Dans le reste du monde...

Angleterre:il viole ses filles pendant 25 ans.

26 novembre 2008

Un Britannique a été condamné mardi à la prison à perpétuité, avec une peine incompressible de 19 ans et demi, pour le viol répété pendant un quart de siècle de ses deux filles, auxquelles il a fait sept enfants.


Cet homme de 56 ans, dont le nom ne peut être dévoilé pour des raisons légales, a constamment abusé pendant 25 ans à partir de 1981 de ses deux filles, qui se sont trouvées enceintes de lui à 19 reprises.
Evoquant le "pire" cas qu'il ait jamais eu à traiter, le juge du tribunal de Sheffield, dans le nord de l'Angleterre, l'a condamné à 25 peines de prison à vie différentes, à purger simultanément. Il devra passer au minimum 19 ans et demi en prison.

Il avait reconnu avoir commis 25 viols et quatre agressions sexuelles sur ses filles. L'aînée a été sept fois enceinte de lui. Elle a deux enfants et en a perdu deux morts-nés. La cadette a connu douze grossesses et a cinq enfants.
Redouté de toute sa famille, le père a commencé à abuser de ses deux filles en 1981 alors qu'elles avaient 8 et 10 ans, selon l'accusation. Au début, elles étaient abusées chaque jour, et pendant de longues périodes elles ont été violées deux ou trois fois par semaines.
Si elles lui résistaient, il les battait férocement, allant parfois jusqu'à brûler leur yeux et leurs bras.

L'homme, qui selon l'accusation prenait "plaisir" en infligeant de tels sévices, continuait à violer ses filles alors même qu'elles étaient enceintes. L'une était chargée de surveiller les enfants de l'autre pendant ces viols. Leur seul répit intervenait après la naissance de leurs enfants, ou lorsqu'elles étaient malades. Il faisait déménager sa famille de village en village, dans des zones rurales, pour éviter d'être repéré. En 1988, les blessures des filles avaient éveillé des soupçons dans leur école, mais elles avaient finalement été mises sur le compte d'intimidations de la part d'autres élèves. La mère avait quitté la famille, qui comprend aussi un fils, au début des années 1990.

En 1998, après un incident au cours duquel le père avait frappé sa plus jeune fille pour avoir rencontré le fils de voisins, les deux femmes avaient décidé d'appeler un numéro téléphonique pour l'aide à l'enfance. Mais elles avaient raccroché avant la fin, car la personne au bout du fil avait refusé de leur garantir qu'elles pourraient garder leurs enfants. Ce n'est qu'à l'été 2007 que la plus jeune des filles est parvenue à échapper à sa surveillance. L'avocat de l'accusé, James Baird, a mis en cause la responsabilité des services sociaux. "Il doit être inconcevable pour ceux qui ont suivi cette affaire que, de nos jours dans une société soi-disant civilisée, de tels abus aient été commis pendant une aussi longue durée et avec de telles conséquences, sans qu'ils soient rapportés ou que quiconque enquête dessus", a-t-il déploré.

Les filles avaient été plusieurs fois hospitalisées, mais personne n'avait pensé à lancer une enquête pour comprendre pourquoi elles tombaient aussi régulièrement enceintes.
Cette affaire rappelle le cas de l'Autrichien Josef Fritzl, accusé d'avoir séquestré et violé sa fille Elisabeth pendant plus de 24 ans dans la cave de sa maison d'Amstetten, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Vienne. Sept enfants sont nés de cette union incestueuse.(Le monde)


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En prison et pardonné par sa victime

30 septembre 2008

Accusé d'avoir agressé sexuellement et violé sa fille de 16 ans pendant plus d'un an, J-C.R. a toujours reconnu les faits. Hier, il a été condamné par la cour d'assises à dix ans de réclusion criminelle assortis d'un suivi sociojudiciaire pendant dix ans.


« Avant d'être un violeur, il a été une victime ». Me Frédéric Hoarau, avocat de la défense, pose le décor. « Un ti-père alcoolique et violent qui le battait souvent, un oncle qui l'a agressé sexuellement alors qu'il n'avait que onze ans. Voilà comment s'est construite la personnalité de J-C.R. C'est dans ce contexte où aucun interdit n'était posé qu'il a essayé de se construire et il a reproduit ce qu'il a vécu. Il n'est pas devenu un violeur par hasard », plaide le conseil de l'accusé. Effectivement, le père de 42 ans, décrit par les membres de sa famille comme un « bon père, gentil et aimant mais qui buvait souvent », a toujours reconnu les faits d'agressions sexuelles et de viols qui lui sont reprochés. L'accusé a été victime, selon les experts, de son enfance : un contexte familial violent, incestuel et alcoolique. « Violé par un des frères de son ti-père, il a reproduit sur sa fille aînée tout ce qu'il a connu petit », explique Vincent Germain, l'enquêteur de personnalité. Une fille qu'il aimait… d'un amour pathologique. « J'étais amoureux d'elle depuis ses seize ans et très jaloux de son petit copain. Je voulais être le premier à coucher avec elle », expliquait l'accusé aux gendarmes lors d'une de ses auditions.

Je t'aime toujours.


Un amour tel qu'il ne pouvait la voir que comme un objet d'amour et de possession qui a subi, en silence, de juin 2005 à octobre 2006, les agressions sexuelles et les viols de son propre père. Mais, à l'opposé des victimes traumatisées ou emplies de colère, c'est une jeune femme de 19 ans qui s'est présentée hier à la barre pour simplement porter sa parole sans amertume. « Aujourd'hui, j'ai refait ma vie. Je voudrais qu'il soit libéré et qu'il s'en sorte. La prison lui a fait comprendre les choses. Je lui ai tout pardonné », déclare la victime. Un pardon qui a fait réagir l'accusé. « Ce que j'ai fait est mal mais le problème c'est que je bois. Je regrette sincèrement. Je te demande pardon et je t'aime toujours », sanglote-t-il en regardant sa fille. Des mots d'amour sur lesquels s'est appuyée l'avocate de la partie civile, Me Stéphanie Saint-Bertin : « On voit dans ce dossier l'ambivalence de l'amour d'un père qui aime sa fille et qui commet pourtant le pire crime en la violant. Et une enfant qui, malgré son amour pour lui, ne pouvait que porter plainte pour arrêter ça et être enfin entendue ». Le procureur général jouera sur le même registre : « Elle aimait son père et il a perverti cet amour. Il la touchait alors qu'ils étaient assis à côté sur le canapé en présence de la famille et se cachait sous une couverture. Nonobstant le pardon de la victime, il va falloir punir, ne pas banaliser ce genre de faits », conclut le parquet avant de requérir une peine de 10 ans. Une réquisition suivie par les jurés qui ont reconnu l'accusé coupable. Il a été condamné à une peine de dix ans de réclusion criminelle assortie d'un suivi sociojudiciaire pendant dix ans. (Clicanoo)



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MAROC: SCANDALE

14 septembre 2008

Une fatwa autorise le mariage pédophile.


Un leader musulman a lancé une fatwa qui n'en finit pas de déchaîner les passions. Et pour cause. Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui a publié sur un site Internet un avis religieux autorisant le mariage des fillettes à partir de neuf ans. Un avocat et des associations des droits de l'homme dénoncent un appel au « viol » des enfants et à la « pédophilie ».

heikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui est dans la ligne de mire des défenseurs des droits humains marocains. D'après le quotidien Al Jarida Al Oula du 1er septembre, le leader religieux a lancé sur le site Internet maghrawi.net une fatwa autorisant le mariage des fillettes à partir de l'âge de neuf ans. « Il nous a été dit et nous avons vu que les filles de neuf ans ont la capacité de se marier autant que les filles âgées de 20 ans et plus », aurait expliqué Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui à maghrawi.net. Pour appuyer son propos, il aurait par ailleurs cité l'exemple du Prophète qui se serait marié avec l'une de ses épouses âgées de neuf ans.

Risque de hausse des mariages précoces


S'il voulait créer le scandale, c'est réussi. De nombreux défenseurs des droits humains sont montés au créneau. Ils dénoncent un avis religieux rétrograde qui viole la Convention internationale des droits de l'enfant, que le Maroc a ratifiée, et le nouveau Code de la famille, qui fixe à 18 ans l'âge minimum pour se marier - quelque soit le sexe. C'est sans compter que le Code n'est lui-même pas inflexible sur la question du mariage précoce. « Le législateur a autorisé exceptionnellement le mariage précoce et l'a soumis à l'autorisation du juge sans que l'âge minimal ou les conditions de contraction de ce type de mariage ne soient précisées. Le résultat en est que le mariage des mineurs est toujours pratiqué », souligne Fatiha Mesbahi, membre du bureau central de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH).

Du coup, certains craignent que la fatwa n'encourage plus encore le mariage des mineures. D'autant que, « au Maroc, une très forte population est analphabète, commente Mourad Bekkouri, avocat au barreau de Rabat. Dans les bleds, on ne peut pas savoir ce qui va se passer, comment les gens vont réagir. Ils pourraient marier à partir de neuf ans leurs filles pensant que la fatwa est officielle, alors qu'elle n'a pas été validée par le Conseil supérieur des oulémas. » Devant les risques, Me Mourad Bekkouri a porté plainte le 4 septembre devant le tribunal d'instance de Rabat et attend de voir si le parquet va ouvrir une enquête.

Cette fatwa est un crime contre l'humanité.


Pour l'avocat, ce combat est celui de la préservation de l'innocence. Et il ne mâche pas ses mots : « Je considère que cette fatwa est une atteinte aux droits de l'enfant et un appel au viol et à la pédophilie ». Un avis que partagent plusieurs journaux et bien des associations. « A ce stade, ce n'est pas une promotion de la pédophilie, c'est de la pédophilie tout court ! A neuf ans, une fille n'est pas mûre pour avoir des relations sexuelles, recevoir le sperme, être fécondée… C'est comme si on la tuait en avance ! Cette fatwa est un crime contre l'humanité. Celui qui l'a lancée doit être jugée », s'insurge Mohammed Graigaa, directeur exécutif de l'Association marocaine du planning familial.

Saïda Drissi Amrani est présidente de l'Association démocratique des femmes marocaines à Rabat. Lorsqu'elle a lu l'article d'Al Jarida Al Oula, cela l'a rendue « malade » et elle n'a pas pu « terminer de lire l'article ». « C'était la rentrée scolaire. Alors le message c'est quoi ? N'emmenez pas vos filles à l'école mais mariez-les ? Mais une fille si jeune peut-elle comprendre ce qu'est le mariage ? Les relations sexuelles ? Est-ce qu'elle est vraiment mûre pour décider ? Il ne faut pas justifier l'injustifiable ! Les enfants sont sous la responsabilité des parents jusqu'à 18 ans, pas sous celle d'un mari ! », s'emporte Saïda Drissi Amrani, qui qualifie de « frustrés » et « malades » ceux qui cherchent des prétextes dans la religion pour faire passer leurs idées.

Le pouvoir appelé à l'aide


Des prétextes car Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui aurait omis de rapporter une part importante de l'union du Prophète avec Aïcha, et a ainsi « sali » l'image de l'islam au nom de ses croyances « intégristes ». « Le Prophète n'a pas consommé le mariage à l'âge où le père d'Aïcha a donné sa fille. Il l'a été bien plus tard », assure notamment Mohammed Graigaa, qui souligne que celui qui a lancé la fatwa « cherche seulement à se donner de l'importance ». Pas impossible. Selon plusieurs journaux locaux, il est un salafiste en mal de notoriété, qui lance des fatwas sujettes à polémique pour sortir de l'ombre.

