné à déterminer d'éventuelles responsabilités de ses collaborateurs. Dans le même temps, le directeur en poste a été mis en « congé », le temps d'y voir un peu plus clair. Un nouveau directeur et un adjoint ont été placés à la tête de l'établissement depuis un mois. Ils doivent rencontrer, vendredi, les parents de tous les enfants hébergés dans ce foyer. Défaut de vigilance, non prise en compte de l'obligation de signaler les faits à leur hiérarchie ? Rien n'est actuellement reproché aux éducateurs comme aux membres de la direction du centre présents au moment des faits. Les gendarmes poursuivent leur enquête. Seule certitude : deux éducateurs qui travaillaient dans le foyer ont, depuis, démissionné. L'un pour causes professionnelles. L'autre pour une raison que l'on ignore. (Ouest france)
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|  Père de famille et violeur | 03 juin 2008
Un père de famille aurait commis une trentaine d'agressions dans toute la France.
L'informaticien mis en examen samedi soir pour trois agressions sexuelles à Paris, et qui pourrait être inquiété pour une trentaine de faits similaires dans toute la France, a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche. Agé de 31 ans, il avait été interpellé mercredi soir à 22 heures, villa Virginie, près de la rue Beaunier dans le XIVe arrondissement de Paris, où il avait tenté d'agresser une jeune étudiante suédoise dans le hall de son immeuble un quart d'heure auparavant.
Au moins trois autres viols.
La victime a réussi finalement à prendre la fuite. Alertés par ses cris, deux passants interpellent l'homme avant de le livrer à la police. Conduit à la 3e DPJ, inconnu des services de police, il est passé aux aveux, désireux de “se libérer”. “Il a reconnu une trentaine de faits dont trois viols. Il dit avoir des pulsions qu'il ne peut refréner, confie une source proche de l'enquête. Il suit les femmes dans la rue et les agresse souvent dans leur immeuble. Il s'est confié pour arrêter tout ça.” Les faits auraient été commis dans les XIVe, XVIe, et XVIIe arrondissement de la capitale, ainsi que dans les régions parisienne, lyonnaise et rennaise. Les enquêteurs ont retrouvé une trentaine de plaintes pour agression qui pourraient correspondre au violeur en série présumé. “Des comparaisons ADN montrent que trois faits de viol lui sont imputables.”
Monsieur Tout le monde.
Résidant à Rennes, ce père de quatre enfants (un bébé de un an, des jumeaux de cinq ans et un enfant de six ans) est décrit comme “soigné et intelligent”. C'est au cours de ses missions qu'il sévissait. Il aurait parfois ligoté ses victimes et les aurait menacées à l'aide d'un couteau. Il lui est arrivé aussi de partir avec “un souvenir, une prise de guerre” : un permis, une carte bleue… Selon les enquêteurs, ses parents étaient divorcés. Il aurait grandi avec son père et n'aurait pas été victime de violences sexuelles étant enfant. (metro)
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|  Nadine Morano: Communiqué de presse | 21 mai 2008
Intensifier le dispositif de lutte contre la cyber-pédophilie
A l'occasion de la Journée internationale des Familles du 15 mai 2008, la Secrétaire d'Etat, Nadine Morano a rencontré les présidents des fournisseurs d'Accès à Internet. L'objectif de cette rencontre : intensifier le dispositif de lutte contre la cyber-pédophilie, préoccupation majeure de la nouvelle secrétaire d'Etat fermement décidée à plaider pour une"vraie sécurité" sur le Net pour les enfants. Nadine Morano souhaite notamment un "nouveau classement, réactualisé régulièrement et affiché dans les magasins, des logiciels de contrôle parental", ainsi qu'une norme de qualité pour ces logiciels, et un "label famille". C'est dans ce contexte que, la veille, le mercredi 14 mai 2008, la secrétaire d'Etat a effectué un déplacement "éclair" à Londres, afin de connaître les solutions Outre Manche en la matière. En raison de la mobilisation permanente de l'UNAF sur ces questions et de sa connaissance du dossier, François Fondard, Président, a été invité à se joindre à elle. Avait également été associé le mouvement familial National Familles de France, représenté par Christiane Therry. Cette journée avait pour objectif d'appréhender les différents dispositifs de lutte contre les sites ou contenus internet illégaux mis en place au Royaume Uni, grâce à un partenariat liant les forces de l'ordre, les fournisseurs d'accès et le tissu associatif.
Au programme, rencontres avec Monsieur Coaker, Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, avec le directeur adjoint de l'association ChildNet Mr Gardner, avec Mrs Hopper, responsable d'Internet Watch Foundation et présentation, en présence de Claudine Menashe-Jones, deputy Director, Child Safety Unit, du rapport Byron "Safer Children in a Digital World". L'auteur, Tanya Byron, pédopsychologue, dès la présentation de son rapport, indique son axe d'attaque : vouloir à tout prix protéger les enfants est non seulement impossible, mais nuisible ; néanmoins, il est souhaitable de mettre en place quelques sécurités élémentaires. Journée marathon qui a permis en fin de course, une visite du "Child Exploitation and Protection Centre (CEOP) " Centre de protection des enfants sur Internet, structure d'un genre nouveau créée il y a deux ans pour tout le Royaume-Uni. Ce centre a pour mission d'informer et de communiquer sur les dangers d'Internet à l'égard des enfants : Policiers, psychanalystes, parents, associatifs y cohabitent, on y édite du matériel pédagogique, et on y accueille aussi le public. La Secrétaire d'Etat à la Famille s'est engagée à intensifier la lutte contre la cybercriminalité et la pédopornographie. Elle souhaite interpeler les Pouvoirs publics sur ce sujet et donner aux parents des outils pour éduquer leurs enfants à l'Internet.
78% des parents réclament le blocage de sites à caractère pédophile.
Alors que la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, Nadine Morano, a demandé début mai aux fournisseurs d'accès à Internet de renforcer leur action contre la pédopornographie, 78% des parents souhaitent le blocage des portails véhiculant des informations à caractère pédophile, indique une étude Ipsos pour la Délégation Interministérielle de la Famille publiée le 21 mai.
Premiers concernés, les fournisseurs d'accès Internet
Des réseaux de pédophilie sur Internet démantelés en Autriche, Italie ou Australie, un homme accusé d'agressions sexuelles sur mineurs interpellé il y a quelques jours seulement... Aujourd'hui, le niveau de sensibilisation sur la question est devenu tel qu'il n'y a sur le sujet plus aucun clivage : pour une large majorité, les parents estiment indispensable l'interdiction de l'ensemble de sites jugés sensibles. Et ce même si les parents des adolescents (qui surfent donc plus souvent sur le Net) semblent légèrement moins inquiets que les pères et mères des plus jeunes (71% des parents des 15-17 ans, contre 83% pour ceux des 6-10 ans).
Les premiers sollicités pour cette vaste campagne de veille : les fournisseurs d'accès Internet, avec lesquels les pouvoirs publics devraient maintenant collaborer, selon 56% des parents interrogés. Suivent ensuite les éditeurs de logiciels de contrôle parental (16%) et les parents eux-même (25%), apparemment très conscients de leurs propres responsabilités face au risque que représente Internet, quelque soit leur âge, leur sexe ou leur catégorie socio-professionnelle.
"Avancées" dès la rentrée prochaine
Des chiffres qui réjouiront certainement Nadine Morano, qui souhaite des "avancées" en ce domaine dès la rentrée prochaine, précisant qu'un groupe de travail interministériel (Intérieur, Education, Industrie, Economie numérique) allait s'atteler à la question. La ministre compte également sur une amélioration des performances des logiciels de contrôle parental, mis en place gratuitement par les opérateurs à la suite de l'accord du 16 novembre 2005 avec les pouvoirs publics. (Communiqué de presse du Service Public)
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|  Outreau: Le proc va s'expliquer | 19 mai 2008
Deux ans et demi après le fiasco judiciaire, le Conseil supérieur de la magistrature va entendre les explications de Gérald Lesigne, procureur de Boulogne-sur-Mer, au moment de l'instruction de l'affaire.
UN NOUVEAU volet de l'enquête sur le fiasco judiciaire d'Outreau s'ouvre aujourd'hui à Paris. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) va examiner le rôle joué par Gérald Lesigne, procureur de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), dans cette ahurissante affaire. Rappel : elle s'était soldée par l'acquittement en 2004 de 7 personnes accusées à tort d'être impliquées dans un réseau pédophile, puis par celui en appel de 6 autres innocents, en 2005. Appelée à se prononcer sur le travail des magistrats au cours de cette procédure, l'Inspection générale des services judiciaires avait mis en évidence de nombreuses insuffisances. Le procureur Lesigne s'est ainsi vu reprocher de ne pas avoir exercé un rôle critique suffisant. L'inspection a toutefois estimé que le chef du parquet de Boulogne n'avait commis aucune faute disciplinaire.
