|
|
Les Communiqués Arrestation d'un pédophile présumé aux USA | 8 mai 2008
L'organisation internationale, avait mis en ligne mardi six portraits de ce pédophile présumé.
Interpol a annoncé l'arrestation aux Etats-Unis d'un homme soupçonné de pédophilie, moins de 48 heures après le lancement d'un appel à témoins international sur internet, le deuxième de l'histoire de l'organisation. En octobre 2007, l'opération "Vico" avait permis d'arrêter en Thaïlande un Canadien soupçonné de pédophilie. Dans un communiqué publié sur son site internet, Interpol précise que l'homme interpellé jeudi matin est âgé de 59 ans et répond au nom de Wayne Nelson Corliss, originaire d'Union City, dans le New Jersey. "Il y a deux jours, la nationalité, l'identité et le lieu de résidence de cet homme étaient totalement inconnus (...) Deux jours plus tard, que le suspect soit désormais en garde à vue est un immense succès", déclare le secrétaire général d'Interpol, Ronald K. Noble. L'organisation internationale de police, dont le siège est à Lyon, avait mis en ligne mardi six portraits de ce pédophile présumé datant des années 2000 et 2001.
Selon Interpol, l'homme figure sur une centaine de clichés en train d'abuser sexuellement d'au moins trois garçons âgés de six à dix ans dans des pays d'Asie du Sud-Est. Les photos avaient été retrouvées en 2006 par la police norvégienne dans l'ordinateur d'un autre pédophile. Selon Ronald K. Noble, le site internet d'Interpol a enregistré 250.000 visites dès les premières 24 heures de l'opération "Ident", soit dix fois plus que le trafic quotidien ordinaire. Le suspect a été arrêté jeudi matin grâce à des renseignements fournis par trois personnes vivant aux Etats-Unis. (L'express)
Réagir à cet article sur le forum |
|  Nouvel appel à témoins | 06 mai 2008
Interpol lance un nouvel appal à témoins pour arrêter un pédophile présumé.
Interpol a lancé mardi un appel à témoins pour "identifier un homme photographié en train de commettre des abus sexuels sur des enfants" apparaissant sur des clichés diffusés sur Internet et apparemment pris en Asie du Sud-Est. Le suspect apparaît sur les six photos publiées par Interpol, qui lui a donné le nom de code de "Mr. IDent", comme un homme blanc aux cheveux gris et fins d'une cinquantaine d'années. Aucun enfant n'est visible sur les images, même si on aperçoit ce qui semble être l'épaule et des cheveux d'un jeune garçon sur un cliché. "L'homme, dont on ignore le nom, la nationalité et le lieu de séjour, apparaît sur une centaine de photos dans une série qui en compte environ 800 (...) sur lesquelles on le voit commettre des abus sexuels sur au moins trois garçons âgés de six à dix ans", précise la police internationale basée à Lyon dans un communiqué.
Interpol et d'autres agences de police n'ont pas réussi à obtenir d'informations sur cet homme malgré deux ans d'enquête, d'où la décision de faire appel au public. "Nous lançons cet appel car les différentes pistes de l'enquête de police n'ont rien donné, et nous pensons que cet homme (...) peut et va à nouveau" abuser d'enfants, a déclaré Kristin Kvigne, responsable de la sous-direction Trafic d'êtres humains d'Interpol, dans un entretien à l'Associated Press. Les polices thaïlandaise et cambodgienne ont précisé avoir reçu des informations d'Interpol. Les premières images de l'homme ont été découvertes par la police norvégienne en mars 2006 parmi quelque 35.000 photos à caractère pédo-pornographique contenues dans l'ordinateur d'un pédophile à Oslo. Ce Norvégien de 48 ans, qui n'avait pas d'antécédents judiciaires, a été condamné à sept ans de prison l'an dernier pour avoir abusé sexuellement de six jeunes garçons en Thaïlande. Son identité n'a pas été rendue publique. John Stamnes, un responsable de la police norvégienne, pense que ce Norvégien n'avait pas de contact avec l'homme recherché par Interpol. "Mr. IDent" porte des lunettes sur quatre des photos publiées. Il n'a apparemment pas cherché à dissimuler son identité sur les images saisies en Norvège, précisent M. Stamnes et des responsables d'Interpol. "Même si ces photos n'ont été découvertes qu'il y a deux ans, nous pensons qu'elles ont été prises entre avril 2000 et mai 2001. L'homme est donc manifestement plus vieux aujourd'hui que sur les images en question", a souligné le secrétaire général d'Interpol, Ronald Noble.