Pour empêcher que d'autres textes créent le scandale, Me Mourad Bekkouri estime que le ministère des Habous et des Affaires Religieuses doit s'investir et contrôler ce genre de sorties. Quant à l'Association marocaine des droits de l'Homme, elle rappelle ses fondamentaux. « L'AMDH, indique Fatiha Mesbahi, a toujours lutté et appelé à ce que la religion soit séparée de l'Etat, que les conventions internationales soient ratifiées sans réserve et que les lois internes soient harmonisées avec la législation internationale. Si c'était le cas, on ne serait pas à la merci des fatwas énoncées à tord et à travers par des "cheikh et des oulémas".

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ONU: Les enfants cible d'enlèvement

29 juillet 2008

les enfants haïtiens demeurent la cible d'enlèvement.


Selon un rapport de la Minustah, les enfants sont toujours victimes de kidnapping, de meurtres, de violence sexuelle et de trafic d'enfants. Certains sont également utilisés dans des manifestations violentes.

Le dernier rapport de l'unité de protection de l'enfance de la MINUSTAH, couvrant la période janvier à Juillet 2008, et publié cette semaine, établi que les enfants continuent d'être affectés par la violence armée, en dépit de l'amélioration générale du climat de sécurité en Haïti.

Le kidnapping demeure une préoccupation forte. Sur trois victimes kidnappées, plus d'une est un enfant. Les filles deviennent également la cible principale des groupes armés. En 6 mois 66 mineurs ont été enlevés, contre 80 pour l'entière année 2007.

Deux enfants victimes de kidnapping ont été tués. Le corps de l'un d'entre eux, un mineur de 16 ans a été retrouvé torturé et méconnaissable en dépit de la rançon versée aux agresseurs. Beaucoup de filles séquestrées sont aussi victimes d'abus sexuels.

En général, la violence sexuelle contre les enfants demeure une préoccupation majeure, même si les statistiques des organisations non gouvernementales évoluant dans ce domaine ont indiqué une baisse en comparaison à l'année précédente.

Une montée significative, alarmante, est aussi observée en ce qui a trait au trafic des enfants à des fins d'exploitation sexuelle et de travail domestique dans les zones frontalières.

Environ 750 enfants ont été rapatriés par les autorités dominicaines de janvier à juin 2008. Et selon l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) 30.000 mineurs haïtiens seraient victimes du trafic d'enfants à destination de la république dominicaine.

Par ailleurs les données officielles de la MINUSTAH relatent la participation active des mineurs lors des manifestations violentes en avril dernier.

Un émeutier sur trois semblait être mineur selon les rapports fournis par les contingents militaires déployés sur le terrain. La participation active des enfants et des jeunes aux manifestations violentes s'est faite à différentes échelles, de la pose de barricades enflammées, en passant pas le bris de vitres d'entreprises privées, jusqu'aux tentatives infructueuses d'envahir le palais présidentiel. (HPN)

Chypre: Quand la cour invoque le consentement d'une fillette violée

15 juillet 2008

Le 13 mars, la Cour, seule juridiction d'appel à Chypre, a réduit de dix à cinq années de prison la peine infligée pour viol à un père de famille, arguant que "l'absence de consentement" de sa belle-fille - victime d'attouchements à partir de l'âge de 8 ans puis violée à partir de 11 ans - n'avait pas été établie.


Epinglée pour avoir invoqué le "consentement" d'une fillette violée, la Cour suprême de Chypre est accusée de manquer de "sensibilité" dans les affaires de viols sur mineurs, dans une société qui se targue pourtant d'une solide loi contre les violences familiales. Le 13 mars, la Cour, seule juridiction d'appel à Chypre, a réduit de dix à cinq années de prison la peine infligée pour viol à un père de famille, arguant que "l'absence de consentement" de sa belle-fille - victime d'attouchements à partir de l'âge de 8 ans puis violée à partir de 11 ans - n'avait pas été établie.  Largement commentée dans la presse, cette décision s'est attirée une volée de critiques, y compris de l'Attorney general (chefs des procureurs), qui a manifesté son désaccord dans une prise de position exceptionnelle. La Commissaire pour les droits de l'enfant, Leda Koursoumba - une autorité indépendante - y a vu une violation de la Convention internationale des droits de l'enfant qui stipule que "l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale" dans les décisions de justice.  "C'est totalement inacceptable, estime Mme Koursoumba. On ne peut pas invoquer le consentement d'une fillette dans une affaire de viol." Pour Elias Stefanou, avocat de la famille de la victime, la décision a été prise "à la va-vite", les magistrats l'ayant rendue sans même sortir de la salle d'audience.

Le 9 juin, la Cour suprême a cette fois innocenté dans un jugement beaucoup plus argumenté un homme condamné à six ans de prison pour des violences sexuelles contre une nièce âgée de 11 à 13 ans au moments des faits. Les juges ont pointé des zones d'ombre dans les témoignages de la fillette et ont mis en cause le délai de deux ans entre les violences et leur signalement, contre l'avis d'experts habitués à ce que les victimes taisent ce genre de sévices, par honte ou de peur de représailles.  "La Cour suprême ne traite pas les questions liées aux violences sexuelles contre les enfants avec suffisamment de sensibilité", fustige Stella Kyriakidou, une pédo-psychologue élue députée en 2006. "Et si la Cour précipite une décision dans une affaire aussi grave, il y a encore plus de raisons de s'inquiéter", ajoute-t-elle.  Le président de la Cour suprême, Christos Artemides, s'est refusé à commenter ces jugements, se limitant à souligner qu'il n'a pas à "tenir compte" des critiques, au nom de l'indépendance de l'institution. Chypre s'est doté en 1994 d'une des meilleures législations d'Europe en matière de prévention des violences familiales. Un texte qui, selon Eleni Loizidou, conseillère juridique au bureau de l'Attorney general, n'est "pas seulement du droit pénal" puisqu'il prévoit des mesures de protection des victimes.
"Il y a une vingtaine d'années, les violences sexuelles contre les enfants étaient taboues, rappelle Mme Kyriakidou. Elles n'étaient pas censées exister dans une société centrée sur la famille comme Chypre." "C'est toujours inquiétant quand des jugements mettent en cause des principes que l'on cherche à faire admettre depuis 10 ou 15 ans", ajoute-t-elle.
A la suite du jugement du 13 mars, Mme Koursoumba a annoncé son intention de lancer une stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles contre les mineurs. En 2005, une enquête auprès de 913 jeunes âgés de 12 à 18 ans a révélé que 9,9% d'entre eux disaient avoir déjà été victimes de violences sexuelles. Mais les trois quarts affirmaient n'en avoir jamais parlé à personne, souligne Martha Apostolidou, chercheuse en sciences de l'éducation et auteur de cette étude réalisée pour le Comité consultatif sur les violences familiales. (belga/7sur7)


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Sydney: enquête sur un prêtre pédophile

12 juillet 2008

Le premier jour du programme officiel des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Australie a été assombri vendredi par le lancement d'une enquête pour abus sexuels à l'encontre d'un prêtre.


Le chef de l'église catholique australienne, l'évêque de Sydney George Pell, a ordonné la désignation d'une commission indépendante, pour enquêter sur des accusations d'abus sexuels qu'il a été accusé en début de semaine d'avoir cherché à étouffer. L'ouverture de cette enquête intervient alors que le pape Benoît XVI, qui arrive la semaine prochaine en Australie pour les JMJ, sera très attendu sur la question des abus sexuels commis par des prêtres, de nombreuses voix appelant à des excuses comme celles qu'il avait formulées lors de sa visite aux Etats-Unis. Cette enquête fait suite à des déclarations d'un ancien professeur d'éducation réligieuse de l'enseignement privé Anthony Jones, accusant un prêtre de l'avoir sexuellement agressé en 1982. En 2003, dans une lettre que s'est procuré le média public ABC, George Pell avait indiqué à Anthony Jones que ses accusations à l'encontre d'un prêtre n'étaient pas corroborées par un rapport interne. Or, ce document avait au contraire jugé ces allégations recevables. George Pell a indiqué vendredi que la commission ferait part du résultat de ses investigations dès que possible. Cette affaire intervient au premier jour du programme officiel des JMJ, marqué par un pélerinage à la cathédrale Ste Marie de Sydney. La manifestation doit s'achever le 20 juillet par une messe célébrée par le pape Benoit XVI, et pour laquelle quelque 500.000 personnes sont attendues.(france info)

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Israël: 29 ans de prison pour un pédophile.

11 juillet 2008

Un ancien employé de crèche a été condamné à 29 ans de prison ferme pour avoir agressé sexuellement 29 enfants âgés de trois à douze ans sur une période de trois ans


«Nous avons devant nous 29 enfants innocents dont les corps et les âmes ont été détruits par les actes iniques de l'accusé», a déclaré le tribunal de district de Tel-Aviv dans ses attendus.
Le tribunal, qui a prononcé la sentence jeudi, a estimé qu'il s'agissait d'un des cas les plus graves auquel il ait eu affaire.
En janvier, Yitzhak Borovsky avait été inculpé pour viol, tentative de viol et attouchements sur des enfants d'écoles et garderies ultra-orthodoxes dans lesquels il était employé en tant qu'assistant.
Plusieurs de ces enfants souffrent depuis de traumatismes, ayant été en outre menacés par l'accusé s'ils révélaient ses méfaits. La cour a souligné que sa profession lui avait permis d'abuser de l'intimité qu'il avait avec ses victimes. Outre la peine de prison, la cour a par ailleurs condamné M. Borovsky à payer 10 000 shekels (environ 1900 euros) de dommages et intérêt à chacune de ses victimes.(AFP)

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Elle mangeait son enfant vivant

21 juin 2001

Elle mangeait son enfant vivant après l'avoir torturé et violé.


Terrifiant. Tel est le mot qui désigne le mieux cette ignoble histoire qui fait actuellement l'objet d'un procès en République tchèque. Une mère de famille est accusée d'avoir cloîtré ses deux fils, de les avoir torturés, d'avoir abusé d'eux sexuellement et de les avoir forcé à se mutiler pour ensuite donner leur peau à manger aux autres membres de sa secte.

Deux enfants de 8 et 10 ans


Ce serait un lavage de cerveau que la mère aurait subi lors de son embrigadement dans le Mouvement du Graal qui serait à l'origine de cette sordide affaire. Klara Mauerova, 31 ans, originaire de la ville de Brno, a reconnu lors du procès avoir torturé pendant des mois son fils Ondrej, 8 ans, et son frère Jakub, 10 ans. "C'est affreux. Je ne comprends pas comment j'ai pu agir de la sorte," a-t-elle déclaré devant la cour, rapporte le Daily Mail. Elle et cinq autres membres du Mouvement du Graal - dont sa soeur - sont accusés d'avoir enfermé les deux enfants au sous-sol de la maison dans une niche pour chien, de les avoir battu à de nombreuses reprises à l'aide de ceintures, de les avoir brûlés avec des mégots de cigarettes et de les avoir blessés toutes sortes d'objets pointus.