Serein et confiant
Passant outre cet avis, Pascal Clément, garde des Sceaux à l'époque, a saisi en 2006 le CSM sur le cas de Gérald Lesigne, comme celui de Fabrice Burgaud qui a instruit le dossier d'Outreau. La chancellerie reprochait notamment au procureur de Boulogne un « manque de rigueur » ou encore le fait de ne pas avoir suffisamment informé sa hiérarchie du traitement de ce dossier sensible. Des critiques parfaitement infondées, selon Me Lev Forster, conseil de Gérald Lesigne. « M. Lesigne a toujours été un magistrat respectueux des règles et loyal, affirme Me Forster. L'enquête préalable menée par le CSM n'a du reste apporté aucun élément nouveau incriminant mon client. Les audiences qui démarrent aujourd'hui vont mettre en exergue l'absence de faute qui pourrait lui être reproché. » Serein et confiant, Gérald Lesigne, toujours en poste à Boulogne, n'a pas souhaité s'exprimer avant sa comparution devant ses pairs. Mais il ne s'opposera pas à la publicité des débats. « M. Lesigne n'a absolument rien à cacher », insiste M e Forster. Cette audience devant le CSM, qui intervient longtemps après le séisme d'Outreau, laisse perplexe M e Hubert Delarue, un des avocats emblématiques du dossier. « Bien sûr, M. Lesigne avait ses idées, nous les nôtres, mais il s'est toujours montré courtois et humain avec la défense. Il a quand même requis quelques non-lieux en fin d'instruction, décision qui n'a pas été suivie par la chambre d'instruction de Douai. Les dysfonctionnements d'Outreau ne se résument pas à MM. Burgaud et Lesigne. Où sont les autres magistrats ? Vouloir purger Outreau en admonestant M. Lesigne, ce n'est pas très glorieux. » Hubert Delarue préfère souligner les promesses de réformes « globalement non tenues » après Outreau. L'audience pourrait durer jusqu'à jeudi. La décision sera mise en délibéré. Une fois l'avis rendu, ce sera à la garde des Sceaux, Rachida Dati, de trancher : relaxer ou sanctionner (du blâme à la révocation, une mesure rarissime) Gérald Lesigne. (Le Parisien)
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|  Il viole un bébé et envoie la vidéo à des amis. | 5 mai 2008
Il viole le bébé de son amie et diffuse le film sur le net.
C'est un procès "hors norme" qui s'ouvre ce matin devant les assises de Vaucluse, placé sous la présidence de Catherine Gay-Julien. Pascal Pelloux, un Bollénois de 40ans, assisté de Mes Collard, Besset et Mudry, est accusé d'avoir à Bollène en septembre 2004 violé un bébé de 6 mois et d'avoir suborné un témoin.
L'enquête a démarré par le signalement d'un internaute des Deux-Sèvres, destinataire d'un message électronique proposant la vente d'un cédérom avec des images et des vidéos pédopornographique. L'auteur du message signé "escapman 2003" était identifié comme étant Pascal Pelloux. Cet homme, qui faisait l'objet d'une enquête des autorités américaines, a nié les faits mais les gendarmes ont été édifiés en analysant son ordinateur : il était trouvé des photos et des vidéos mettant en scène des mineurs en situation pornographiques mais aussi un viol de nourrisson.
Sur une vidéo apparaît l'introduction du gland d'un sexe en érection dans la bouche d'un bébé qui bouge la tête pour échapper à cette introduction en poussant de petits cris… Une voix off commente la scène. Les gendarmes ont remarqué que le nourrisson était le même que celui se trouvant sur des photos de famille de cet homme.
Entendu sur ce viol, Pascal Pelloux a reconnu les faits en expliquant avoir cédé à une pulsion. Il aurait ainsi mis en scène le viol du bébé de sa compagne, une étudiante de 22 ans qu'il a rencontré sur un forum internet et avec qui il vivait depuis juillet. Le 23 septembre 2004, sa compagne qui devait se rendre à Avignon pour s'inscrire à l'Université lui a confié la garde de l'enfant.
Après l'avoir lavé, il aurait été saisi d'une pulsion : "Un mélange de jouissance, de plaisir, de jubilation" explique cet homme qui se livrait à une fréquentation quotidienne de 45 consultations de sites pornographiques. Il aurait créé ce jour-là un "p'tit film" comme il en voyait sur la toile. Il a ensuite envoyé son oeuvre à des amis, usagers comme lui de "salons sécurisés" sur internet.
"Il ne faut pas se tromper. Ce procès n'est pas celui d'un collectionneur d'images qui a eu une pulsion mais bien celui d'un prédateur qui a mis en scène, d'une manière réfléchie un viol d'enfant" assure Me Arlaud qui intervient dans les intérêts de la maman du bébé. "Une dame qui a été utilisée à des fins perverses et qui a développé un fort sentiment de culpabilité. (La Provence)
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|  Une affaire Fritzl en FRANCE!!! | 30 avril 2008
Lydia séquestrée et violée pendant 28 ans!
Lydia Gouardo, 45 ans, a connu un destin similaire à Elisabeth Fritzl: violée et maltraitée 28 ans durant par son père. L'histoire de cette Française n'a pas suscité le même émoi que celle de l'Autrichienne. A Meaux, puis à Coulommes où elle habite toujours, Lydia a subi le pire: abus sexuels, séquestrations et actes de barbarie. Un calvaire qui a débuté en 1971 et qui a pris fin 1999 avec la mort de l'homme qui n'était pas son père biologique mais l'avait reconnue. De cette union « contre nature » naîtront six garçons.
Les gens savaient...
Contrairement à Elisabeth Fritzl, Lydia n'a pas été enfermée dans un réduit inviolable et inconnu de tous. Son tortionnaire est parvenu à la garder constamment auprès de lui, pendant son enfance et jusqu'à ses 37 ans, en la terrorisant et en bénéficiant de l'aveuglement de la justice et des services sociaux. A Coulommes, les "voisins savaient", dénonce son compagnon, Sylvain Skirlo. Ils n'ont pas réagi, pas plus que les pouvoirs publics. Ni l'Education nationale (elle n'était pas scolarisée), ni le service d'action éducatif de Meaux qui l'a suivie de ses dix à ses dix-huit ans, ni les gendarmes Crécy-la-Chapelle, à qui une enquête a été confiée en 1996, ni les médecins qui ont eu à examiner les brûlures à l'acide chlorhydrique infligées par son père, ne sont venus à son secours.
Pas d'amertume pourtant chez Lydia Gouardo, dont le regard bleu semble éternellement innocent: "Quand j'ai appris ce qui est arrivé à cette femme, j'étais malheureuse pour elle. Elle a subi plus que moi. Si son père était mort, personne n'aurait su qu'elle était là ?".
Lydia saisit la justice mais n'obtient quasi rien
Son calvaire prend fin en 1999 avec le décès de son tortionnaire. En 2001, une enquête est à nouveau ouverte à la suite d'un signalement du service d'action éducative de Meaux. Elle débouche six an plus tard sur un procès: Lucienne Ulpat, la concubine de Raymond Gouardo, qui avait assisté sans rien dire au calvaire de Lydia, est condamnée à 3 ans de prison avec sursis pour "non dénonciation de crime". Peine dérisoire et injuste pour Lydia, qui fait appel.
La cour d'appel de Paris tranche le 18 avril: Lucienne Ulpat est condamnée à 4 ans de prison avec sursis pour "non-dénonciation de crime", mais également pour agression sexuelle sur un des fils de Lydia, alors qu'il avait moins de 15 ans. La cour réduit en revanche les dommages et intérêts dus à Lydia (6.000 euros au lieu de 15.000 en première instance). "La vieille n'ira jamais en prison, alors que j'ai été enfermée toutes ces années", soupire Lydia. "Depuis le jugement, je déprime. Je pleure tout le temps. Encore du sursis ! Et je n'ai pas pu faire témoigner mes enfants, mon frère, ma soeur. Ce procès leur était dû, à eux aussi". (RTL) |
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L'histoire complète:
« De toute ma carrière, je n'avais jamais rien entendu d'aussi atroce » témoigne un enquêteur du dossier de Lydia Gouardo dans Libération samedi. C'est en effet une histoire sordide, tragique, presque impossible à croire, qui a refait surface vendredi devant la cour d'appel de Paris. La belle-mère de Lydia Gouardo, Lucienne Ulpat, comparaissait en appel (photo du Palais de justice de Paris) vendredi pour non-empêchement de crime. Elle aurait été au courant des sévices et viols subis par sa belle-fille durant toutes ces années. Complice du père indigne (celui-ci dormait avec sa fille et non avec sa concubine), elle l'aurait également torturée et aurait sexuellement agressé un des fils de la plaignante. En première instance à Meaux il y a un an, Lucienne Ulpat avait été condamnée à trois ans de prison avec sursis et 15.000 € d'amende.