Interpol invite "toute personne en possession d'informations sur cet homme et sur son lieu de séjour" à se manifester en contactant la police ou le Bureau central national d'Interpol de son pays. Des photos de l'homme ainsi qu'un formulaire pour la transmission des informations aux officiers spécialisés sont également disponibles sur le site Internet de l'organisation (www.interpol.int). Selon Ronald Noble, le suspect, qualifié de "prédateur", "représente un réel danger pour les jeunes enfants". Mme Kvigne précise que l'appel à témoins est un "outil puissant" mais qui doit être utilisé avec précaution. Elle évoque le risque qu'une personne innocente soit identifiée par erreur.
Réagir à cet article sur le forum |
| | |  Criminalité contre l'enfance | 03 janvier 2007
L'exploitation par Internet
La diffusion d'Internet et l'anonymat qu'il garantit, ainsi que les innovations technologiques telles que la connexion à haut débit et les appareils photographiques numériques, rendent aussi plus faciles pour les individus ayant un intérêt sexuel pour les enfants l'enregistrement d'activités, le téléchargement de fichiers ou l'échange d'images avec d'autres individus qui partagent cet intérêt. L'exploitation sexuelle des enfants par Internet va des photos posées aux enregistrements vidéo mettant en scène d'atroces actes sexuels constituant de véritables infractions. La détresse des victimes se prolonge généralement jusqu'à bien après que les abus aient cessé, Internet permettant aux images en question de circuler sans fin. Les producteurs de ces images se divisent essentiellement en deux grandes catégories : les personnes qui ont un intérêt sexuel pour les enfants et les organisations criminelles, attirées par les énormes bénéfices qu'elles peuvent tirer du commerce de telles images.
Un point de contact central
Parce que sur Internet, les frontières n'existent pas, télécharger une image illicite est foncièrement une infraction internationale. De fait, il est facile d'obtenir des prises et de les télécharger dans un pays avant de les mettre à la disposition de quiconque, dans le monde, possède un ordinateur et une connexion à Internet. Les différences entre les systèmes juridiques et policiers des divers pays rendent nécessaire l'existence d'un organisme central qui recueille, stocke, analyse et diffuse des informations sur l'exploitation des enfants par Internet.
La place idéale qu'occupe Interpol au sein de la communauté internationale chargée de l'application de la loi lui permet de disposer des ressources et des réseaux nécessaires pour lutter plus efficacement contre cette forme de criminalité. La Banque d'images d'Interpol sur les abus pédosexuels (BIIAP) est l'un des principaux outils que possède l'organisation pour mener cette lutte. Créée en 2001, elle contient des centaines de milliers d'images d'abus envoyées par les pays membres, facilitant ainsi l'échange de ces images comme d'informations susceptibles d'aider les services de répression à identifier de nouvelles victimes. La BIIAP utilise un logiciel de reconnaissance d'images pour comparer les éléments concernant les endroits où les abus ont eu lieu, en vue d'établir des liens entre des images d'une même série d'abus ou d'autres, prises dans les mêmes lieux mais avec des victimes différentes. Dès qu'un pays d'origine a pu être identifié, les images sont envoyées à la police des pays concernés. La BIIAP permet par ailleurs à Interpol d'aider aux enquêtes en cours en mettant à disposition un système au moyen duquel les autorités compétentes sont averties de la découverte de nouvelles images. L'identification des victimes et de leur nationalité ainsi que la connaissance certaine de la date à laquelle les images ont été prises sont nécessaires pour qu'une enquête internationale puisse être entreprise. Grâce à la BIIAP, des enquêteurs ont pu identifier plusieurs centaines de victimes et leur porter secours. Cette base de données a reçu l'aval du G8, qui s'est en outre engagé à verser plus de 3 millions d'euros pour aider Interpol à l'exploiter et à la développer. |
|  De nouveaux appels au Public | 07 novembre 2007
Interpol a décidé de rééditer les appels au public pour identifier les pédophiles.