Cannibales


Les membres de la secte sont également accusés d'avoir obligé le plus jeune des enfants, Ondrej, à s'automutiler avec un couteau pour se couper des morceaux de peaux qu'ils ont ensuite mangés crus. Lors de l'arrestation, les forces de polices ont découvert de multiples traces sur le corps du plus jeune des enfants prouvant ces accusations.

Sauvés par un babyphone


Le calvaire des deux jeunes enfants aurait pu durer longtemps si un voisin n'avait pas installé un interphone vidéo pour surveiller son nouveau-né à distance. En mettant en marche l'appareil, quelle n'a pas été sa surprise de découvrir, au lieu de son bébé, les images d'Ondrej enchaîné dans sa cage de torture. Klara Mauerova avait elle-même installé un système de bayphone chez elle pour "surveiller" ses enfants encagés depuis sa cuisine et une interférence entre les deux appareils électriques a permis au voisin de découvrir le drame qui se déroulait juste à côté de chez lui.

Arrestation à rebondissements


Aussitôt alertée, la police est intervenue. Elle a découvert le petit Ondrej nu dans son urine avant de découvrir que son frère, lui aussi, avait été torturé. Elle a également cru que la fille adoptive de la famille, présentée comme étant âgée de 13 ans, avait fait l'objet de sévices. Mais cette dernière a réussi à échapper aux autorités tchèques et à s'enfuir en Norvège. Rapidement arrêtée et expulsée vers la République tchèque, la jeune fille, prénommée Barbora Skrlova, a en réalité 34 ans et faisait partie du Mouvement du Graal. Elle a participé activement aux tortures et abus sexuels commis sur les enfants. (Métro)


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Maurice

20 juin 2008

Un garçon de quatre ans victime d'un pédophile de 17 ans.


N'être âgé que de quatre ans et déjà traumatisé pour avoir été contraint à des actes obscènes. Ce petit garçon aurait subi ce type d'agression mardi, à son école maternelle. Le pédophile présumé serait un adolescent de 17 ans, fils de la directrice de l'établissement. Depuis mardi, l'enfant ne peut plus manger. Hier, il a participé à une reconstitution des faits à l'école maternelle Happy Kids, en présence de son père. La directrice de la maternelle s'est, elle, refusée à tout commentaire au téléphone hier.

«Nous avons remarqué mardi (NdlR : jour de l'incident) que notre fils n'était pas comme les autres jours: il apprend à jouer du violon dans une église, mais ce jour-là il ne voulait pas jouer. Sans compter qu'il ne voulait rien manger», confie le père. Ce dernier lui demande ce qui ne va pas. Et l'enfant lui raconte sa mésaventure. Mardi, il est dans une salle, au premier étage de la maternelle. Il regarde des dessins animés. Comme chaque jour, il attend d'être ramené chez lui à 14 h 30, après les heures de classe. Ses deux parents travaillent.

Actes obscènes


Ce jour-là, la directrice de l'école est sortie. Elle a confié la garde des enfants à son fils, un adolescent de 17 ans. Ce jeune aurait profité que le petit garçon soit seul pour le forcer à s'adonner à des actes obscènes. Plus tard, le garçonnet devait préciser que le suspect lui a offert des gâteaux, pour qu'il se taise. En effet, il n'a rien dit à sa maîtresse, la directrice. Mais il raconte tout à ses parents qui ont porté plainte. Hier, vers 12 h 45, pour les besoins de l'enquête de police, l'enfant a dû participer à une reconstitution des faits. Il est arrivé sur les lieux dans les bras de son père, dans une voiture de la police et a montré aux enquêteurs comment son agresseur s'y est pris.

Son père a aussi porté plainte pour un message reçu. Il déclare que la directrice de l'école l'a supplié de ne pas poursuivre ses démarches. «Mon honneur est entre vos mains», serait un extrait du message. Le père, lui, ne veut rien entendre : «Le jeune homme doit être malade pour faire ce genre de choses à un enfant de 4 ans», dit-il. Le petit garçon fréquente l'école depuis deux ans. Sa sœur aînée y était aussi une élève. «C'est une chance que ma fille soit indemne de cette école», dit leur père.

Le suspect, orphelin de père, est d'une famille de trois enfants. Arrêté hier, il comparaît devant le tribunal de Port-Louis aujourd'hui, provisoirement accusé d'attentat à la pudeur. (lexpress)


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Île de la Réunion

19 juin 2008

Ils ont violés, abusés et prostitués leurs propres enfants au sein même de leur foyer.


Leurs victimes sont leurs propres enfants, qu'ils ont violés, abusés et prostitués au sein même de leur foyer. Les trois accusés entendront aujourd'hui le verdict du jury populaire, au terme de deux journées d'audience à huis-clos.

Tout commence en 1997, avec une annonce passée dans un magazine par M.-C. P., une femme désemparée. Seule, son concubin incarcéré, elle est minée depuis trop longtemps par l'alcool, et une violence qui l'aura séparée de sa famille et de ses enfants, placés en foyer d'accueil. Quand M. D.répond à son message de détresse, c'est le départ d'une aventure funeste. Il est lui aussi en prison, mais cela ne la gêne pas, elle qui se sait abonnée aux cas du genre. Autant dire que la misère lui colle au train. « Elle est vide », et on la plaindrait presque, à entendre l'analyse de J.-F. Chervaire, expert psychologue entendu hier à la cour d'assises de Saint-Denis. La femme au regard impassible qui patiente dans le box des accusés est bien celle que l'on dépeint un moment comme l'objet d'une malheureuse existence. Mais le procès en cours n'est pas celui d'une enfance précaire. Sa rencontre avec M. D., après une longue correspondance épistolaire, la transformera rapidement en complice, voire en instigatrice d'une entreprise pernicieuse. Après un mariage peu de temps après la sortie de prison de M. D., en 1998, le couple élèvera trois enfants. L'aîné de 19 ans, est issu d'une première union de la mère. Le chef de famille le reconnaît, afin d'en obtenir la charge. Les deux autres seront les leurs. La volonté de fonder une famille prend le pas sur les problèmes d'addiction de l'un et de l'autre, et tout semble rentrer dans l'ordre, a priori. Mêlant à l'autorité la prostitution, et à l'affection la perversion, le couple entraînera les enfants qui les entourent dans une vie de débauche. La fille de M.-C., dénoncera une première fois son petit père pour agression sexuelle, en 2004. Elle se dit alors amoureuse de lui, et revient sur ses déclarations. Elle n'a que treize ans, lui la trentaine. Pendant la détention de M. D. qui s'ensuit, M.-C. continue de coucher avec son propre fils aîné. Le troisième accusé, A. T., beau-frère et amant de la mère, usera également de la jeune sœur, le tout contre rémunération. C'est parce qu'il craint le retour de détention du petit père que le fils aîné est forcé de dénoncer la situation auprès des autorités. Ses déclarations ont permis aux victimes de lever le voile sur l'affaire. La raison de cette entreprise, pour peu qu'il y en ait une, est encore vague. Les conséquences le sont moins. Selon Le Dr Mas, psychologue auprès de la cour d'appel de Saint-Denis, ces enfants sont « victimes d'être nés dans cette famille, et victimes d'un système incapable de reconnaître la nocivité de certains parents. » L'inceste était ancré dans les mœurs du quartier, M. D. et sa femme se chargeant d'instaurer la mauvaise habitude, l'oncle et beau-frère, A. T., intégré au cercle, et des voisins faisant taire leur mauvaise conscience. Quand elle est entendue à propos de la prostitution de sa fille, M.-C. P.déclare : « Concernant la prostitution, c'est elle et moi qui le voulions ». Quant à A. T., qui aura abusé de la situation opportune à trois reprises au moins, il « n'avait pas osé refuser » l'offre de disposer de sa nièce, contre rémunération. Aucun des accusés ne semble avoir été motivé par autre chose qu'un instinct pulsionnel, un besoin d'assouvir des exigences sexuelles pour le paternel, ou l'appât du gain pour la mère. Selon les experts, la douleur des victimes risque d'avoir des répercussions sur leur propre descendance, qui n'est pas à l'abri de la reproduction de tels actes. L'enquête psychologique menée sur le fils aîné, suite à ses déclarations, ne l'a pas exempté de suppositions quant à ses propres tendances incestueuses. Dans le flou du contexte, la seule arme des accusés est finalement de rejeter la faute chacun sur l'autre. Ce que personne n'hésite à faire, en tentant de se dédouaner en vain des déclarations antérieures. Le petit père rejetant la perversion sur le fils aîné, pourtant partie civile au procès, et la mère s'érigeant en victime de l'influence du chef de famille. A. T., face aux accusations, s'est rendu presque clownesque devant les interrogations du président du tribunal. Par sa candeur apparente, le sexagénaire n'a pas manqué de susciter chez plusieurs jurés des sourires de consternation. Mais l'ambiance détendue qui semblait s'instaurer en fin de la journée d'hier n'avait rien de conventionnel. Après la longue liste des chefs d'accusation passée au crible, il n'était pas étonnant que l'audience, plus essouflée encore par la tension du huis clos, ait besoin de s'oxygéner. Aujourd'hui, le climat sera certainement beaucoup moins propice à l'ironie. Les victimes seront entendues, ainsi que le petit père, pour la première fois. Si A. T. ne risque que 7 ans d'emprisonnement, et M.-C. P. 15 ans, c'est la perpétuité qu'encourt Marcel D., en qualité de criminel récidiviste.(Clicanoo)


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Île Maurice

17 juin 2008

Vendue à des touristes à 13 ans !


Marie Fin a été arrêtée samedi après qu'une mineure de 13 ans l'eut accusée de l'avoir «livrée» à des touristes pour des rapports sexuels. La suspecte aurait perçu de l'argent pour cela.

Maurice serait-elle en passe de devenir un paradis pour les pédophiles ? Une nouvelle plainte enregistrée récemment soulève la question. Pas plus tard que samedi, la Brigade des mineurs du Nord a procédé à l'arrestation d'une habitante de Grand-Baie. Marie Fin est accusée d'avoir «livré» une adolescente de la région, âgée de 13 ans, à des pédophiles étrangers à deux reprises. La suspecte a comparu devant le tribunal de Mapou sous une charge provisoire d'inciting a child to engage in prostitution. Elle a été reconduite en cellule policière jusqu'au 23 juin. Elle a nié les allégations portées contre elle.

C'est samedi matin, après avoir eu vent de l'exploitation de la jeune fille, que la Brigade des mineurs monte une opération, sous la supervision du sergent Sameer Hosenee. Dans un premier temps, l'adolescente est interrogée. Elle hésite au début, mais devant l'insistance des policiers, elle finit par avouer.

Ses révélations sont accablantes. Même ses parents ignoraient les manigances de la suspecte, qui était d'ailleurs une amie de la famille. Dans sa déposition, l'adolescente affirme avoir été bernée par Marie Fin. Elle clame également qu'elle n'était, à aucun moment, consentante pour avoir des relations sexuelles avec ces touristes.