Acide, scie, marteau, lames de rasoir et éther pour « qu'au moins elle ferme sa gueule »
Raymond Gouardo, décédé en 1999, avait commencé ses méfaits sur sa fille quand elle n'avait que 8 ans, juste après l'avoir retirée de l'école. C'était à la suite d'un grave « accident » : Lydia Gouardo explique que sa belle-mère l'avait plongée dans une baignoire d'eau bouillante pour la punir. Après des semaines passées à l'hôpital à guérir de ses brûlures, elle restera 24h/24 avec son futur tortionnaire. Une source proche du dossier confie qu'elle a été par la suite régulièrement hospitalisée pour des brûlures à l'acide chlorhydrique infligées par son père. Jusqu'à la mort de celui-ci, Lydia aura subit les pires sévices, scie, marteau, lames de rasoir, tels étaient les instruments de torture utilisés par Raymond Gouardo. Les viols étaient fréquents et un premier enfant nait de ces incestes répétés quand elle a 20 ans. Cinq autres naissances suivront.
Lucienne Ulpat, 68 ans, qui a toujours nié avoir été au courant des faits, s'est occupée de ces 6 enfants incestueux. Lydia Gouardo montre à Libération les questions qu'elle a notées sur des feuilles de cahier apportées à l'audience, pour ne rien oublier de dire à sa belle-mère. Les extraits cités par le quotidien sont éloquents : « Quand il me forçait à boire avec un entonnoir, pourquoi tu ne lui as rien dit ? (…) Et l'éther, ça sentait partout, tu disais : ‘Il faut ouvrir les fenêtres.' Mais lui te répondait : ‘Avec ça au moins elle ferme sa gueule.' (…) Tu voyais mon père avec moi dans mon lit, et tu disais : ‘Tu n'as pas encore fini ?' »
Village, médecins, services sociaux, tout le monde était au courant, mais personne n'a rien dit
Du village aux différents professionnels censés l'aider, tout le monde était au courant de son calvaire, mais personne n'a jamais révélé l'affaire. Libération avait enquêté en mai dernier lors du procès en 1ere instance dans le village de Coulomnes, en Seine-et-Marne, où habitait la famille. Les voisins ont confié qu'ils étaient tous au courant que le père était également le père des enfants de sa fille. « Il s'en vantait même. » disaient-ils. Pire, le maire de l'époque confirmait que tout le village savait, mais « Les gens qui font ces choses-là entre eux, on n'a pas à s'en mêler. C'est une famille d'indésirables dont on n'a jamais voulu ici. » Voilà le témoignage affligeant et sans compassion de l'ancien maire au journal.
Selon la source proche du dossier citée par Libération, l'éducation nationale n'a jamais rien dit par rapport à la déscolarisation de Lydia. Les services sociaux qui suivaient la famille non plus. Pire, aucun médecin l'ayant soignée n'a jamais signalé les blessures de la jeune-fille. « Quand à la maternité, on me demandait qui était le père, je répondais la vérité : le père, c'est mon père. Il a assisté à tous mes accouchements. Personne n'a semblé y voir un problème », explique-t-elle. La gendarmerie a bien été alertée plusieurs fois, mais aucune plainte n'a été déposée. « On est face à de très graves dysfonctionnements des services de l'Etat » conclut la source du journal.
Un procès en appel pour se sentir mieux, un peu
En arrivant au tribunal accompagnée de ses fils et de son compagnon, Lydia confiait qu'elle voulait deux choses : entendre sa belle-mère lui demander pardon et que le procès ne se déroule pas à huis-clos. La seconde demande sera rejetée par la présidente. Lucienne Ulpat était poursuivie pour des faits remontant à la période entre août 1998 et novembre 1999, les faits antérieurs étant prescrits. La cour d'appel devait également examiner une plainte d'une amie de Lydia qui aurait également été violée par Raymond Gouardo.
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|  Rétention de sûreté: les dispositions prévues par la loi | 28 avril 2008
La réforme s'imposait.
La réforme s'imposait. Après l'affaire Evrard, ce pédophile accusé d'avoir violé le 15 août 2007 le petit Enis après sa sortie de prison, Rachida Dati, la ministre de la Justice, a réussi à faire adopter son projet de loi très controversé instaurant la rétention de sûreté, surfant sur une vague d'indignation et d'émotion soulevée par l'affaire. Par cette nouvelle loi, Rachida Dati espérait bien empêcher qu'un nouveau drame se reproduise. Publié au Journal officiel le 25 février 2008, le texte prévoit notamment l'ouverture de centres pour les criminels les plus dangereux, auteurs de crimes sur mineurs et sur majeurs avec circonstances aggravantes. Ils pourront y être enfermés à vie, une fois leur peine de prison purgée. Cette disposition ne s'applique toutefois qu'aux criminels condamnés au moins à 15 ans de prison. Décidé par une commission de trois magistrats, le placement en rétention, prévu pour un an, pourra être ensuite renouvelé indéfiniment. Dans ces centres de rétention, les personnes devront bénéficier d'une prise en charge médicale et sociale particulière. Les anciens détenus qui se seraient soustraits aux obligations qui peuvent leur être imposées une fois leur peine accomplie (port du bracelet électronique ou injonction de soins), pourront également y être placés. L'opposition a fait valoir que les soins doivent être dispensés aux criminels en prison et non pas après leur peine dans des centres d'enfermement.
Censure partielle du Conseil constitutionnel
Un autre volet de la loi tend à modifier la procédure de jugement pour les personnes considérées comme "pénalement irresponsables pour cause de troubles mentaux", afin de mieux répondre aux attentes des victimes. Cette partie du texte s'appuie sur l'assassinat à Pau en 2004 de deux infirmières par Romain Dupuy, un jeune schizophrène déclaré irresponsable. Nicolas Sarkozy s'était alors révolté qu'il n'y ait pas de procès. L'opposition a ainsi parlé de loi "fait divers" pour dénoncer ce vote dicté par l'émoi de l'opinion publique. Critiquée par des avocats, des magistrats et des médecins pour atteinte aux droits fondamentaux de la personne, le texte a été partiellement censuré par le Conseil constitutionnel, saisi par la gauche. Contrairement au souhait initial du gouvernement, les neuf sages ont refusé que l'application du texte soit rétroactive. De fait, il ne pourra donc s'appliquer qu'à partir de 2023, date à laquelle les personnes condamnées après l'adoption de la loi commenceront à sortir de prison. Saisie par les parlementaires socialistes, la plus haute juridiction avait en effet estimé que la rétention de sûreté "ne saurait être appliquée à des personnes condamnées avant la publication de la loi" ou "pour des faits commis antérieurement" à cette publication selon un principe constitutionnel de non-rétroactivité des lois.
2,5 % des criminels récidivent
Le lendemain de cette décision, Nicolas Sarkozy avait toutefois demandé au premier président de la Cour de cassation Vincent Lamanda "de faire toutes les propositions" pour en permettre "l'application immédiate". Celui-ci avait adressé une fin de non-recevoir au président de la République, s'appuyant sur l'article 62 de la Constitution qui précise que "les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours". Le meurtre de l'étudiante suédoise , Sussanna Zetterberg, le 19 avril, par un maniaque sexuel multirécidiviste condamné à une lourde peine de prison, risque de relancer le débat sur les mesures à appliquer pour tenter d'empêcher la récidive, qui concerne 2,5 % des condamnés en matière criminelle. Et de faire rejaillir sur le devant de la scène la question de l'application immédiate de la loi à tous les grands criminels actuellement en fin de peine. (Le point.fr)
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|  Nouvelles pistes dans l'affaire du meurtre de Jonathan | 24 avril 2008
L'écolier s'est volatilisé en pleine nuit de la colonie de vacances.
L'enquête sur l'enlèvement et le meurtre de Jonathan Coulom pourrait s'accélérer cette semaine. L'an dernier, le dossier a été épluché par des spécialistes de l'analyse criminelle de l'IRCGN. De nouvelles pistes ont été ouvertes, la "cellule 44" est renforcée. Ludovic Romanens a rencontré le père de Jonathan. Il explique notament ce qu'il attend du site internet qui vient d'être mis en ligne.