Interpol, réunie en assemblée générale à Marrakech, dans le sud du Maroc, a décidé de rééditer les appels au public pour identifier les pédophiles après le succès de l'opération «Vico», qui avait abouti en octobre à l'arrestation en Thaïlande d'un délinquant sexuel présumé. «L'Assemblée générale approuve l'initiative de publier des informations sur le site d'Interpol pour permettre au public d'aider les pays membres d'Interpol à identifier les auteurs d'abus sexuels sur les enfants, les victimes, les lieux où se sont déroulés ces crimes, conformément aux règles d'Interpol», affirme la résolution. Selon Jackie Selebi, président de l'organisation internationale de police criminelle, «il n'y pas eu d'opposition. Il n'y a eu qu'une seule abstention. Les délégués ont seulement insisté pour que ne soit pas montré le visage des victimes». La résolution «insiste pour que chaque cas soit traité séparément et qu'il ne soit fait appel au public qu'uniquement après que toutes les autres formes d'investigation ont été épuisées».
La 76e assemblée générale d'Interpol, qui a pour objectif depuis 1923 de faciliter la coopération policière internationale, réunit près de 600 délégués représentant 144 pays, sur les 186 que compte l'institution. Selon un délégué européen qui a requis l'anonymat, «il y a plusieurs cas qui pourraient faire l'objet bientôt d'une telle opération». Les avantages et inconvénients de ce type d'opération ont cependant fait débat avant l'adoption de la résolution.
«Plusieurs délégués sont intervenus pour soulever deux dangers liés à cette chasse à l'homme avec l'aide du public: le risque de lynchage et celui du suicide du pédophile traqué. Il y a une évaluation des risques, mais à la fin vous devez prendre votre décision entre deux intérêts contradictoires: celui du pédophile et celui des victimes ou des futurs victimes. Pour notre organisation, il n'y a pas d'alternative: nous avons définitivement choisi de protéger les enfants», a indiqué à la presse Jean-Michel Louboutin, directeur exécutif des services de police d'Interpol.
Dans l'opération Vico (terme choisi pour Vietnam-Cambodge), Interpol a décidé de lancer le premier appel mondial pour demander au public de l'aider, après quatre ans d'insuccès des policiers du monde entier, à identifier le pédophile découvert par le police allemande. «Il s'agissait de trouver une aiguille dans une botte de foin et il fallait être aidé», a souligné M. Louboutin, confirmant qu'Interpol ne ferait appel au public que quand «tous les moyens de police» auraient été épuisés. Lancé le 8 octobre, cet appel à témoins - une première mondiale pour Interpol - assorti de photos du pédophile présumé reconstituées informatiquement à partir des clichés brouillés circulant sur Internet, avait permis l'arrestation d'un Canadien de 32 ans, le 19 octobre, en Thaïlande. Plus de 350 personnes dans le monde avaient contacté Interpol à la suite de cet appel. En trois jours, l'organisation, en collaboration avec ses bureaux du monde entier, avait réussi à établir le nom du suspect, sa nationalité, sa date de naissance et son lieu de travail. «Cette affaire Vico a donné des perspectives d'une autre dimension aux investigations qui auront lieu dans les années qui viennent», a souligné M. Louboutin.
La veille, le secrétaire général Ronald K. Noble avait affirmé que cette méthode pourrait servir pour des cas encore plus dramatiques. «Cette capacité mondiale de la police à travailler ensemble par le biais d'Interpol a été mise en place avec en tête un scénario catastrophe: une chasse mondiale d'un terroriste inconnu qui planifierait de tuer des millions de personnes en utilisant une arme nucléaire et biologique», avait-il confié.
Réagir à cet article sur le forum
(AFP) |
|  Il dément les accusations | 21 octobre 2007
Christopher Paul Neil, le présumé pédophile canadien arrêté vendredi en Thaïlande, dément les accusations portées contre lui.
Lorsqu'on l'interroge sur sa famille ou ses études, il répond volontiers. Mais dès que les enquêteurs évoquent les agressions sexuelles, "Vico" se tait. «Il était très réservé, parlant doucement et paraissait tendu», a déclaré un reporter de la chaîne canadienne CTV qui lui a parlé dans un poste de police de Bangkok. Sur les accusations pesant sur lui, Neil a déclaré que les preuves dont disposent les Thaïlandais ne tiendraient pas devant un tribunal canadien. Il a affirmé «avoir une bonne défense». La police Thaïlandaise recueille auprès d'Interpol les nombreuses photos le montrant en train d'agresser sexuellement des enfants, pour renforcer le dossier puisque l'organisation dispose de nombreuses photos le montrant en train d'agresser sexuellement des enfants.