Un couteau sous la gorge


Selon ses dires, sa première mésaventure remonte au 25 novembre 2007. Elle était alors en vacances scolaires. Comme elle s'ennuyait à la maison, Marie Fin lui aurait proposé de l'accompagner à Péreybère pour rencontrer un ami. Elle accepte sans hésitation. Une fois sur place, la jeune fille raconte qu'elles se sont rendues à un appartement. Un touriste y logeait. Peu de temps après leur arrivée, son «amie» s'éclipse en la laissant seule avec l'étranger.

Celui-ci lui aurait alors demandé d'assouvir certains de ses désirs mais l'adolescente aurait refusé. Selon ses dires, le touriste l'aurait alors menacée avec un couteau qu'il aurait placé sous sa gorge. Elle n'aurait ainsi eu d'autre choix que d'obtempérer. L'acte achevé, le présumé pédophile lui aurait remis Rs 200 et lui aurait demandé de prendre un taxi pour rentrer.

La deuxième mésaventure de l'adolescente remonte au mois dernier. Elle se serait laissée, une nouvelle fois, berner par Marie Fin. Elles seraient toutes deux parties à Mon-Choisy pour faire une balade à la plage. La jeune fille allègue qu'en chemin, elles auraient fait la connaissance d'un étranger. A sa demande, elles seraient montées à bord de son véhicule et il les aurait conduites à une villa à Trou-aux-Biches.

Selon les dires de l'adolescente, une fois sur place, Marie Fin l'aurait abandonnée à nouveau. Elle aurait, au préalable, reçu une coupure de Rs 500 de la part du touriste. La jeune fille aurait ensuite été abusée en toute impunité, ses appels de détresse demeurant vains. Dans sa déposition à la police, la victime dit craindre que cette rencontre avec le touriste à Mon-Choisy ait été préméditée. L'adolescente a été examinée par un médecin légiste. Elle bénéficie aussi du soutien d'un psychologue de la Child Development Unit.

Les membres de la Brigade des mineurs du Nord sont actuellement sur la piste d'autres suspects. Selon certaines sources, l'exploitation sexuelle des enfants prend de l'ampleur à Grand-Baie. Même son de cloche du côté des forces vives. «Il y a de plus en plus de touristes qui viennent à Maurice rien que pour avoir des relations sexuelles avec des enfants», affirment-elles. (lexpress)

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Gang spécialisé dans les enlèvements

12 juin 2008

Arrestation d'un gang qui enlevait et violait des enfants.


Un groupe de criminels qui enlevaient des enfants et les violaient pour vendre des vidéos à caractère pédophile a été démantelé à Kaboul, a-t-on appris jeudi auprès des services secrets. Le groupe, composé de quatre personnes, avait enlevé cinq enfants âgés de moins de 12 ans sur le chemin de leur domicile, selon un porte-parole de la Direction nationale de la sécurité (NDS). «Ils enlevaient des enfants, les violaient et enregistraient les images des viols pour le compte de réseaux avec lesquels ils étaient en contact», a affirmé Sayed Ansari au cours d'une conférence de presse. Les quatre hommes ont été arrêtés le 1er juin. Ils ont avoué leurs crimes, selon le porte-parole.

Par ailleurs dans la nuit de mercredi à jeudi, le chef d'un autre groupe criminel spécialisé dans l'enlèvement crapuleux a été tué et deux personnes ont été arrêtées au cours d'une opération de sauvetage d'un otage, a indiqué Sayed Ansari. Dimanche, le chef d'un autre groupe de ravisseurs a été arrêté avec deux complices, toujours à Kaboul, selon lui.  Les enlèvements suivis de demandes de rançons se sont multipliés ces derniers mois, surtout dans la capitale et dans la ville d'Herat, dans l'ouest du pays.(Agence)

Peine capitale pour l'assassin de Yasser 4 ans

11 juin 2008

Algérie : La chambre criminelle de la cour de Constantine a condamné, hier, le dénommé M. A. à la peine capitale, assortie d'une amende de 100 millions de centimes pour kidnapping, sévices sexuels et homicide volontaire contre un enfant.


Hier, dans la salle des pas perdus de la cour de Constantine, il était difficile de contenir la douleur de l'importante foule venue pour être témoin d'une affaire qui a endeuillé une famille et ému, dès le départ, la population locale. Les parents de la victime étaient très révoltés.
À travers sa plaidoirie, le procureur de la République ne laissa aucun doute sur la nature bestiale du criminel devant une assistance en larmes. Le viol avant l'assassinat, comme l'a relevé le médecin légiste, a été reconnu par l'accusé, qui n'a pas jugé utile de demander le pardon. L'avocat de la défense, lui, a plaidé pour que l'accusé bénéficie des circonstances atténuantes, se basant sur l'hypothèse selon laquelle la pédophilie est considérée comme une maladie et que son client aurait agit sous l'effet de psychotropes.   
Pour rappel, les faits remontent au 17 janvier dernier, lorsque le petit Yasser, un petit ange d'à peine 4 ans, de retour du marché où il a accompagné son grand-père, à l'heure de la prière du crépuscule, a disparu. Sa grand-mère le découvrira inerte et égorgé, 12 heures après sa disparition, au bas de  l'escalier de l'immeuble du domicile. L'enquête mènera rapidement les policiers à l'auteur du crime, un voisin. Notons que le prévenu, un pédophile récidiviste, a été déjà condamné à une année de prison ferme en 2007 pour tentative de kidnapping d'une fillette de 6 ans. (Liberte)

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Il filmait ses agressions

10 juin 2008

Le pédophile filmait ses agressions.


île de la réunion:

Un Avironnais de 20 ans, soupçonné d'agression sexuelle sur mineur, a été placé en garde à vue. Il aurait abusé de plusieurs enfants âgés de 10 à 11 ans sous la menace d'un bâton. Certaines scènes étaient enregistrées grâce à un téléphone portable.

Les habitants du quartier des Ruisseaux aux Avirons ont d'abord été surpris d'assister à l'arrestation de leur voisin de 20 ans, vendredi vers 18h30. Car Mickaël Payet était considéré comme un petit gars bien sous tous rapports. Doux et poli, il était le premier à rendre service en portant un panier de commissions. Le premier à relever les manches pour donner un coup de main chez un voisin. Tous ceux qui l'ont vu grandir dans le quartier lui auraient donné le bon dieu sans confession, résume l'un d'eux.

DES ENFANTS DE 10 ET 11 ANS


Les voisins avaient même de la compassion pour ce grand gaillard pas méchant pour un sou qui ne savait ni lire ni écrire. Car tous savaient que ses difficultés étaient bien plus profondes encore. Mickaël Payet, ce grand gars brun d'1,90 m à la barbe naissante, est ce que l'on pourrait appeler un homme-enfant. “Il a la mentalité, le comportement et les jeux d'un enfant de 10 ans”, explique un voisin. “Dans sa tête, il n'a pas plus de 7-8 ans”, renchérit une voisine. Vendredi soir, le quartier finit par apprendre qu'il s'agit d'une histoire d'images à caractère pédophile trouvées sur un GSM. Alors la surprise cède la place à la stupéfaction et au doute. Car même ça, personne ne l'aurait envisagé. Mais le lendemain matin, c'est un peu comme si le ciel leur tombait sur la tête. L'affaire prend une nouvelle tournure. Les gendarmes sont de retour en bas des immeubles. Et en force. De nombreux enfants du quartier sont invités à se rendre à la brigade de gendarmerie, en compagnie de leurs parents. Certains ont été agressés sexuellement. C'est le choc et bientôt les larmes. La terrible nouvelle se répand comme une traînée de poudre au fil des heures et du ballet incessant des gendarmes qui sillonnent les rues. Mickaël Payet est suspecté d'avoir abusé de très jeunes voisins. Ceux-là mêmes qui partageaient ses jeux sur le parking en face de l'immeuble mais surtout aux abords du stade situé à quelques encablures, dans le quartier de Bois-de-Nèfles. C'est là, dans les fourrés qui surplombent la pelouse et les vestiaires, que Mickaël Payet s'armait d'un bâton pour les obliger à se déshabiller. Les mômes de 10 à 11 ans lui obéissaient, impressionnés par son gabarit et par crainte de représailles. Les agressions sexuelles se déroulent aussi près d'une maison abandonnée. Mais pas seulement. Car le prédateur, perpétuellement dévoré par ses pulsions, passe à l'acte chaque fois qu'il est en mesure d'isoler une proie.

DEUX EUROS LES IMAGES


Certaines agressions sont immortalisées grâce aux téléphones portables. Le sien mais aussi ceux de pré-adolescents qu'il incitait à participer de façon active ou passive à ses actes odieux. Il arrivait aussi que des images soient visionnées sous le manteau en échange de quelques euros. Mickaël Payet avait même fini par faire de petites émules dans son quartier. Ainsi, ils pouvaient ensuite confronter leurs trophées par la voie des GSM, sans percevoir l'extrême gravité de leurs actes. C'est une chance qu'un des enfants victime des agissements de Mickaël Payet ait fini par briser la loi du silence. Ainsi, les gendarmes des Avirons et de la brigade de recherches de Saint-Pierre ont pu rapidement mettre un terme à des comportements déviants qui perduraient depuis mars dernier. Hier matin, alors que ses voisins étaient toujours sous le choc, Mickaël Payet était mis en examen puis écroué pour agressions sexuelles sur mineur et captation, détention et diffusion d'images à caractère pédopornographique. Maintenant, les gendarmes et la juge Sylvaine Schumacher vont tenter d'identifier les autres victimes du pédophile. Car si elles sont pour l'heure au nombre de trois, la liste n'est malheureusement pas close. Tout porte même à croire qu'il ait imposé des rapports sexuels complets à l'une d'elle au moins…

Une maison abandonnée


L'affaire éclate en fin de semaine quand un petit garçon brise enfin la loi du silence imposée par ce prédateur au visage familier. Les accusations sont précises. Vendredi soir, il est 18h30 quand les gendarmes interpellent le suspect. Placé en garde à vue, celui-ci ne peut pas nier longtemps les faits. Car des éléments matériels sont découverts au cours de la perquisition. Sur la carte d'un téléphone portable, des images insoutenables confirment les dires de l'enfant. Très vite, il apparaît que la petite victime n'est pas un cas isolé. D'autres enfants, garçons et filles, ont dû souffrir pour satisfaire les pulsions du prédateur. Ce dernier attendait qu'ils soient seuls pour les entraîner dans une maison abandonnée au milieu de la végétation. Là, à l'abri des regards indiscrets et armé d'un bâton, il les forçait à se déshabiller. Terrorisés, les enfants n'avaient d'autre choix que d'exécuter les ordres de leur agresseur. On devine la suite. Certaines des scènes étaient immortalisées avec un téléphone portable. Il semblerait que le mis en cause ait bénéficié de l'aide d'un complice à ces occasions. Les images ainsi réalisées n'ont peut-être pas été diffusées. Mais, le suspect aurait permis à quelques camarades de visionner ses trophées de la honte. Le jeune homme, jusque-là inconnu de la justice, sera déféré aujourd'hui devant le parquet de Saint-Pierre. Il rejoindra ensuite le cabinet d'un juge d'instruction en vue de sa mise en examen. Les gendarmes, quant à eux, vont tenter d'établir la liste des petites victimes qui, par malheur, est loin d'être close.

Le kidnapping d'enfants prend de l'ampleur

03 juin 2008

Selon les chiffres des services de sécurité: le kidnapping des enfants prend de l'ampleur !