Disparition inquiétante
Jonathan Coulom a disparu le mercredi 7 avril 2004 à Saint-Brévin les Pins dans le département de la Loire Atlantique. Il était âgé de onze ans, pour ses parents c'était un enfant craintif, attachant et débrouillard. Il mesurait un mètre quarante cinq, cheveux châtains coupés courts, yeux bleus, il portait un anneau à l'oreille gauche. Originaire d'Orval dans le Cher, l'écolier s'est volatilisé en pleine nuit de la colonie de vacances où il séjournait avec sa classe. Ses copains de dortoir ne l'ont pas entendu sortir, ni les deux animateurs dormant pourtant dans le même couloir. Pour les chiens de la gendarmerie, sa trace se perd au portail d'entrée du camp de vacance au lieu dit "l'Hermitage". Après analyse des lieux, les enquêteurs ont recueilli une trace ADN inconnue sur son lit, ils feront aussi un étrange constat : toutes ses affaires sont restées dans l'armoire de sa chambre, il a disparu vêtu d'un pyjama et pieds nus. Une information judiciaire est alors ouverte pour enlèvement et séquestration. 200 gendarmes seront mobilisés jour et nuit, maisons de vacances inhabitées, sous bois, trous d'eau, les recherches dureront plusieurs jours dans la petite station balnéaire.
Meurtre commis par un pervers sexuel calculateur
Malgré cette mobilisation importante, Jonathan Coulom sera retrouvé mort un mois et demi plus tard, le 18 mai 2004, son corps ligoté, lesté d'un parpaing est repêché dans l'étang d'un manoir restauré en logements et commerces à Guérande. L'auteur serait un homme introverti, pédophile et calculateur, connaissant parfaitement la région. Il aurait eu le temps de repérer les lieux et de choisir parmi les enfants en vacances, son objet sexuel.
D'autres pistes envisagées
Cette thèse sera longtemps privilégiée par les 15 enquêteurs de la "cellule 44". Quatre ans après les faits, d'autres pistes seraient maintenant envisagées. Le procureur adjoint de Saint Nazaire, Jacques Noguellou, indique que la gendarmerie travaille sur "de nouveaux axes", l'examen des vingt tomes du dossier par l'IRCGN de Rosny sous Bois relancerait en partie l'enquête. "Une analyse incertaine de la date de la mort a sans doute orienté l'enquête de manière trop étroite" résume le magistrat. Jonathan aurait pu être assassiné rapidement après son enlèvement par un meurtrier ayant agit par pulsion.
Appel à témoins et site internet
Un site internet est mis en ligne mardi 22 avril 2008. Images des lieux fréquentés, point sur l'enquête, photos de Jonathan, sur le site http://www.dossierjonathan.fr/ , cet appel à témoins sollicite la mémoire collective. Les informations contenues dans plusieurs lettres anonymes reçues par les enquêteurs récemment seront aussi vérifiées. L'agresseur de Jonathan Coulom n'a jamais été identifié à ce jour.( TF1)
Même si ce n'est pas la première fois que la police passe par internet pour demander des renseignements au public, la Belgique le faisant régulièrement via la police fédérale, il faut souligner la façon dont c'est proposé ici. En effet, internet étant un outil de plus en plus utilisé par tout un chacun, il était temps que des enquêteurs s'en servent afin de récolter des témoignages. Dans le cas de Jonathan, le public peut avoir un contact direct avec les enquêteurs, ce qui en fait une première dans son genre.
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|  L' internaute avait séduit une fillette de 12 ans | 23 avril 2008
L'homme, déjà condamné par le passé.
Un homme âgé de 35 ans, soupçonné d'avoir séduit par internet une fillette de 12 ans avant de la rencontrer dans la nuit de vendredi à samedi à Marchiennes (Nord), a été mis en examen pour atteinte sexuelle et corruption.L'homme, déjà condamné par le passé à de la prison avec sursis pour des faits de corruption de mineurs, a été mis en examen pour atteinte sexuelle sur mineure et corruption de mineure, deux chefs aggravés par le fait qu'il serait entré en contact avec l'adolescente par internet, a précisé le parquet de Douai, qui a requis son placement en détention provisoire. «Il y a eu des gestes sexuels», a ajouté Sylvie Drouard, substitut du procureur de Douai, sans donner plus de précision, soulignant que le chef de mise en examen d'«atteinte sexuelle» pouvait recouvrir tous les actes sexuels, jusqu'à un rapport complet. Ce chef vise des faits survenus «quand la personne est consentante», a-t-elle ajouté, «ce qui est le cas ici».«Mais avant 15 ans, on n'est pas jugé apte à consentir à des rapports sexuels» au regard de la loi, a-t-elle précisé.
L'homme a également été mis en examen pour détention d'images pédopornographiques, des images le mettant en scène avec des victimes précédentes que les enquêteurs cherchent à identifier ayant été retrouvées dans son ordinateur et son appareil photographique, a ajouté Mme Drouard. «Il a fait le même genre de choses avec d'autres mineures qui n'ont pas encore été identifiées», selon Mme Drouard. «Sur son ordinateur et son appareil photo, on a retrouvé pas mal de choses intéressantes», a-t-elle déclaré. Après avoir séduit la fillette de 12 ans sur internet en prétendant notamment avoir 25 ans, l'homme, qui vit dans la Meuse, lui avait donné rendez-vous vendredi après-midi. Les parents de la fillette, s'inquiétant de ne pas la voir rentrer, avaient donné l'alerte en début de soirée.Le jeune homme et la fillette avaient finalement été retrouvés samedi au petit matin dans son véhicule, dans une commune proche de Marchiennes. (Le Parisien)
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|  Il pédophile surfait dans un cybercafé | 10 avril 2008
Il consultait et enregistrait des images d'adolescentes.
il a été condamné à une peine d'un an de prison et un suivi socio-judiciaire de dix ans. L'avocat appelle ça « l'effet boomerang » : « Mon client s'est confié à un éducateur au sujet d'images pédophiles : cette franchise, qui a facilité l'enquête le pénalise, je trouve ça dommage, cela encourage à mentir », plaide Me Claude Dominault. Le prévenu, un Yonnais de 40 ans, consultait depuis le poste d'un cybercafé, sur internet : cela n'a pas empêché les enquêteurs de trouver la trace des images regardées et enregistrées sur une clé USB, entre septembre 2007 et le 8 avril dernier.
« Il s'agit de jeunes filles âgées d'environ 12 à 16 ans, dont la minorité ne fait pas de doute. Et concernant les positions, on a la totale », résume pudiquement le président Christophe Mackowiak. Le prévenu reconnaît les faits, mais minimise ses intentions de départ : « Je voulais des photos de nus : j'allais voir des photos de gymnastes, de nudistes... »
Le prévenu, père d'une fillette quatre ans, a récemment fait de la prison pour une agression sexuelle sur mineure de quinze ans. L'expert psychiatre estime qu'un nouveau passage à l'acte n'est pas exclu. Le prévenu assure que non, mais il demande quand même la castration chimique, c'est-à-dire un traitement anti-testostérone que seuls des volontaires peuvent prendre.
La procureure Emilie Reynaud rappelle que « ces enfants photographiés sont autant de vies brisées pour satisfaire le désir de pédophiles ». Elle demande « une peine d'un an de prison avec un suivi socio-judiciaire de dix ans et deux ans de prison avec sursis, l'obligation de soins et l'interdiction d'avoir des activités professionnelles ou bénévoles en contact avec des jeunes ». L'avocat demande « une mise à l'épreuve très stricte qui permette de suivre des soins sur le long terme ».
Le tribunal a suivi les réquisitions. Il a aussi privé le prévenu de ses droits civils, civiques et de famille. Il a dormi en prison le soir-même. (Ouest France)
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|  Il a violé sa belle-fille. | 09 avril 2008
Accusé d'avoir violé sa belle-fille et de prostituer sa femme.
Un homme de 49 ans, conseiller prud'homal, est jugé , avec sa compagne, pour des agressions sexuelles sur sa belle-fille et détention d'images pornographiques.
LA COUR d'assises de Seine-et-Marne juge, à partir d'aujourd'hui et pendant trois jours, probablement à huis clos, André Le Cuziat, 49 ans, pour « viols et agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans par personne ayant autorité, proxénétisme, corruption de mineures et détention de l'image de mineures présentant un caractère pornographique ». Au moment des faits, l'accusé siégeait au conseil des prud'hommes à Bobigny (Seine-Saint-Denis), en tant qu'élu du collège salariés.