Neil, 32 ans, recherché par Interpol après avoir fait circuler sur Internet des photos le mettant en scène avec des enfants, a été arrêté vendredi dans le nord-est de la Thaïlande après une traque internationale et placé samedi sous mandat de dépôt par la justice thaïlandaise. Originaire de Maple Ridge, en banlieue de Vancouver (ouest du Canada), il est soupçonné par Interpol d'agression sexuelle sur 12 enfants.
Neil a aussi déclaré au reporter de CTV qu'il ne souhaitait pas être extradé au Canada. «Je ne suis pas le genre de personne qui survivrait longtemps dans une prison canadienne», a-t-il dit selon le site Internet de la chaîne. Dans un communiqué à des médias canadiens, sa famille a en revanche souhaité qu'il soit extradé au Canada et a indiqué qu'elle ferait son possible pour le soutenir.
Christopher Paul Neil encourt une peine de 20 ans d'emprisonnement pour des faits d'agression sexuelle sur un enfant de 9 ans à Bangkok, en 2003. (AP)
|
|  Pédophile "Vico" arrêté | 19 octobre 2007
Christopher Paul Neil, 32 ans, surnommé "Vico" a été arrêté par les autorités thaïlandaises.
La longue traque de "Vico", un Canadien de 32 ans, pédophile présumé recherché par Interpol pour des agressions sexuelles sur de nombreux enfants, a pris fin vendredi après son arrestation par la police dans le nord-est de la Thaïlande. Christopher Paul Neil, 32 ans, originaire de Maple Ridge, en banlieue de Vancouver (ouest du Canada), accusé par Interpol d'agression sexuelle sur 12 enfants, a été arrêté à Nakhon Ratchasima, troisième ville de Thaïlande, à 300 km au nord-est de Bangkok. Le visage recouvert d'un vêtement pour échapper aux caméras et aux nombreux photographes qui l'attendaient, l'un des hommes les plus recherchés au monde est arrivé menotté à l'état-major de la police à Bangkok pour y être interrogé.
"Nous sommes extrêmement satisfaits de son arrestation", a commenté à l'AFP Mick Moran, l'un des enquêteurs d'Interpol. "Le fait que nous ayons publié sa photo et lancé un appel général a été décisif" dans son interpellation", a-t-il ajouté. Christopher Neil, 32 ans, professeur d'anglais en Corée du Sud, avait été vu pour la dernière fois à son arrivée à l'aéroport de Bangkok le 11 octobre dernier, en provenance de Séoul.
Bangkok a d'abord lancé un mandat d'arrêt contre Neil pour "enlèvement, détention illégale et agression sexuelle sur mineur de 15 ans", après avoir recueilli le témoignage d'un garçon thaïlandais de 17 ans, qui a indiqué avoir été sa victime il y a plusieurs années. Le jeune homme, qui est l'un des 12 enfants figurant sur les quelque 200 clichés pédophiles circulant sur internet et mettant en scène Neil, principalement au Cambodge, au Vietnam et en Thaïlande, a été localisé par la police thaïlandaise avec la collaboration des bureaux locaux d'Interpol.
Possibilité d'extradition.
Dans la foulée, Interpol a lancé jeudi une "red notice" (avis de recherche international en vue d'extradition). Confronté dans un premier temps à la justice thaïlandaise, l'homme pourrait faire face à d'autres accusations et être ensuite extradé, a indiqué l'un des responsables de la police thaïlandaise, le major général Wimon Pao-in. En début de semaine, M. Moran avait appelé le suspect à se rendre immédiatement aux autorités. "Il est connu maintenant internationalement et, franchement, il n'y a aucun endroit où il puisse se cacher", avait-il dit.
Lundi, Interpol, l'organisation internationale de police criminelle dont le siège est à Lyon (France), avait annoncé avoir identifié, grâce à un appel à témoins mondial, l'homme surnommé "Vico". Interpol avait lancé le 7 octobre un appel à témoins pour tenter de l'identifier, ce qui constituait une première pour l'organisation internationale. Interpol avait alors précisé que "les spécialistes allemands du Bundeskriminalamt (BKA)" étaient parvenus à obtenir "une image exploitable" des photographies originales, retouchées par l'intéressé ou par ses complices afin que son visage ne soit pas reconnaissable.
Dans les trois jours qui ont suivi l'appel à témoins, Interpol en collaboration avec ses bureaux du monde entier, avait également établi le nom du suspect, sa nationalité, sa date de naissance, son numéro de passeport ainsi que ses lieux de travail actuel et précédent. Grâce à l'appui des autorités sud-coréennes et thaïlandaises, les enquêteurs ont pu déterminer que le suspect avait pris un avion à Séoul à destination de Bangkok, le jeudi 11 octobre. Plus de 350 personnes dans le monde entier ont contacté Interpol à la suite de cet appel à témoins.