Le kidnapping des enfants est devenu une réalité inquiétante en Algérie. Ces dernières années, ce crime abject prend des proportions dangereuses. Des chiffres effarants sont communiqués régulièrement par les différents services de sécurité. Le 15 mai dernier, M. Noureddine Yazid Zerhouni, en sa qualité de ministre de l'Intérieur, avait tiré la sonnette d'alarme. Devant le Conseil de la nation, il faisait état de 375 cas d'enlèvement enregistrés en 2007 (soit plus d'un kidnapping par jour). 6 milliards DA de rançon ont été demandés et 1,2 milliard DA payés par les familles aux ravisseurs. Un fait plus marquant a même été dévoilé par le ministre : des individus ont été arrêtés par les services de sécurité alors qu'ils tentaient de faire traverser la frontière marocaine à des enfants kidnappés dans le but (reconnaissent les ravisseurs) de vendre leurs organes à des cliniques d'Oujda. Deux cas de ce type ont été enregistrés entre 2007 et 2008, ce qui laisse supposer qu'un réseau a été créé.

1546 agressions sexuelles sur mineurs.


Ces révélations d'une grande gravité sont d'ailleurs confirmées par les différents services de sécurité et les spécialistes. A la veille de la célébration de la Journée internationale de l'enfant, la radio Chaîne I a organisé une conférence-débat sur le thème «kidnapping d'enfants en Algérie». Lors de cette rencontre, le représentant de la DGSN, le commissaire Ahcene Oubad, sans remettre en cause les propos du ministre de l'Intérieur, affirme que la police nationale n'a jamais établi le constat d'un réseau spécialisé dans le kidnapping des enfants. «Il s'agit, peut-être, d'opérations menées par la Gendarmerie nationale. Mais on n'a jamais eu à traiter ce genre d'affaires», explique-t-il. Présentant les statistiques disponibles au sein de la police nationale, M. Oubad fait état de 7 cas de kidnapping avérés (dont 2 avec demande de rançon) en 2007 sur les 146 disparitions signalées et de 1 546 agressions sexuelles sur mineurs. En 2008, 4 affaires de kidnapping ont été enregistrées par la police (dont deux avec demande de rançon) sur 61 disparitions et 632 agressions sexuelles sur mineurs. Sans minimiser l'importance du phénomène, le commissaire explique que toutes les disparitions ne sont pas dues à des kidnappeurs : «Les raisons des disparitions sont multiples. Il peut s'agir de fugue à cause de mauvais résultats scolaires, d'un milieu familial austère […].»
De son côté, la Gendarmerie nationale, par la voix du lieutenant Hadj Samira, annonce que 14 kidnappings de mineurs avec agressions sexuelles ont été enregistrés en 2008, rappelant que le bilan de 2007 était de 108.

Des gamins violentés, torturés, étranglés et sacrifiés par des bourreaux sans conscience.


Les chiffres et les révélations effarantes d'affaires de kidnapping, de viol et d'assassinat sur ce qui représente l'innocence même (les enfants) sont insupportables. Des histoires de gamins violentés, torturés, étranglés et sacrifiés par des bourreaux sans conscience et sans âme ont été racontées par des intervenants, provoquant l'écœurement chez les auditeurs. «Il faut attirer l'attention des familles sur ce phénomène [le kidnapping des enfants]. On doit briser le mur de la honte, lever les tabous et aborder ce thème avec sincérité», préconise M. Mihoub Mihoubi de l'Observatoire national de l'enfant.
Une vision partagée par la sociologue Nacera Merrah qui voit dans ce phénomène le fruit d'une décennie de violence, laquelle, conjuguée avec les données économiques, culturelles et politiques, a  occasionné «une perte de repères chez certains citoyens». «La dislocation familiale n'est pas la seule responsable de cette catastrophe ; plusieurs délits et atteintes aux mœurs, comme l'inceste  qui provoque la fugue des jeunes filles, sont tus. Sans oublier que la violence est banalisée dans notre société. C'est devenu même un jeu», poursuit-elle. 
En dehors de ces considérations socioculturelles, Me Ben Braham dénonce l'inadéquation des textes législatifs avec ce genre de crimes. «Je me désole du manque de clarté des textes de loi sur ce phénomène. La loi ne parle que du terme ‘‘rapt'' qui peut aussi bien être appliqué en cas d'enlèvement d'un enfant par son géniteur [père ou mère divorcés] ou pour le kidnapping», regrette l'avocate qui recommande de «trouver un mot en arabe se rapprochant le mieux possible de la définition du kidnapping [le plus adapté] et qui signifie enlèvement contre la volonté d'une personne avec l'intention de nuire». Mme Ben Braham soulève deux concepts importants pour lutter contre le kidnapping. D'abord, au lieu de déclencher l'enquête policière 48h après le constat de disparition de l'enfant, «il faut une réaction rapide dans les 2 heures qui suivent l'annonce pour que les preuves restent fraîches».  L'autre principe a trait à la répression. «Il faut des mesures exemplaires pour dissuader les agresseurs», prône-t-elle en citant pour exemple le kidnappeur d'un fils de banquier, condamné à mort et exécuté, ce qui a eu pour conséquence la disparition du phénomène. La sentence lourde est aussi la solution à ce problème pour le représentant du ministère des Affaires religieuses.
Me Farouk Ksentini, président de la Commission nationale de protection des droits de l'Homme, sans aller jusqu'à la peine de mort, recommande un emprisonnement à perpétuité sans remise de peine ni possibilité de grâce. Qualifiant le kidnapping d'«acte terroriste», il souhaite la création d'un tribunal spécial pour juger ce genre d'affaires. 


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Abus sexuels sur des enfants...

27 mai 2008

Des enfants abusés sexuellement par des soldats de la paix et des humanitaires.


Des enfants, victimes d'abus de la part de casques bleus et de travailleurs humanitaires : le constat n'est pas nouveau, mais il est réitéré par l'ONG Save the Children. L'organisation britannique vient de publier un rapport qui détaillent la situation.Ces cas d'abus sont recensés notamment au Soudan, en Haiti, en Côte d'Ivoire ou au Liberia, des pays en proie à la guerre et à la misère. Les enfants sont les victimes les plus exposées.

L'enquête de l'ONG, elle-même touchée par le scandale, est basée sur des témoignages de centaines d'enfants parfois âgés de 6 ans seulement. "Il y a toujours des abus sexuels sur des enfants dans des zones en crise", constate Jasmine Whitbread, responsable de l'ONG Save the Children. Elle ajoute : "c'est le fait de personnes censées pourtant protéger ces enfants : les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires. Et ces abus sont loins d'être tous recensés. Ce qu'on souligne dans notre rapport, c'est que les enfants ont peur de témoigner, de dire qu'ils ont été violés, qu'ils ont été abusés sexuellement en échange de nourriture. Ils ont peur des représailles. Ce qui est abject, c'est que ce silence incite les gens à continuer. C'est le fait d'une minorité, mais cela discrédite l'ensemble des acteurs humanitaires".

En 2005, dans un rapport, les nations unies avaient déjà révélé des cas d'abus sexuel perpétrés par certains de ses employés. En réponse, l'ONU avait institué des cours martiales. Mais visiblement, cette mesure pourtant radicale n'a pas été suffisante. Save the Children préconise donc d'aller plus loin, dans la prévention notamment. "Il nous faut des chiens de garde, un système de vigilance qui s'applique à toutes les organisations, y compris la nôtre, avec obligation de rendre des comptes, explique Corinna Csaky, experte à Save the Children. On doit aussi investir dans la prévention. La majorité des enfants abusés sont des orphelins, ou bien il s'agit d'enfants séparés de leurs parents. On est censé les rendre moins vulnérables, pour qu'ils n'aient pas à recourir au sexe comme moyen de survie."

Des dizaines de milliers de casques bleus et de travailleurs humanitaires s'activent aux quatre coins du monde au service des populations en danger. Un dévouement terni par une minorité sans scrupule.

Très fréquents en Côte d'Ivoire et Haïti


Les abus sont particulièrement fréquents en Côte d'Ivoire et Haïti, souligne l'organisation basée à Londres, qui reconnaît être touchée comme beaucoup d'autres ONG. L'ampleur des sévices est "significative" et Save The Children réclame dans son étude la mise en place d'un système permettant de détecter ces sévices et leur donner une réponse appropriée.

"Il est difficile d'imaginer un abus de pouvoir plus évident ou une violation flagrante des droits de l'enfance", a déploré Mme Whitbread. "Ces dernières années, l'ONU, la communauté internationale ainsi que les agences humanitaires se sont engagées à s'attaquer au problème mais, même si ces engagements sont bien accueillis, dans la plupart des cas, les déclarations de principe et les bonnes intentions doivent encore se concrétiser par une action internationale décisive et concertée", a-t-elle estimé.

La "vaste majorité" des travailleurs humanitaires ne sont "bien entendu" pas impliqués dans des sévices sexuels ou l'exploitation d'enfants, a-t-elle souligné. "Cependant, l'ensemble des agences humanitaires ou de maintien de la paix travaillant dans les situations d'urgence, dont Save the Children Royaume-Uni, doivent reconnaître qu'elles sont vulnérables et prendre le problème à bras-le-corps", a ajouté la directrice. (EuroNews)


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Fillette de 10 ans enlevée

14 mai 2008

Algérie : Une fillette de dix ans enlevée à Aïn M'lila


Le phénomène d'enlèvement d'enfants en Algérie est en train de prendre ces derniers temps des proportions alarmantes au point de susciter une véritable psychose au sein de la population.

Et la presse nationale a fait état ces derniers temps de plusieurs cas de disparition d'enfants ou de tentative d'enlèvement. Le dernier en date remonte à peine au début de cette semaine, c'est-à-dire samedi, à Aïn M'lila dans la wilaya de Oum El-Bouaghi. En effet, dans la matinée de cette journée du samedi, des citoyens vaquant à leurs occupations seront surpris par le crissement de pneus d'un véhicule occupé par trois individus qui s'arrêta brusquement à hauteur d'une fille à peine âgée d'une dizaine d'années qui sortait de l'école. Personne ne réalisa d'abord qu'il s'agissait d'un enlèvement quand deux individus descendirent du véhiculé pour y engouffrer de force la petite fille. Le temps qu'on s'aperçut qu'il était question d'un kidnapping, le véhicule avait déjà démarré en trombe vers la sortie de la ville. Fort heureusement, des citoyens eurent la présence d'esprit de relever le numéro d'immatriculation du véhicule des ravisseurs. Alertés, les services de sécurité mirent aussitôt des barrages routiers sur les principaux axes de la commune de Aïn M'lila et une véritable chasse à l'homme commença alors avec la participation de la population. Les recherches ne seront pas vaines puisque dans la même journée, les services de la police de Aïn M'lila réussirent à intercepter le véhicule à bord duquel se trouvaient les trois individus en compagnie de la petite fille. Les ravisseurs munis d'armes blanches n'opposèrent aucune résistance aux forces de sécurité qui récupèrent ainsi la victime du rapt saine et sauve. Les trois individus ont été présentés, hier, devant le procureur de la République du tribunal de Aïn M'lila et ont été placés sous mandat de dépôt.