A ses côtés, Brigitte F. comparaît libre pour « agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans par personne ayant autorité et corruption de mineures ». Les deux victimes ne sont autres que les fillettes de cette femme de 37 ans. Les faits, commis à Villenoy et Sammeron entre 2001 et 2005, sont particulièrement sordides. L'affaire éclate en septembre 2005 lorsque Julie (Prénom fictif) F., alors âgée de 13 ans, révèle à son infirmière scolaire que le compagnon de sa mère abuse d'elle sexuellement. Il la filme pendant qu'il lui impose des fellations, lui demandant également de prendre des poses suggestives. En contrepartie, il lui donne de l'argent. Les agressions se répètent tous les mercredis et les samedis. L'adolescente a bien essayé d'en parler à sa mère mais cette dernière n'a guère réagi. Certes, la maman a eu une discussion avec l'accusé... Il lui a rétorqué « vouloir faire l'éducation sexuelle » de l'enfant. Des abus d'autant plus traumatisants que la fillette avait déjà été victime d'agressions sexuelles entre 2000 et 2003, alors qu'elle se trouvait dans une famille d'accueil.
Il prostituait sa compagne
Raison pour laquelle elle avait ensuite été confiée au foyer de l'enfance d'Orgemont, à Meaux. Mais selon l'accusé, il fallait « soigner le mal par le mal » ! Au cours de leurs investigations, les enquêteurs allaient découvrir qu'André Le Cuziat avait en outre imposé des relations sexuelles à sa compagne avec d'autres hommes, en échange de compensations financières. Il prostituait la jeune femme, qui se trouvait sous son emprise psychologique, au bois de Boulogne. Un site Internet affichait les tarifs des prestations sexuelles : le compte bancaire du proxénète était d'ailleurs bien rempli. A l'occasion d'une perquisition, les enquêteurs allaient également découvrir des albums comportant des images à caractère pornographique, mettant en scène sa compagne et Mélanie (prénom fictif), sa fille aînée, les deux soeurs, ainsi que d'autres photos à caractère pédophile avec des enfants de 4 à 12 ans. (Le Parisien)
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|  Quinze de mois de prison | 03 avril 2008
Le principal qui se masturbait devant des fillettes écope de 15 mois de prison.
Le principal d'un collège du Rhône qui s'était exhibé devant des fillettes sur des pistes de ski savoyardes, a été condamné cet après-midi par le tribunal correctionnel d'Albertville (Savoie) à une peine de deux ans d'emprisonnement dont 15 mois ferme. La peine de prison est assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve pendant trois ans comportant une obligation de soin et d'indemnisation des victimes.
Le tribunal a également prononcé une interdiction d'exercer à titre définitif une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs. La décision du tribunal est conforme aux réquisitions du procureur de la République d'Albertville, Henri-Michel Perret, qui avait qualifié l'accusé de «vrai exhibitionniste ritualiste à tendance pédophile». Ce principal du collège Emile-Zola de Belleville (Rhône) proche de la retraite, Christian Meyer, était poursuivi pour «exhibition sexuelle en récidive» devant six fillettes âgées de 6 à 11 ans. Venu avec sa compagne en vacances à Val-Thorens (Savoie), l'homme de 58 ans s'était exhibé à quatre reprises du 23 au 25 février devant des fillettes sur des télésièges de Val-Thorens et des Ménuires (Savoie).
Christien Meyer, qui reconnaît les faits, a indiqué qu'il s'était tripoté le sexe sans se masturber, précisant qu'il ne comprenait pas ses actes. Selon l'expertise ordonnée par le tribunal, trois traits de caractère sont patents chez Christian Meyer: «narcissisme important, absence d'empathie et mécanisme de déni majeur en niant le caractère partiellement pédophile de sa sexualité».
En 2005, l'homme avait été condamné en appel pour des faits similaires à quinze jours de prison avec sursis. La justice avait alors estimé qu'il s«agissait d'un accident» et avait prononcé une dispense d'inscription au casier judiciaire pour ne pas le priver de son travail, ce qui explique l'absence de réaction de sa hiérarchie et qu'il ait pu continuer à exercer dans l'Education nationale.
Suite à son interpellation fin février, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, avait déclaré que «si tous les faits sont avérés, une fois que la justice aura fait son oeuvre», le proviseur du collége sera «révoqué». «Ce jugement me satisfait. Je reste très surpris que le froid et la neige aient donné des pulsions pédophiles à cet homme dangereux et j'ai du mal à croire qu'il ne se soit jamais rien passé dans son collège», a indiqué à l'issue de l'audience le père de la plus jeune des victimes, qui a souhaité rester anonyme. «Je souhaite juste qu'il n'y ait plus de victimes et, a-t-il ajouté, que ma fille oublie toute cette histoire». (Le Parisien)
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|  Une quinzaine de viols... | 23 mars 2008
Attrapé en flagrant délit, il s'accuse de pas moins de 15 viols...
Un homme de 52 ans, surpris mercredi à Clichy-sous-Bois avec un enfant de 7 ans et s'accusant de viols sur une «quinzaine d'enfants», a été mis en examen à Bobigny pour «viols sur mineur de 15 ans», selon une source judiciaire. Le parquet de Bobigny a demandé son placement en détention provisoire et a également ouvert contre lui une information judiciaire pour «détention d'images à caractère pédopornographiques». Présenté à un juge d'instruction, il a été mis en examen de ces deux chefs.
Marié et père d'un enfant, cet artisan établi et vivant à Livry-Gargan, une ville voisine de Clichy-sous-Bois, a été arrêté par la police après avoir été surpris «en flagrant délit» dans les parties communes d'un immeuble par un habitant du quartier du Chêne-Pointu. Il avait ensuite pris la fuite, poursuivi par des habitants. Des clichés pornographiques, dont certains mettant en scène des enfants, ont été trouvés sur lui. Lors des perquisitions menées à son domicile et dans son entreprise de pose de stores, «une centaine» de photos ont été trouvées, dont une partie à caractère pédophile. Plusieurs ordinateurs ont été emportés par les enquêteurs afin d'être expertisés. En garde à vue, le suspect a indiqué «qu'il aurait violé une quinzaine d'enfants» au gré de ses déplacements professionnels, dont le petit garçon de Clichy-sous-Bois qu'il aurait approché «entre dix et vingt fois». L'enfant a confirmé ces faits, sans être en mesure d'en préciser la fréquence. Le suspect a expliqué qu'il attirait «petites filles et petits garçons» en leur présentant des photos pornographiques. Les enquêteurs de la sûreté départementale sont désormais à la recherche des victimes potentielles, dont certaines apparaissent (parfois avec lui, parfois seules) sur des photos en possession du suspect, selon une source proche de l'enquête. (AFP - Le Parisien)
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|  Suicide d'un pédophile. | 16 mars 2008
Un homme interpellé alors qu'il photocopiait des images pédopornographiques, et qui avait avoué des agressions prescrites, a été retrouvé mort chez lui.
Il avait été interpellé le 29 février dernier dans une galerie marchande d'Orly, alors qu'il photocopiait des images pédopornographiques. Au domicile de cet homme de 54 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, des images et vidéos du même genre avaient été découvertes, dont certaines semblaient lui tenir lieu de journal intime. Et au cours de sa garde à vue, il avait déclaré avoir commis il y a longtemps, lorsqu'il était lui-même mineur ou après sa majorité, une quinzaine de viols et agressions sexuelles sur des mineurs - des faits apparemment prescrits. Mais le parquet de Créteil avait ouvert une enquête préliminaire pour rechercher les victimes et déterminer si les faits avoués étaient réellement prescrits. L'homme n'avait donc été mis en examen que pour détention d'images pédopornographiques, et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Il a été retrouvé mort à son domicile d'Orly, dans sa baignoire, la tête hors de l'eau. Lundi, il ne s'était pas présenté à son contrôleur judiciaire qui avait fait un signalement, mais c'est jeudi seulement que son corps a été découvert. Pour pénétrer dans son appartement, au 9e étage, la police a dû faire appel aux pompiers qui sont passés par la fenêtre.
Selon les premières constatations, le décès serait dû à une absorption médicamenteuse. Une autopsie a toutefois été demandée pour vérifier la cause de sa mort. Dans une lettre retrouvée dans l'appartement expliquant son geste, l'homme, condamné en 1988 pour le viol d'un mineur, affirme qu'il n'a pas commis d'autres agressions depuis sa sortie de prison en 1994. Ce qu'il avait déjà assuré aux enquêteurs lors de sa garde à vue. (TF1/Agence presse)
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|  Recherche de victimes | 10 mars 2008
La police cherche les victimes présumées d'un pédophile.