Les moyens utilisés
"Le moyen que nous avons utilisé" pour parvenir à son interpellation "est une première mondiale. Ce qui a vraiment parfaitement fonctionné, c'est le lien police-média-public", a déclaré vendredi le directeur exécutif des services de police d'Interpol, Jean-Michel Louboutin, lors d'une conférence de presse au siège de l'organisation internationale de police criminelle basée à Lyon.
"Nous avons beaucoup hésité avant de diffuser les photos de cet homme. Certains avaient peur qu'il ne soit lynché, mais on a choisi de protéger les enfants contre un prédateur. Et le public a très bien réagi: nous avons reçu près de 400 mails à la suite de cet appel à témoins, et cinq d'entre eux nous ont mis sur la piste. Il était devenu le pédophile le plus traqué du monde", a précisé le No2 d'Interpol.
Jean-Michel Louboutin a également souligné qu'Interpol envisage d'utiliser à nouveau ce procédé pour des criminels internationaux. "Il n'y a pas de raison que nous nous privions de cette technique dans le futur. A criminalité globale et internationale, il faut mettre en place des stratégies globales et internationales. Cependant, il ne faut pas le faire à tort et à travers. Je pense à plusieurs cas, comme des vols à main armée ou des attaques violentes, mais chaque enquête est particulière et il faudra demander leur avis aux enquêteurs". "L'enquête doit maintenant suivre son cours: il faut que toutes les victimes de cet homme se fassent connaître", a conclu le directeur exécutif des services de police d'Interpol.
En voilà un qui ne ferra plus de mal! Son arrestation ne délivrera pas ces nombreuses victimes du cauchemar dans lequel elles vivent mais il n'en ferra pas d'autres! La preuve est faite, si besoin est, qu'Internet peut être d'une efficacité redoutable lorsqu'il est bien utilisé. Ainsi cette façon de traquer un fugitif via le net pourrait être reproduit à l'avenir. Attention toutefois de ne pas banaliser ce genre d'annonce. A force de publier trop d'avis de recherches, les gens finissent par ne plus en voir aucun. (Avec agences) |
|  Pédophile démasqué | 16 octobre 2007
Le pédophile présumé "Vico", un Canadien, traqué en Thaïlande
Un pédophile présumé, surnommé "Vico" et recherché par Interpol après avoir diffusé sur internet des photos le mettant en scène avec des enfants, est un Canadien de 32 ans traqué actuellement en Thaïlande, a annoncé mardi la police à Bangkok.
De son côté, un responsable d'Interpol, l'Irlandais Mick Moran, a appelé le suspect à se rendre immédiatement aux autorités.
"Il est connu maintenant internationalement et, franchement, il n'y a aucun endroit où il puisse se cacher", a-t-il dit.
Plus tôt, la police thaïlandaise avait donné des précisions sur le suspect.
"Il est Canadien, il a 32 ans et il est arrivé en Thaïlande par l'aéroport Suvarnabhumi le 11 octobre", a dit à l'AFP le colonel Apichart Suriboonya en identifiant l'homme comme étant Christopher Paul Neil, né le 6 février 1975.
"La police thaïlandaise, Interpol, les services d'immigration et l'unité de lutte contre la criminalité visant les enfants et les femmes coopèrent étroitement", a indiqué ce responsable en précisant que "des preuves et des informations" étaient actuellement recueillies auprès de pays voisins et d'autres Etats membres de l'organisation Interpol pour obtenir "un ordre de justice en vue d'un mandat d'arrêt".
"Il se trouve en Thaïlande et nous ne l'avons pas encore arrêté", a dit le colonel Apichart, tandis que Mick Moran se montrait plus prudent quant à l'endroit où le suspect qu'il n'a pas lui-même identifié pourrait se trouver à cette heure.
De son côté, le bureau d'Interpol au Cambodge a confirmé l'identité, l'âge et la nationalité du suspect, affirmant que les services d'immigration cambodgiens étaient en alerte au cas où le pédophile présumé cherchait à entrer dans le pays.
Lundi, Interpol, l'organisation internationale de police criminelle dont le siège est à Lyon (France), avait annoncé avoir identifié, grâce à un appel à témoins mondial, un homme surnommé "Vico" diffusant sur internet des photos à caractère pédophile.