L'inquiétude que ce soit à Aïn M'lila ou dans d'autres villes du pays a atteint son comble au sein de la population. Particulièrement après la divulgation par la presse nationale de l'affaire de trafic d'organes d'enfants enlevés en Algérie et dans laquelle sont impliqués des Marocains et où sont mises en cause des cliniques de la ville de Oujda. Une affaire qui se révèle d'une grande gravité et qui vient confirmer que le trafic d'organes d'enfants enlevés sur le territoire national n'est pas le fruit de simples rumeurs.

Rappelons que depuis deux ou trois années, la rue s'est emparée du sujet et une véritable psychose s'installe épisodiquement dans certaines wilayas du pays comme Constantine, Annaba, Oran ou Tlemcen où les plus folles histoires sur l'enlèvement d'enfants aux fins de trafic d'organes circulent, obligeant les services de sécurité à réagir officiellement afin de démentir toute apparition de réseaux de trafic d'organes humains. Mais voilà que la semaine passée les services de gendarmerie nationale de la wilaya de Tlemcen ont réussi à arrêter un ressortissant marocain alors qu'il tentait d'enlever un enfant de deux ans. L'enquête qui a suivi cette arrestation a permis de démanteler un réseau international d'enlèvement d'enfants et qui regroupe des subsahariens, des Marocains et des Algériens. Ce réseau, révélait l'enquête, était spécialisé dans l'enlèvement des enfants en Algérie pour les transférer en contrepartie de fortes sommes d'argent vers des cliniques privées où il est procédé à l'enlèvement de leurs organes vitaux.

Ce sujet a été, hier, abordé par la rédaction de la chaîne III de la radio nationale avec Mostefa Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion et le développement de la recherche (FOREM). Le président de la FOREM relevant la gravité que le phénomène d'enlèvement d'enfants est en train de prendre en Algérie, devait insister sur la nécessité d'adoption par l'Assemblée populaire nationale de lois plus sévères. Rejoignant ainsi le propos de l'ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, qui a appelé à une sévérité dans la punition des kidnappeurs, allant jusqu'à réclamer la peine de mort.

Mostefa Khiati parlera sur ce chapitre du bilan 2007 en avançant le chiffre de 187 enlèvements. Rappelons en ce sens que les statistiques officielles font état de la disparition de 841 enfants, âgés de 4 à 16 ans, depuis 2001. Les chiffres officiels de l'an 2000 faisaient état de 28 cas d'enlèvement pour un seul mois. En 2002, 117 enfants ont été kidnappés, dont 71 filles. Le nombre d'enfants disparus s'élève à 168 en 2004. En 2006, 108 enfants ont été enlevés et 18 tués par leurs ravisseurs. Le président de la FOREM insistait hier sur la vigilance des parents et leur responsabilité. L'invité de la rédaction de la chaîne III a appelé à une intervention rapide des services de sécurité en cas de signalement d'une disparition d'enfant, en insistant sur le fait de revoir la réglementation actuelle qui prévoit le déclenchement des recherches 24 heures après le signalement d'une disparition.

Revenant sur l'affaire de l'enlèvement et le trafic d'organes révélée par la presse la semaine dernière, Mostefa Khiati parlera d'un problème de sécurité nationale et appelle à l'élévation d'une protestation auprès des instances internationales. Enfin, Khiati dira qu'on a peu fait pour l'enfance et parlera de vide juridique en relevant qu'il n'existe pas en Algérie de code de l'enfant.

Des organes d'enfants algériens vendus à l'étranger.


L'Algérie est l'un des pays qui souffrent d'un manque de législation spécifique protégeant les enfants. C'est ce que déplorent la majorité des associations de protection de l'enfance. Le professeur Mustapha Khiati, président de la FOREM, regrette cet état de fait. Intervenant, hier sur la radio, le Pr. Khiati a expliqué la raison de la multiplication des kidnappings des enfants.

« Ce phénomène a pris des proportions alarmantes en Algérie. Ces kidnappings sont opérés pour prélever les organes dans les cliniques, notamment au Maroc, tel que rapporté dernièrement par la presse ». Selon lui, « avant, il y avait la pédophilie, le travail au noir, les enfants exposés à la rue, à tous les crimes et aux pires sévices. Aujourd'hui, on kidnappe pour prélever des organes et cela se fait dans un pays voisin ».

Et de révéler qu'avant, « des jeunes partaient en Allemagne et en Irak pour vendre leurs organes pour des raisons financières. Aujourd'hui, on assiste au kidnapping des enfants pour les transférer vers un autre pays et prélever leurs organes » qui se vendent à des sommes faramineuses. Selon lui, « l'Algérie doit saisir les instances internationales afin de leur poser le problème » jugé très grave. Pour lui, il faut une réaction générale et énergique de l'ensemble de la société civile. Aussi, « une réaction du parlement à travers la proposition de lois plus sévères contre ce phénomène » à quelques jours seulement de la célébration de la Journée de l'enfance qui aura lieu le 1er juin.

Et d'ajouter que « les dispositifs d'alerte sur les enlèvements doivent être pris afin de prévenir contre ce genre de phénomènes, comme cela se fait à l'étranger ». Il faut indiquer que les dernières statistiques en date, réalisées par les services de la Gendarmerie nationale en 2007, mettent en évidence 146 cas de kidnapping dont la majorité a eu pour motif l'abus sexuel. Maintenant, c'est un nouveau phénomène qui se révèle au grand jour. (Presse Algérienne)

Le pape aux USA

16 avril 2008

Le pape face au scandale des prêtres pédophiles.


Benoît XVI, qui effectue du 15 au 20 avril la première visite d'un pape aux Etats-Unis depuis la révélation en 2002 dans ce pays d'un vaste scandale des prêtres pédophiles, est attendu de pied ferme par les victimes qui espèrent des mesures concrètes.

A bord de l'avion qui le conduisait à Washington, le pape a évoqué le dossier douloureux pour l'Eglise catholique américaine du scandale des prêtres pédophiles, exprimant sa "honte" pour ces agissements. "Nous avons profondément honte", a déclaré le pape à des journalistes dans l'avion. "L'Eglise fera tout son possible pour guérir les blessures causées par les prêtres pédophiles" et s'assurer que "de tels agissements ne se répéteront pas", a-t-il ajouté.

Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican, a d'ores et déjà indiqué que le pape allait évoquer cette question qui a plongé l'Eglise américaine dans une grave crise et lui a coûté plus de trois milliards de dollars. "Le pape en parlera plus particulièrement dans la cathédrale Saint Patrick (de New York) dans son discours aux prêtres le 19 avril", a précisé le cardinal Bertone mercredi à la chaîne de télévision Fox News. Selon le secrétaire d'Etat, Benoît XVI "recherche, avec tous les pasteurs de l'Eglise, la guérison et la réconciliation", et il demandera que chacun "participe de façon décisive (...) à la construction d'une culture d'intégrité morale, de justice, de confiance réciproque, surtout dans le domaine éducatif".

Mais pour Patrick Wall, ancien bénédictin ayant quitté les ordres il y a dix ans, écoeuré par les scandales, parler du problème n'est pas suffisant. "A moins que le Saint-Père ne mandate quelqu'un pour enquêter sur ses prêtres et les fasse quitter la prêtrise, dans 20 ans nous aurons la même conversation", a-t-il déclaré à l'AFP.

"J'espère que le Saint-Père fera des changements pendant qu'il sera là, mais c'est très peu probable. Ce n'est pas comme ça que fonctionne Rome", a ajouté l'ancien bénédictin qui a été dans les ordres pendant 17 ans.

Pour Becky Ianni, victime d'abus répétés d'un prêtre à partir de l'âge de neuf ans, des actions concrètes sont nécessaires. "Depuis qu'il est devenu pape, Benoît XVI n'a pas sanctionné un seul évêque", note-t-elle, ajoutant que "si les évêques et prêtres sont vraiment tenus responsables pour ce qu'ils ont fait, alors on pourra peut être rétablir la confiance".

Becky Ianni est membre de Snap (Survivors Network for those abused by Priests), une association de victimes d'abus sexuels regroupant environ 9.000 Américains qui a appelé le pape à demander des comptes aux évêques ayant couvert ou ignoré ces faits.

"Nous appelons le Saint-Père à exiger des comptes aux fautifs et à ceux qui leur ont permis de l'être", a récemment déclaré Barbara Blaine, responsable de l'association. "A travers les Etats-Unis, il y a des milliers de prêtres prédateurs qui ont été identifiés (...) nous savons que des dizaines, voire des centaines de milliers d'enfants ont été abusés par des prêtres", a avancé la responsable, elle même victime d'abus à l'âge de 12 ans. "Nous estimons que des centaines d'évêques ont soit couvert les prédateurs soit tourné le dos à leurs agissements lorsqu'ils avaient des informations. Aucun de ces évêques n'a jamais été menacé d'être puni", a-t-elle dit, ajoutant: "nous voudrions que le Saint-Père agisse pour leur demander des comptes".

La même association avait aussi regretté auparavant qu'aucune étape ne soit prévue à Boston (Massachusetts, nord-est), épicentre du scandale. C'est là qu'en 2002 l'archevêque de Boston avait admis avoir protégé un prêtre qui avait agressé sexuellement de jeunes catholiques, déclenchant une série de révélations embarrassantes et un afflux de plaintes.

Selon l'organisation "Bishop accountability" ("la responsabilité des évêques"), plus de 4.000 prêtres, sur 42.000 aux Etats-Unis, ont fait l'objet d'une dénonciation. Certains ont été poursuivis et condamnés, parfois pour des attouchements sur des dizaines d'enfants.

Pour la seule année 2007, l'Eglise a dû débourser 615 millions de dollars (plus de 400 millions d'euros) pour indemniser des victimes. (AFP/20minutes)


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Peine de mort !

23 mars 2008

Une condamnation plus que méritée!!!! Peine de mort pour un pédophile!!!


Un pédophile ukrainien, Dmitro Voronenko, a été condamné par la cour municipale de Saint-Pétersbourg à la prison à vie pour plusieurs viols et meurtres de mineurs.
Le représentant du ministère public a réclamé la peine de mort pour Dmitro Voronenko. La cour a satisfait sa demande mais, compte tenu d'un moratoire qui sera en vigueur en Russie jusqu'en 2010, elle a remplacé la peine capitale par la réclusion à perpétuité.
La cour a jugé que le fait que M. Voronenko avait commis ses crimes lors d'une libération conditionnelle (il a déjà été condamné pour un crime similaire en 2004, mais libéré sous conditions en 2005) était une circonstance aggravante.
Voronenko était accusé de cinq viols et meurtres commis à Saint-Pétersbourg en 2006-2007. Parmi ses victimes, figurent deux filles de 11 et 12 ans.

Source : AFP - Le Figaro


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Affaire Vico

10 mars 2008

Procès reporté au 2 juin.