Les policiers du Val-de-Marne recherchaient vendredi les éventuelles victimes d'un homme mis en examen dimanche dernier pour détention d'images pédo-pornographiques à Créteil (Val-de-Marne) mais laissé libre sous contrôle judiciaire, a-t-on appris de source policière. Ce dernier a affirmé avoir agressé sexuellement et violé plusieurs mineurs dans les années 1980, mais les enquêteurs de la Sûreté départementale cherchent surtout à identifier d'autres agressions plus récentes qui ne seraient pas prescrites.
L'affaire a démarré le 29 février quand cet employé d'une société de fret âgé de 54 ans a été repéré dans une galerie commerciale d'Orly (Val-de-Marne) en train de photocopier des photos de mineurs à caractère pornographique. Après l'avoir interpellé, les policiers ont découvert dans son véhicule une corde, une paire de menottes, une bombe lacrymogène et un couteau.
L'homme, qui n'a pas d'ordinateur, possédait également une importante collection d'images pornographiques extraites de revues et une cassette audio dans laquelle il raconte les détails d'une quinzaine d'agressions présumées commises sur des garçonnets et des fillettes dans les années 80. "Il y expose tous ses fantasmes", a-t-on indiqué de source policière.
Le parquet de Créteil a ouvert une enquête préliminaire au sujet de ces agressions et a demandé à la Brigade des mineurs d'identifier les éventuelles victimes de cet homme qui a habité en province, dans la région lyonnaise, mais également à Paris. Il avait été condamné en 1988 à 12 ans de prison pour le viol du fils de son ancienne compagne, avant d'être libéré en 1994. Son profil a été diffusé à de nombreux services de police et de gendarmerie.
Les enquêteurs en charge du meurtre de Jonathan Coulon, enlevé en avril 2004 dans un centre de vacances de Loire-Atlantique et retrouvé mort dans un étang de Guérande, se sont notamment intéressés au dossier de ce pédophile présumé.
Le placement sous contrôle judiciaire du suspect a par ailleurs été dénoncé par le syndicat de policiers Alliance qui juge cet homme potentiellement dangereux. (AP)
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|  Viols avoués et en liberté!!! | 07 mars 2008
Un pédophile qui avoue des viols prescrits en liberté.
Le parquet de Créteil a ouvert jeudi une enquête préliminaire pour rechercher les victimes d'un pédophile , déjà condamné, et mis en examen pour détention d'images pornographiques et qui a avoué au cours de sa garde à vue des viols et agressions qui seraient prescrits.
L'homme, âgé de 54 ans, interpellé le 29 février alors qu'il photocopiait des images pédopornographiques dans une galerie marchande à Orly (Val-de-Marne), est libre, mais placé sous contrôle judiciaire. Pour la détention de ces images pédopornographiques, il encourt deux ans de prison. Une peine qui interdit son placement en détention provisoire. Son contrôle judiciaire l'empêche toutefois d'entrer en contact ou de travailler avec des mineurs et l'oblige à se soigner.
Déjà condamné à 12 ans en 1988
Au cours d'une perquisition à son domicile, les policiers ont découvert des images et vidéos pédopornographiques dont certaines semblaient lui tenir lieu de journal intime. Il y racontait ses fantasmes. Interrogé sur ces vidéos, l'homme a déclaré avoir commis il y a longtemps, lorsqu'il était lui-même mineur ou après sa majorité, une quinzaine de viols et agressions sexuelles sur des mineurs, des faits qui seraient donc prescrits. Déjà condamné en 1988 par la cour d'assises du Rhône à 12 ans de réclusion criminelle pour le viol du fils de sa compagne, l'homme affirme ne rien avoir à se reprocher depuis sa sortie de prison en 1994.
L'enquête, qui s'annonce très longue, vise à rechercher les victimes de ces agressions et à déterminer si les faits avoués sont réellement prescrits ou si l'homme a commis d'autres agressions plus récentes. (Lepoint)
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|  Faux casting | 18 février 2008
4 mois pour un pédophile.
Un homme de 28 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à 4 mois de prison ferme pour avoir filmé deux enfants à qui il donnait la fessée lors d'un faux casting qu'il organisait à Triel-sur-Seine (Yvelines), a-t-on appris par les gendarmes.
Le jeune homme jugé en comparution immédiate a été condamné à un an de prison dont huit mois avec sursis. Il devra être soigné.
Il a été interpellé lundi après la plainte déposée par des parents dont les enfants âgés de 7 et 5 ans étaient venus spécialement de Charente-Maritime pour leur faire passer un casting publicitaire, selon cette source.
"L'homme diffusait des annonces via internet et organisait de fausses publicités où il se filmait en train d'administrer des fessées au enfants", a raconté cette source. Lors des perquisitions à son domicile, les gendarmes ont retrouvé d'autres films. Déjà condamné pour atteinte sexuelle sur mineurs, il avait l'interdiction d'exercer une activité le mettant en rapport avec des enfants.
Aucun mandat de dépôt n'a été délivré à son encontre à l'issue de l'audience (Le Figaro)
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|  Téléchargement porno | 07 février 2008
6 mois avec sursis !
Un éducateur sportif de 34 ans a été condamné jeudi à six mois de prison avec sursis pour détention et diffusion d'images de mineurs à caractère pornographique par le tribunal correctionnel de Vesoul, a-t-on appris de source judiciaire.
Le tribunal a assorti la condamnation d'une mise à l'épreuve de trois ans avec obligation de soins, et d'une interdiction "d'exercer une activité en relation avec des mineurs" durant un an.
Le procureur avait requis 8 mois de prison avec sursis, 5 ans d'interdiction "d'exercer une activité en relation avec des mineurs" et 5 ans de suivi socio-judiciaire.
Averti en février 2007 par la cellule de gendarmerie de Rosny-sous Bois (Seine-Saint-Denis), spécialisée dans les affaires de téléchargement, les gendarmes de Vesoul avaient découvert chez cet éducateur 6.000 fichiers téléchargés, dont 200 images pornographiques et 6 à caractère pédophile.
L'avocate du prévenu, Me Caroline Lavallée, a dénoncé une peine "largement démesurée", soulignant que son "client n'était jamais passé à l'acte".
Elle a cependant admis que "ces images pédophiles (démontraient) un certain voyeurisme".(Le Monde)
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|  Appel à Témoins | 13 janvier 2008
Appel à témoins pour localiser les victimes d'un pédophile présumé
La justice a décidé de lancer un appel à témoins national pour tenter de retrouver les victimes d'un pédophile présumé. L'homme est soupçonné d'avoir commis de nombreux viols sur des mineurs pendant près de 50 ans. Il s'agit d'un professeur de lettres classiques qui enseignait le français, le grec et le latin dans la région d'Orléans, dans le Loiret. L'agresseur présumé, aujourd'hui âgé de 73 ans, a été mis en examen et écroué à Albertville.
L'affaire a débuté par une plainte en Savoie en 2003. Elle avait été déposée par un père, lui-même victime dans son enfance, qui accusait son propre géniteur d'avoir abusé de son petit-fils. Le pédophile présumé, qui compterait encore parmi ses victimes un autre fils et un autre petit fils, est âgé de 73 ans. Mais il a aussi été pendant près de 50 ans professeur de lettres (français, latin, grec). Une juge d'instruction d'Albertville a donc décidé d'enquêter pour savoir s'il avait pu au cours de sa carrière commettre d'autres crimes. Un appel à témoins a été lancé en ce sens vendredi.
Ce professeur a exercé dans "les établissements Benjamin Franklin à Orléans, Châteaudun (Eure-et-Loir), et au collège Condorcet à Fleury-les-Aubrais" (Loiret) et a "dispensé des cours privés de soutien scolaire à son domicile ou dans le cadre associatif et notamment au CRAB (centre de rencontre et d'animation de la Bustière)" à Fleury-les-Aubrais, a précisé la juge sans révéler l'identité de l'enseignant.