Interpol avait seulement indiqué qu'"il s'agirait d'un homme enseignant l'anglais dans une école en Corée du Sud" et qu'"il serait actuellement en Thaïlande".
"L'homme photographié en train d'abuser sexuellement de jeunes enfants au Vietnam et au Cambodge, dont les clichés circulent sur internet, a été identifié", avait annoncé Interpol qui avait lancé le 7 octobre un appel à témoins, une première pour l'organisation internationale qui a été contactée depuis par plus de 350 personnes à travers le monde.
Grâce à l'appui des autorités sud-coréennes et thaïlandaises, les enquêteurs ont pu déterminer que le suspect avait pris un vol à Séoul à destination de l'aéroport international de Bangkok jeudi dernier.
Des caméras de vidéo-surveillance l'ont filmé à 15H26 locales devant les services d'immigration, a expliqué Interpol qui a "mis ses images à la disposition du public", afin de le localiser.
Depuis le début de cette affaire, internet a joué un rôle central et a permis aux enquêteurs de progresser très rapidement. "C'est ironique, nous utilisons l'internet de la même manière qu'il a utilisé l'internet", a dit Mick Moran à l'AFP.
"Je n'ai aucun doute que nous le trouverons, peut-être pas aujourd'hui, peut-être demain, mais quoi qu'il en soit, nous le trouverons", a-t-il affirmé.
Interpol, qui diffuse des photos du pédophile présumé, demande à quiconque disposant d'informations sur son lieu de séjour actuel de contacter la police locale ou Interpol sur son site web : www.interpol.int. (AFP)
Réagir à cet avis de recherche
|
|  Le communiqué de presse d'Interpol | 08 octobre 2007
INTERPOL lance un appel au public pour aider à identifier un homme photographié en train de commettre des abus sexuels sur des enfants.
Opération VICO
LYON (France) - INTERPOL lance un appel au public dans le monde entier afin d'aider à identifier un homme apparaissant dans une série d'images d'abus pédosexuels diffusées sur Internet. C'est la première fois que l'organisation lance un tel appel.
Bien que les photographies originales aient été retouchées par l'intéressé ou par ses complices afin que son visage ne soit pas reconnaissable, les spécialistes allemands du Bundeskriminalamt (BKA) travaillant en collaboration avec la Sous-direction Trafic d'êtres humains d'INTERPOL sont parvenus à obtenir une image exploitable.
Malgré les efforts considérables déployés dans le monde entier par l'intermédiaire du réseau des 186 Bureaux centraux nationaux et unités spécialisées INTERPOL pour identifier et retrouver l'individu en question, son identité et sa nationalité demeurent jusqu'à présent inconnues.
"Des images de cet homme en train de commettre des abus sexuels sur des enfants circulent sur Internet depuis des années. Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice, mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement d'enfants dont les âges vont de six ans au tout début de l'adolescence" a déclaré le Secrétaire Général d'INTERPOL, M. Ronald K. Noble.
"Nous avons une très bonne raison de croire qu'il voyage autour du monde afin d'exploiter sexuellement des enfants vulnérables. En tant qu'organisation de police forte de 186 pays membres, INTERPOL est le mieux placé pour coordonner les efforts déployés dans le monde entier afin d'identifier cet homme et de le traduire en justice" a ajouté M. Noble. Les opérations de recherche ont été baptisées " VICO " après que l'analyse des photos - au nombre d'environ 200 mettant en scène 12 jeunes garçons différents - ait permis d'établir que les clichés avaient été pris au Vietnam et au Cambodge.
"La décision de publier la photo de cet homme n'a pas été prise à la légère : elle a été prise après mûre réflexion et avec la totale approbation d'experts des pays membres d'INTERPOL se consacrant à la lutte contre cette activité criminelle abjecte" a indiqué M me Kristin Kvigne, responsable de la Sous-direction Trafic d'êtres humains d'INTERPOL.
"Nous n'encourageons absolument pas la population à passer à l'action de sa propre initiative, en particulier dans la mesure où toute identification nécessiterait confirmation par les autorités chargés de l'application de la loi, mais s'il se trouve quelqu'un qui reconnaisse cette personne ou possède des informations susceptibles d'aider les enquêteurs, contactez la police ou le Bureau central national INTERPOL de votre pays."
Réagir à cet avis de recherche |
| | |
|
|
|
|