Un tribunal thaïlandais a retardé lundi l'ouverture du procès du pédophile canadien présumé «Vico», arrêté en octobre après un avis de recherche mondial lancé par Interpol. Les juges ont découvert à la dernière minute que l'accusé n'avait pas d'avocat.  Le procès, qui devait s'ouvrir lundi, a été reporté au 2 juin, a indiqué un responsable du tribunal.  L'accusé, un enseignant de 32 ans originaire de la banlieue de Vancouver, avait été arrêté en octobre dans le nord-est de la Thaïlande après une traque internationale. Des experts allemands avaient réussi à reconstituer le visage d'un homme ayant diffusé sur Internet de nombreuses photos le mettant en scène avec de jeunes garçons asiatiques. Un appel sans précédent à témoins avait été lancé et Interpol avait reçu plus de 300 réponses du monde entier. Lundi, le procureur thaïlandais Sontus Singhapus a indiqué que lorsque le procès s'ouvrirait, il présenterait 70 photos pour appuyer les accusations contre le Canadien, officiellement inculpé en Thaïlande d'abus sexuel sur un garçon de 9 ans en 2003. Le ressortissant canadien a plaidé non coupable et a indiqué lundi à des journalistes qu'il se sentait bien alors qu'il était emmené au tribunal, vêtu de l'uniforme orange des détenus. «J'espère que la justice existe en Thaïlande», a-t-il dit. (AP)

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Père Noël pédophile

08 mars 2008

A trois ans, il dénonce un «Père Noël» pédophile


Une habitante de Curepipe (île Maurice) allègue que son fils de trois ans a subi des attouchements sexuels le vendredi 29 février. Elle a porté plainte au poste de police de la localité mardi soir en présence des éléments de la Child Development Unit (CDU) de Phoenix. L'enfant a été examiné par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer. Ce dernier a réservé son rapport.

C'est le samedi 1er mars que le garçonnet s'est plaint, auprès de sa mère, de douleurs à ses parties intimes. Il lui aurait dit qu'un certain Olivier, aussi connu sous le sobriquet de «Père Noël» lui aurait fait subir des attouchements sexuels. «Mon fils m'a dit que le ‘Père Noël' a baissé son pantalon, a mis un caillou dans ses parties intimes et lui a ensuite fait ‘pipi' dessus. Je doute fort qu'un enfant de trois ans puisse mentir à ce point et raconter une histoire de manière aussi cohérente», explique-t-elle.

Depuis samedi, les parents de l'enfant sont plongés dans une terrible angoisse. «Mon enfant a raconté tellement de choses depuis samedi. Il refuse même d'aller à l'école. Tout cela m'effraie», confie la maman.

L'enfant sera examiné par un psychologue de la CDU vendredi. Les enquêteurs espèrent que cette visite médicale pourra les aider à avoir une meilleure description du présumé pédophile. 

Réseau démantelé

05 mars 2008

La police australienne a déclarée avoir démantelé un réseau international de pédophiles.


Le réseau s'étendait de l'Australie au États-Unis en passant par l'Europe et comptait 2500 "clients" qui échangeaient des images d'enfants agressé brutalement sexuellement. L'opération Achille, qui était en cours depuis 2006, a permis des arrestations en Australie, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne.

40 enfants secourus


Plus de 40 enfants ont été secourus et 22 membres actifs ou créateurs du réseau ont été placés en garde à vue. Le réseau avait des clients dans au moins 19 pays (dont la Belgique et la France), et la police a confisquée des milliers de vidéos, de photos et divers ordinateurs. En outre quatre site Web ont été fermés et une centaine d'autres personnes ont été arrêtées pour avoir acheté du matériels (photos - vidéos) représentant des relations sexuelles avec des enfants. La police a précisée que "le réseau commercialisait des images d'enfants abusés sexuellement par la violence au niveau mondial y compris des enfants violés en direct à la demande pour ses membres. Ce fut la plus importante infiltration d'un réseau international d'abus d'enfants". Un des membres du site, Freeman connu par le réseau sous le pseudo "Mystikal" avait mis en ligne, pour exprimer sa gratitude d'avoir été accepté par le réseau, deux dossiers (folder) l'un intitulé "léger", l'autre "sauvage" avec la mention: "Tout ce que je peux dire c'est qu'ils valent la peine d'être téléchargés. Je vous remercie, vous et tous les autres membres qui, ensemble, forment le plus grand groupe de pédos jamais rassemblé en un même endroit".

400.000 photos


En tout c'est plus de 400.000 photos et vidéos et autres images montrant des enfants abusés sexuellement qui furent produites, diffusées, échangées et distribués au niveau mondial. Certaines victimes avaient à peine 5 ans. Le réseau était géré comme une entreprise avec des images obscènes en guise de monnaie au lieu d'argent comptant. Le FBI a déclaré qu'ils allaient essayer d'identifier, à travers ses 400.000 photos, les victimes.


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Enfants en danger d'enlèvement

13 février 2008

841 enfants disparus depuis 2001, 25 ont été assassinés en 2007


L'atteinte aux personnes prend de nos jours les pires facettes. Le kidnapping, cette forme de criminalité qui s'installe tel un monstre dans chaque coin de rue guettant les proies faciles que sont les mineurs, est devenu un phénomène d'une ampleur inquiétante.

A la fois, les services de police et la Gendarmerie nationale attirent l'attention et lancent des signaux d'alerte à travers des statistiques éloquentes sur une tendance élevée des atteintes aux enfants victimes du procédé abject d'enlèvement suivi d'abus sexuel puis de meurtre. Près de 180 enfants ont été victimes de kidnapping l'année dernière. Les services de la police nationale ont fait état de 146 cas d'enlèvements d'enfants durant l'année 2007, contre 33 cas de mineurs enlevés sur un total de 108 recensés par la Gendarmerie nationale pour la même année. Selon la police, 25 enfants parmi ceux enlevés durant l'année écoulée ont subi l'ultime peine puisqu'ils ont été retrouvés morts gisant dans leur sang. Si la mort d'un enfant est un véritable drame, que dire alors du nombre effarant de 25 bambins qui ont rendu l'âme après avoir subi les pires sévices. L'appétit pervers et ignoble des pédophiles est à l'origine de cette série de disparitions d'enfants. Ces derniers ne sachant pas et ne pouvant pas se défendre, sont pris dans un piège qu'ils ne quitteront qu'une fois le forfait de leur agresseur commis avec des traumatismes indélébiles, ou seront morts. Qui peut oublier ces frimousses d'enfants dont les photos ne finissent pas d'occuper les pages des journaux, dernier recours des parents meurtris par la disparition leurs enfants. Qui ne s'est pas mis un jour à la place de cet enfant criant tout le mal de son corps, seul face à des ogres sans foi ni loi, ces innocents n'ayant plus que leurs yeux pour pleurer et souffrir de ce que ce monde à de plus sombre. Yacine, Anis, Yacer, des noms d'anges, pour ne citer que ceux-là, malheureusement associés au dramatique sort d'être assassinés après avoir été violés. Dimanche dernier, la liste, déjà trop longue d'enfants morts dans des conditions violentes, s'est allongée d'un nouveau prénom, Abdenour, celui d'un enfant d'une dizaine d'années habitant Mascara.

Les cas de disparition d'enfants sont le fait des proches


Il est à signaler que ces crimes sévissent aussi bien dans les grands centres urbains que dans les zones rurales les plus reculées. Les statistiques révèlent d'ailleurs que dans la majorité des cas, les kidnappeurs, les violeurs et assassins d'enfants appartiennent à l'environnement immédiat de la victime. « D'après les études que nous faisons au niveau de la Gendarmerie nationale, les cas de disparition d'enfants sont le fait de leurs proches, que ce soit des membres de leur propre famille ou du proche voisinage », nous explique Mlle Zohra Boukaoula, psychologue en rapport d'étude permanent avec ce type de criminalité. Notre interlocutrice réfute l'existence de réseaux bien organisés spécialisés dans le kidnapping de mineurs, et soutient que ces agressions ont de tout temps existé. « Il se trouve qu'aujourd'hui on en parle plus souvent, car nous voyons de plus en plus de photos d'enfants dans les journaux mais surtout que ces cas ont été suivis de meurtres. Il faut savoir que des pédophiles il y'en a toujours eu comme d'ailleurs les cas d'inceste et dont notre société n'ose pas parler », indique Mlle Boukaoula en précisant que le pédophile, qui choisi sa proie dans son environnement et fini par tuer sa victime, tend toujours à cacher son forfait « afin d'éviter que l'enfant qui le connaît ne le dénonce ». La psychologue en appelle à la vigilance des parents. « Il est impératif que la vigilance des parents soit à son maximum, surveiller l'enfant lorsqu'il joue dehors, et surtout ne pas le laisser parcourir des kilomètres seul pour rejoindre son école. » Il se trouve pourtant que le fameux conseil : « Il ne faut pas parler aux étrangers » peut s'avérer inutile si l'on prend en compte le fait que les agresseurs sont d'abord des connaissances de l'enfant. Ce dernier mis en confiance se trouve facilement entraîné par son prédateur, la vigilance est donc à actionner au niveau de l'environnement immédiat de l'enfant, à commencer par le voisinage et la cellule familiale lorsque des signes de perversion ou de vice se font jour.

Un enfant sur cinq a pu être sauvé à Alger


Devant un tel constat d'alarme, l'on se demande comment les criminels arrivent-ils jusqu'au bout de leur acte vil et pourquoi les chances d'intervenir avant l'irréparable semblent si minces. Pourquoi n'étions-nous pas arrivés à sauver les 25 enfants des griffes de leurs assassins l'année dernière ? Le cas de Yacine, dont le corps inanimé a été trouvé grâce à un chien renifleur utilisé en dernier recours par des amis de la famille, a été plus qu'éloquent sur le manque de moyens de réaction rapide face à l'enlèvement. « Le système d'alerte a été redéfini. Nous actionnons tout un système de recherche dans la minute qui suit la disparition de l'enfant, afin d'éviter tout retard. Dans pareil cas, il est impératif d'agir vite car les premières heures sont cruciales », explique Samir Khaoua, chef de la cellule communication au niveau de la sûreté de wilaya d'Alger. Notre interlocuteur indique que les brigades cynophiles sont mises à contribution en renfort à tous ce qui se rapporte au protocole de recherche et d'alerte. Le commissaire Khaoua précise que l'enquête qui est diligentée touche tout le voisinage de l'enfant disparu, y compris la cellule familiale. « Il ne s'agit pas de réseaux de kidnappeurs mais d'actes individuels pouvant émaner de membres de la famille. » Samir Khaoua nous informe que la structure de police de la wilaya d'Alger a traité durant l'année 2007 cinq cas d'enlèvement d'enfants âgés entre 6 et 12 ans. « La plupart des agresseurs sont sans profession et cherchent à faire subir des sévices sexuels à leurs victimes », indique notre interlocuteur en notant que, dans trois ou quatre cas sur cinq, ces agresseurs appartiennent à l'environnement des victimes. Sur les cinq cas traités, un enfant a pu être sauvé avant l'irréparable. (El Watan - Nadjia Bouaricha)

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EGYPTE

27 janvier 2008

Enfants vendus aux enchères*.


Adjugé, vendu. C'est un commerce en pleine expansion qui rappelle les marchés d'esclaves d'antan. À la saison touristique, des milliers d'Arabes viennent passer leurs vacances en Égypte et en profitent pour consommer un mariage temporaire islamique. Puis ils disparaissent dans la nature, laissant derrière eux le fruit de quelques nuits d'amour et une femme désemparée ne sachant quoi faire de cet enfant, qu'elle finit par vendre au plus offrant.