Interpellé le 7 janvier dans le Loiret, ce professeur est soupçonné d'avoir abusé de ses deux fils, aujourd'hui trentenaires pendant une vingtaine d'années, et des deux fils de l'un d'entre eux, lorsqu'ils étaient âgés de 4 et 8 ans, a précisé le procureur de la République d'Albertville, Henry-Michel Perret. Certains faits s'étant déroulés dans "le lit conjugal", l'épouse du mis en cause, âgée de 73 ans, a également été interpellée et mise en examen pour non empêchement de crimes et non dénonciation d'atteintes sexuelles infligées à des mineurs. "La plus grande partie des faits s'est déroulée dans la région d'Orléans" mais suite à des attouchements commis en 2003 sur son petit-fils en Maurienne, le père de l'enfant, lui-même victime, a déposé plainte, expliquant la saisine de la juge d'Albertville. Outre les viols sur les membres de sa famille, "l'auteur aurait plus ou moins reconnu avoir commis les mêmes faits sur des garçons à qui il donnait des cours ou du soutien scolaire dans la région d'Orléans", a précisé M. Perret. "Comme ces faits s'étalent sur un laps de temps très long et qu'il n'a pas été capable de nous dire exactement qui étaient ces personnes, nous sommes donc obligés de recourir à cet appel à témoins", a-t-il expliqué en notant que certains faits pourraient être prescrits. Sur la base de ses déclarations en garde à vue, les enquêteurs de la Brigade de recherches de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) supposent que l'homme, décrit comme un "prédateur" mais aussi un être "tourmenté, profondément croyant", pourrait avoir fait "une trentaine de victimes"
Les victimes ou témoins de ses agissements sont appelés à se manifester auprès de la gendarmerie au numéro de téléphone suivant: 00 33/04.79.71.82.64.
(Selon agence) |
|  Violé de 7 à 17 ans par ses frères | 04 janvier 2008
700 films et 21 000 photos pédophiles
Fabrice Gualtieri, âgé de 32 ans, «s'approvisionnait» sur un site allemand.
«On a retrouvé chez vous 700 films et 21 000 photos à caractère pédopornographique : oui, je peux croire que vous ne les avez pas tous vus… ». Le prévenu à qui s'adresse ainsi le substitut du procureur de Thionville est un chauffeur routier. Les gendarmes descendus chez lui, à Vitry-sur-Orne, en avril dernier, découvrent sur son ordinateur des fichiers contenant «des images abjectes mettant en scène des garçonnets de 4 ou 5 ans». Sa source, un site pédophile allemand où il télécharge ces images et vidéos, sera aussi sa perte : les gendarmes outre-rhénans le détectent et préviennent leurs homologues français. L'homme est entendu en avril, placé en garde à vue, son ordinateur est saisi, et pourtant il rachète, aussitôt remis en liberté, un autre PC pour s'adonner à la même activité. Précautionneux, il utilise cette fois un logiciel de destruction des fichiers, ne nomme pas ceux-ci, mais ces «astuces pour tromper l'expert», comme les qualifie le président, n'y font rien : l'homme est à nouveau démasqué et cette fois placé sous mandat de dépôt.
Enfance violentée
Pour le substitut du procureur, l'excuse que «tout n'a pas été visionné» est donc bien sûr écartée d'un revers de la main. Autant que l'idée de «ne faire que consulter est un dérivatif qui m'évite de repasser à l'acte». Car Fabrice Gualtieri a déjà été condamné pour soustraction d'enfants et pour deux agressions sexuelles. «Les expertises ne parlent guère d'une curabilité», souligne le ministère public, après que le président a remarqué dans le même sens : «Ce qui est dangereux, c'est la suite de ces agressions. Pour supprimer les preuves, on tue et on jette : un jour ce sera un corps… ». Le substitut requiert12 mois ferme et une révocation de deux des quatre mois de sursis qui pèsent sur le prévenu. Celui-ci, qui n'a cessé de pleurer durant le rappel des faits, évoque en larmes son souhait d'être chimiquement castré. Son conseil Me Olivier Rech relate une enfance difficile, violenté «de 7 à 17 ans par ses frères» et, jurisprudence à l'appui, le fait que «l'importation de ces images sans leur diffusion ne relève que du trouble de l'ordre public». Fabrice Gualtieri retourne en prison avec une condamnation à huit mois ferme et la révocation des deux mois de sursis avec mise à l'épreuve, assortis d'un suivi socio-judiciaire de cinq ans. (le républicain lorrain)
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|  Les syndicats s'interposent | 13 décembre 2007
Rétention des pédophiles après la prison: 3 organisations refusent un "texte indigne".
Le Syndicat de la magistrature et deux organisations du monde pénitentiaire, le Snepap/FSU et le Genepi, ont appelé mercredi à "refuser" le projet de la loi de la Chancellerie sur la rétention de sûreté des pédophiles qu'ils qualifient de "texte indigne".
Ce projet de loi, qui vise à maintenir enfermé tout criminel condamné à 15 ans de prison ou plus pour un acte à caractère pédophile qui présenterait à sa sortie de prison un risque de récidive, doit être débattu à l'Assemblée nationale à partir du 18 décembre.
Les trois organisations appellent "les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne" et invitent chacun à s'exprimer en envoyant un courriel à l'adresse "contrelaretentiondesurete@genepi.fr", selon un communiqué.
"La mise en place d'un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l'affaire Evrard, relève d'une philosophie de l'enfermement qui s'inscrit dans la culture du risque zéro. Or le risque zéro n'existe pas", ajoute le communiqué.
"L'appréciation de la dangerosité n'est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d'une grave confusion entre délinquance et maladie mentale", poursuivent le SM, le Genepi (Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées) et le Snepap/FSU, un syndicat des personnels de l'administration pénitentiaire.
Le projet découle de l'affaire Evrard, du nom d'un pédophile récidiviste qui avait enlevé et violé un garçonnet en août 2007 à Roubaix (Nord). Présentée par la garde des Sceaux Rachida Dati, il a été adopté en conseil des ministres le 28 novembre.(AFP)
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|  8 ans de prison | 26 novembre 2007
Huit ans de prison pour un prof de sport.
L'ancien professeur de sport d'une école privée de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines, jugé depuis lundi aux assises des Yvelines à Versailles principalement pour des viols sur plusieurs élèves alors âgés de 11 à 18 ans a été condamné vendredi à huit ans d'emprisonnement. La cour a assorti la peine d'un suivi socio-judiciaire de dix ans que l'accusé devra respecter à sa sortie de prison sous peine d'être de nouveau incarcéré pendant trois ans. Le suivi socio-judiciaire comporte notamment une injonction de soin. La cour a par ailleurs interdit à Valéry Malherbe d'exercer une activité ou une profession impliquant un contact avec des mineurs. L'avocate générale avait réclamé quelques heures plus tôt à l'encontre de l'accusé entre 13 et 15 ans de réclusion criminelle, demandant aux jurés de compléter la peine par un suivi socio-judiciaire d'une durée de dix ans.
Relations consenties avec les élèves.
Vendredi matin, l'avocate générale avait stigmatisé "la multiplicité" des faits dont était accusé le prof, des faits ayant entraîné "une démolition psychologique partielle" sur plusieurs victimes. Le magistrat avait également évoqué le "double visage" de l'ancien professeur de sport, qui avait "abusé de son autorité sur des élèves dont il avait la garde juridique". "Il y avait le Valéry de jour, un professeur exigeant, respecté par tous et le Valéry de nuit, un amateur d'adolescent", avait-elle lancé.
Prenant la parole en dernier, l'vocat de l'accusé avait au contraire indiqué que son client "n'était ni un monstre, ni un prédateur". L'avocat avait parlé de "relations consenties" avec les élèves. "Il est incapable d'imposer quoi que ce soit à quelqu'un", avait-il asséné en ajoutant que "l'accumulation de faits ne constitue pas une preuve". L'ex-prof de sport pense à faire appel du verdict, selon son avocat. Mais "sa décision n'est pas encore arrêtée". (Selon tf1 et agence)
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|  Pédophile non repenti | 24 octobre 2007
Condamné à 15 ans de prison, il en prend 5 de plus!
"Ca m'a fait beaucoup de mal qu'on dise que je suis quelqu'un de dangereux et un chasseur de trophées. C'est ridicule. Dangereux, je vois pas en quoi". Jusqu'au terme de son procès Frédéric Teissier, 53 ans, décrit comme un pervers pédophile est allé au bout de sa logique. Emmuré dans ses dénégations, il n'a pas réagi lorsque la présidente de la Cour d'assises de Vaucluse, Mme Catherine Gay, a prononcé le verdict rendu après deux heures de délibéré.
Une peine de cinq ans de prison qui accompagne la décision de culpabilité attendue depuis de nombreuses années par Sylvain. Aujourd'hui âgé de 21 ans il a subi à l'âge de 8 ans, au camping de Fontaine de Vaucluse, comme d'autres enfants, les viols et agressions sexuelles infligés par Frédéric Teissier qui ne voit dans ses actes que de la tendresse et de l'amitié. Traité de menteur depuis le début de la procédure et tout au long du procès, Sylvain conservait l'infime espoir d'un aveu de la part de l'accusé qui aujourd'hui lui fait "pitié".
Campé sur ses positions
Condamné en 1999 pour des viols et des agressions sexuelles commis sur neuf mineurs à la peine de 15 années de réclusion avec 10 ans de sûreté, Frédéric Teissier s'est ancré dans la posture d'un pédophile revendicatif. À cet homme qui clame son amour pour les enfants, le bâtonnier Nadine Avoic, avec une grande sensibilité, a évoqué la souffrance de Sylvain qui a su "trouver les ressources pour révéler ce fardeau épouvantable qu'il traîne depuis 1994 et ces faits qui l'obsèdent".
À l'évocation de ces actes, l'accusé esquisse un sourire. Son seul moment "d'émotion" lors de cette deuxième journée d'audience. Pour l'avocat général Jacques Giffault "le déni de l'accusé est imprégné du plus profond mépris et marque sa plus parfaite indifférence à la souffrance d'un enfant. Ses dix années de prison ne l'ont pas fait évoluer et malgré ce constat d'échec il n'y a pas d'autre alternative que de le maintenir en détention", assène l'avocat général qui indique aux jurés que l'accusé ne peut être condamné qu'à cinq ans de prison supplémentaire.
La défense, assurée par Mes Anav et Arlaud, avait la tache difficile. Les avocats demandent aux jurés de ne pas céder à l'amalgame. Sylvain est un garçon en souffrance. Victime de maltraitance il était en quête de réponses et on lui a désigné un abuseur, le meilleur coupable: le pédophile du camping. Un homme qui n'avait aucune raison de nier. La défense n'a pas été entendue dans sa demande de relaxe.
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source: La Provence
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|  15 ans de prison | 19 octobre 2007
Actes révoltants, ignobles et abominables d'un prédateur.
Après plus de trois heures et demie de délibéré, les jurés de la cour d'assises du Rhône ont condamné vendredi à 15 ans de réclusion criminelle avec cinq ans de suivi socio-judiciaire et obligation de soins, Arezki Maiouch, un homme de 33 ans accusé d'avoir agressé sexuellement sept enfants âgés de cinq à 11 ans, entre novembre 2004 et mai 2005, dans l'agglomération lyonnaise.
Les jurés ont suivi le réquisitoire de l'avocat général, Christian Ponsard, qui, dans la matinée, avait dénoncé "un massacre des innocents" et les actes "révoltants, ignobles et abominables" d'un "prédateur". Arezki Maiouch devra également suivre des soins, y compris après sa sortie de prison, et sera condamné à cinq ans de réclusion supplémentaires s'il tente de s'y soustraire.
A l'énoncé du verdict, l'accusé n'a eu aucune réaction, mais dans la salle d'audience, une petite fille de 12 ans a éclaté en sanglots estimant que la peine n'était "pas assez" lourde pour celui qui le 20 janvier 2005 l'avait entraînée dans un cabanon au fond d'un sous-bois où elle a été violée, photographiée et menacée.
La mère d'une petite victime a également réagi devant la presse à la sortie du procès: "lui, il a pris 15 ans, mais les enfants, eux ils ont pris perpétuité, c'est toute leur vie qu'ils vont être traumatisés".
Décrit par les experts comme "égocentrique, manipulateur et d'une grande perversion", Arezki Maiouch avait été confronté pendant les trois jours du procès à ses victimes et à leur parents qui se sont succédés à la barre pour raconter leur calvaire et la difficulté de reprendre le cours de la vie après les agressions.(AP)
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|  Assisses du Rhône | 18 octobre 2007
Je le hais et je voudrais le tuer.
Témoignages forts mercredi au premier jour du procès devant la cour d'assises de Lyon d'un homme accusé de sept agressions sexuelles, commises entre novembre 2004 et mai 2005 dans l'agglomération lyonnaise sur des enfants alors âgés de 5 à 11 ans.
Plusieurs parents et un enfant, aujourd'hui âgé de 14 ans, sont venus raconter à la barre le calvaire qu'ils ont vécu devant un accusé au regard fuyant, la tête baissée et les bras ballants dans le box, essuyant parfois une larme avec ses poings rentrés dans ses manches, et qui a affirmé à l'ouverture de l'audience être "responsable et avoir conscience de la gravité des faits qui lui sont reprochés".
Moment fort de cette journée: le témoignage d'un adolescent, aujourd'hui âgé de 14 ans, qui avait 11 ans le 1er janvier 2005 quand il a été suivi dans le hall de l'immeuble où vivait sa mère par un homme qui l'a violé. L'enfant a raconté devant la cour, avec beaucoup de cran, les circonstances de son agression et les années qui ont suivi: "J'étais horrifié, je ne savais pas ce que c'était, je ne savais pas pourquoi il avait fait ça".
A la question du président: "Est-ce que tu le reconnais aujourd'hui?", le collégien est resté silencieux pendant de longues secondes, fixant avec détermination l'homme penaud qui s'était levé dans le box, avant de répondre avec calme: "Il a rasé sa barbe et sa moustache, il a beaucoup changé. Je le hais et je voudrais le tuer".
L'adolescent est aussi revenu sur les mois qui ont suivi l'agression, en racontant ses cauchemars, ses peurs et sa vie sociale: "Au collège, tout le monde le sait, et parfois, il y en a qui se moquent". Sa mère, elle, a décrit à la barre les heures passées au commissariat après l'agression pour la déposition de l'enfant et les difficultés rencontrées par son fils depuis à l'école.
D'autres parents sont aussi venus témoigner devant la cour sur les dégâts qu'ont causé ces agressions, viols et exhibitions sur leurs enfants.
Les auditions des victimes vont continuer avec, à l'ouverture de l'audience, le témoignage d'une petite fille âgée de neuf ans le 20 janvier 2005 quand elle a été entraînée dans un sous-bois et séquestrée dans un cabanon où elle a été violée et photographiée. La mère d'une autre fillette qui a été enlevée dans le Parc de la Tête d'or à Lyon pendant une promenade dominicale en famille s'exprimera aussi à la barre. La cour entendra enfin dans l'après-midi l'expertise d'un psychiatre qui a rencontré l'accusé et le témoignage de la soeur de ce dernier. (AP)
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|  Pédophile en série!!! | 17 octobre 2007
Un pédophile en série devant les assises du Rhône.
Le procès d'un homme de 33 ans, Arezki Maïouch, qui a reconnu avoir agressé sexuellement sept enfants âgés de 5 à 11 ans entre novembre 2004 et mai 2005, et enlevé l'une d'entre elle, doit s'ouvrir mercredi devant les assises du Rhône.
L'affaire a débuté le 20 mars 2005 avec la disparition de Mélanie, une petite fille d'origine cambodgienne de 5 ans, dans le Parc de la Tête d'Or à Lyon. Elle avait été retrouvée la nuit suivante à Saint-Genis-Laval, une commune de la banlieue sud-ouest de Lyon, où elle a été déposée par son kidnappeur. Ce dernier l'avait emmenée à son domicile et, pendant la soirée, lui aurait montré un film pornographique, l'aurait agressée sexuellement et l'aurait photographiée.
Des traces de sperme retrouvées sur les sous-vêtements de l'enfant ont permis de dresser le profil ADN de l'agresseur qui n'était pas fiché. Arezki Maïouch a été interpellé pour exhibition et agression sexuelle presque deux mois plus tard à Saint-Genis-Laval par des gendarmes qui ont retrouvé à son domicile des photos d'enfants découpées dans des magazines.
Placé en garde à vue, Arezki Maïouch, dont l'ADN correspond à celui de l'agresseur de la petite Mélanie, a reconnu les faits et a avoué six autres agressions sexuelles sur deux garçons et quatre filles de moins de 11 ans sur une période de six mois, toujours selon le même mode opératoire: il abordait des enfants dans la rue ou dans des lieux publics avant de leur imposer des actes sexuels.
Interrogé sur ses passages à l'acte, Arezki Maïouch a expliqué aux enquêteurs qu'il y avait chez lui "quelque chose d'incontrôlable", paraphrases du marquis de Sade à l'appui. Selon les experts psychiatres, Arezki Maïouch ne souffre pas de maladie mentale mais de perturbations sévères dues à son enfance.
Ballotté dans ses premières années entre le domicile de son père et celui de sa mère divorcés, puis confié à différents foyers, il apparaît dans un rapport des services d'aide à l'enfance comme un petit garçon qui souffre de sa petite taille ainsi que de l'alcoolisme et de la violence de son père. Un expert psychologue le décrit comme un manipulateur qui doit être soumis à des soins, tout en estimant entière sa responsabilité. Le verdict est attendu vendredi. (AP)
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