Avec l'institution des mariages temporaires (chiites) ou sans obligations (sunnites), du coup le tourisme sexuel islamiquement correct (halal) devient possible et il connaît une vogue grandissante. Malheureusement il ne tombe pas sous le coup de la loi puisqu'il s'agit de mariage légal en bonne et due forme respectant en tous points la charia.

L'Égypte connaît une vague sans précédent d'enfants abandonnés. Les mères victimes de ces mariages temporaires (contractés le plus souvent avec des saoudiens se dépêchent d'abandonner leurs bébés peu de temps après la naissance. D'autres se font littéralement acheter leur nouveaux-nés pendant leur séjour en maternité, c'est souvent les infirmières qui servent d'intermédiaires dans ce commerce d'enfants. Les destinataires sont habituellement des femmes arabes aisées de l'Arabie saoudite, du Koweït ou des Émirats. Atteintes de stérilité, elles vivent dans la hantise de voir leur mari épouser une seconde femme. Elles feignent donc d'être enceintes, prétextent un voyage d'agrément ou pour passer des examens médicaux, se rendent en Égypte où elles se procurent à bon compte un bébé nouveau-né (un garçon dans la totalité des cas) qu'elles enregistrent à leur nom (les certificats de naissance de complaisance s'achètent) et le tour est joué.

Ce n'est ni plus ni moins que le rapt d'enfants et la fraude érigés en système. D'autres sont vendus aux enchères, loués, cédés au plus offrant, dans un commerce qui rappelle les marchés d'esclaves d'antan.

C'est comme si l'on était en train de remonter la machine du temps et revenir plusieurs siècles en arrière lorsque l'esclavage était un système admis. A Mégharbéline, au quartier de la Citadelle, et à Bawabet Al-Métouali se tenaient des marchés d'esclaves, si l'on croit les chroniques médiévales où l'on évoquait ces maîtres qui exposaient leurs plus belles marchandises : jolies femmes, destinées aux harems et noirs bien bâtis et même des enfants. Pour attirer leur clientèle, ils élevaient la voix, faisant l'éloge de chacun, vantant la beauté de l'une et tâtant les muscles de l'autre pour les vendre aux plus offrants. De nos jours, l'image n'a pas beaucoup changé, la scène est la même et l'on continue d'exhiber du "  cheptel humain ", comme si l'esclavage n'a jamais été aboli. Mais désormais, il ne s'agit plus de noirs ou de belles femmes, mais d'enfants proposés par leurs géniteurs et non par des marchands.

Ce n'est pas de la fiction. La dernière édition 2007 vient de le prouver : une des plus insolites ventes aux enchères a eu lieu à Port-Saïd. Un père de famille a aligné ses quatre filles sur la place publique pour les vendre aux plus offrants. " Des visages candides à vendre, des enfants à la fleur de l'âge : Arzaq (10 ans), Karima (8 ans), Badr (6 ans) et Badawiya (4 ans). Brunes et blanches de peau, vous avez l'embarras du choix. Payez sans marchander, les prix sont entre 3 000 et 30 000 L.E., suivant l'âge ", répète à haute voix Mohamad Ismaïl tout en larmes. N'ayant pas trouvé de quoi subvenir aux besoins de sa famille, il n'a pas trouvé d'autres solutions que de vendre sa propre chair. " Que puis-je faire d'autre ? Même les chats sont capables de trouver leur nourriture, je n'arrive plus à nourrir mes propres enfants. Pas même avec du pain sec. Je ne peux pas aussi les livrer à la mendicité ou les abandonner dans la rue. Peut-être auront-elles la chance de tomber sur quelqu'un de bien qui pourra assurer leur avenir ", poursuit-il. Lui et ses quatre filles tiennent dans leurs mains des pancartes sur lesquelles on peut lire : " Enfants à vendre ! Où sont les droits de l'homme ? ".
(…)

Les Arabes du Golfe, premiers acheteurs


Or, ces deux cas ne sont pas exceptionnels, les pages des faits divers rapportent chaque jour des ventes de ce genre. Une marchande de légumes a vendu pour 5 000 L.E. son enfant à une femme aisée du Golfe. Parfois, ce n'est pas la misère qui pousse à se défaire de l'un de ses enfants. Un homme a cédé sa fille pour 30 000 L.E. pour avoir suffisamment d'argent pour une seconde épouse et pouvoir exaucer son vœu, celui d'avoir un garçon.

Dans la région des cimetières des juifs à Bassatine, Samah a vendu son neveu pour acheter son trousseau de mariage. Elle a prétendu à sa sœur que son fils a trouvé la mort écrasé par un microbus. Tous les maux sociaux semblent se terminer par ces tristes marchés de chair humaine. Un kiosque s'est spécialisé dans la traite des blanches : son propriétaire récupère les filles de la rue tombées enceintes, attend qu'elles accouchent, puis récupère leurs bébés pour les vendre. Un troisième au Fayoum a signé un acte de vente de 3 000 L.E., somme qui équivaut au prix de son fils.

La justice impuissante


(…) Bref, un commerce en pleine expansion, mais avec des formes actuelles diverses et surtout choquantes : actes de vente, de location, désistement et même mise en dépôt qui risquent tous de créer un marché des esclaves. Ce phénomène se répand de plus en plus aussi bien dans les quartiers huppés que les plus pauvres comme Madinet Nasr, Doqqi, Gamaliya et Vieux-Caire, puis dans d'autres gouvernorats : Alexandrie, Ménoufiya et Ismaïliya, comme le précise une étude effectuée par le Centre des droits de l'enfant égyptien. Les prix diffèrent d'un quartier à un autre et d'une région à l'autre. Cette étude note en outre, les principales causes de ce phénomène telles que la pauvreté, le divorce, le mariage orfi (temporaire) et le problème des filles de la rue.(…)

Des parents n'acceptant plus d'assumer leurs responsabilités. Des mères dépourvues d'instinct maternel n'hésitent pas à brader leurs enfants. Pire encore, selon la sociologue, ces gens n'encourent aucune peine, puisqu'il n'est pas venu à l'idée des législateurs que ce genre de commerce pouvait avoir lieu et que le parent pouvait se comporter avec son enfant comme un maître avec son esclave.

La responsabilité de l'Etat


Hani Hilal, président du Centre des droits de l'enfant égyptien, met en accusation le gouvernement à cause de la situation économique désastreuse qui sévit dans le pays et la hausse du coût de vie. (…)

Mais s'agit-il d'actes spontanés et irréfléchis ? Des ventes sauvages si l'on y songe Evidemment pas. Un commerce a ses magnats. Derrière celui-ci se trouve un réseau bien organisé. Et du vendeur à l'acheteur, une liste de gens en tirent des profits : des infirmières, des femmes de ménage et des commissionnaires. D'un côté, les proies, à savoir des filles de la rue (sur 40 000 enfants de la rue, 30 % sont des filles) ou des filles mères abandonnées à leur sort ou ayant été roulées en faisant un mariage orfi. De l'autre, les intéressées : des femmes stériles prêtes à claquer de l'argent pour avoir un enfant. Un commerce fructueux où tout le monde trouve son compte.(…)

Une vente sans aucune garantie


Or, les filles de la rue ne sont pas la seule source pour alimenter ce commerce. Il y a aussi la traite des blanches et les mariages orfi. Chaque été à la saison touristique, des milliers d'Arabes viennent passer leurs vacances et profitent pour consommer un mariage orfi, puis disparaissent dans la nature, laissant derrière eux le fruit de quelques nuits d'amour et une femme désemparée ne sachant quoi faire de cet enfant. Incapable de trouver le père pour lui donner son nom, elle se presse pour s'en débarrasser.

Et c'est à ce moment-là que les intermédiaires entrent en jeu, exploitant ainsi cette situation malheureuse pour tirer le maximum de profits. Les transactions débutent dès le début de la grossesse. Ils prennent en charge ces filles, les dorlotent jusqu'à l'accouchement, puis s'emparent du nouveau-né dont la commande est déjà passée soit par une famille aisée habitant en Egypte ou dans un pays du Golfe. Et ici commence le rôle du second intermédiaire : les femmes de ménage. Zébeida, une Koweïtienne, est stérile. Elle rêve d'avoir un enfant et craint que son mari ne prenne une seconde épouse. Grâce à sa femme de ménage, elle a trouvé une solution à son problème. Elle a fait croire à son mari qu'elle était enceinte et a passé la grande partie de sa grossesse en Egypte, puis est retournée avec un nouveau-né dans son pays. Et quand ce réseau est en manque pour satisfaire une commande, ce sont les infirmières qui se chargent de la mission en volant même un bébé du service. Dans un hôpital, d'un genre que l'on pourrait dire particulier, situé au quartier résidentiel de Garden City, Fayza, infirmière, donne un coup de main efficace au médecin et directeur de l'établissement. Ce dernier offre des séjours gratuits et fait des accouchements à des prostituées n'ayant pas réussi à se faire avorter à temps. En échange, elles doivent lui laisser leur enfant qu'il vendra plus tard en dollars.

Après la vente des organes qui a fait un tollé et dont les victimes ont été de pauvres malades, la crainte de voir un jour des marchands ambulants vendre à la criée des enfants, comme ils ont l'habitude de faire pour n'importe quelle marchandise, n'est pas tellement une fiction.


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* Extraits de l'article " Nulle part ailleurs, 30 000 L.E., adjugé, vendu ", par Chahinaz Gheith, paru dans Al-Haram Hebdo, le 24 octobre 2007

Grâce à Interpol

22 décembre 2007

Pédophiles israéliens arrêtés grâce aux renseignements d'Interpol.


Les renseignements fournis par Interpol ont conduit à l'arrestation de quatre hommes originaires du nord d'Israël qui sont accusés d'avoir distribué des contenus pédophiles sur internet. Ces dernières semaines, plusieurs rapports ont noté l'augmentation du nombre d'Israéliens distribuant sur internet des contenus explicites impliquant des mineurs. Selon des rapports espagnols et allemands via Interpol, des dizaines d'Israéliens distribueraient des contenus pédophiles sur internet. Ces rapports ont été fournis à la police israélienne gérant la région nord du pays, qui a arrêté quatre suspects de ce réseau pédophile.

Les quatre hommes ont été interrogés et ils ont rapidement avoué avoir distribué des contenus illicites sur internet. Au cours de ces dernières semaines, plusieurs rapports ont indiqués que des citoyens israéliens distribuaient des photos et des films pornographiques impliquant des mineurs sur internet. “Le système en place aujourd'hui est très sophistiqué. Dès que quelqu'un se connecte sur internet, un petit drapeau se lève à côté de son nom d'utilisateur pour indiquer de quel pays le contenu illicite est envoyé”, a indiqué Aharon Gal-Or, directeur de l'unité de police anti-fraude pour la région nord. “C'est ainsi que nous pouvons suivre les individus qui distribuent ces contenus pédophiles.” Les quatre suspects ont été arrêtés dimanche après que les fournisseurs d'accès internet ont divulgué leurs noms et leurs adresses à la police. Deux des suspects, âgés respectivement de 34 et 40 ans, résident à Haïfa. Un autre suspect de 48 ans, marié et père de plusieurs enfants, habite en Galilée. Le dernier suspect est un militaire professionnel. “Un des suspects a avoué qu'il avait subi des sévices sexuels dans son enfance. Je suppose que celui qui s'engage dans de telles activités a plutôt un passé perturbé” a déclaré Gal-Or.


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