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Centre aéré Fermeture du centre aéré de Nièvre. | 21 août 2007
Interpellation d'un animateur pour viol!
La ville de Palaiseau (Essonne) a annoncé dimanche la fermeture de son centre de vacances de Vaux (Nièvre) à la suite de l'interpellation et de la mise en examen vendredi d'un animateur pour le viol présumé d'une fillette. Dans un communiqué, la municipalité précise que, "compte tenu de la pression médiatique et de l'inquiétude justifiée des parents", le député-maire François Lamy a pris la décision de fermer le centre aéré après s'y être rendu vendredi. La ville ajoute qu'elle se chargera du rapatriement des enfants accueillis dans le centre et qu'une aide psychologique sera proposée aux parents, avertis au cours du week-end, ainsi qu'aux animateurs.
"L'arrestation s'est déroulée le plus discrètement possible et tout est mis en oeuvre afin que le séjour des enfants puisse s'achever paisiblement", souligne le communiqué. De l'avis de M. Lamy interviewé par i>télé, l'homme ne présentait "aucun signe perceptible de sa capacité à avoir (...) des tendances pédophiles".
Pédophilie : l'émotion au retour des enfants
Des larmes de joie. Hier soir vers 20 heures, sur le parking de la salle Guy-Vinet à Palaiseau, Sabine se précipite en pleurant vers le car qui ramène son fils de 8 ans, rapatrié du centre de vacances de Vaux (Nièvre), avec ses 47 camarades de colonie. Un retour précipité - la colonie devait s'achever vendredi prochain - à la suite de la décision prise samedi par le député-maire (PS) de Palaiseau, François Lamy, de fermer le centre. En effet, vendredi soir, l'un des animateurs, Marc R..., 24 ans, a été mis en examen et placé en détention pour le viol digital, commis à deux reprises dans le dortoir, sur une fillette de 6 ans et demi, dans la semaine du 6 au 12 août.
Cet animateur a fait une grosse bêtise.
Dans la commune, c'est le choc. Les parents des 48 enfants accueillis en même temps que la jeune victime ont encore du mal à croire au drame qui s'est déroulé là-bas. « Comment un animateur a pu rentrer dans le dortoir des fillettes ? lance Béatrice. Mon plus jeune fils, Jarod, 7 ans et demi, séjournait dans le même bâtiment que Marc R... lorsque les viols ont eu lieu. Résultat, il a été entendu sur place par la police, afin de savoir s'il ne lui était rien arrivé. Heureusement, ils ne lui ont pas posé de questions trop détaillées. Ils lui ont simplement demandé : C'était bien la colo ? ou Raconte-nous ce que tu as fait. »
Hier en fin d'après-midi, peu avant l'arrivée du car, les parents concernés ont pu bénéficier d'une cellule de soutien psychologique et rencontrer des médecins. « L'objectif est qu'ils sachent quoi dire à leurs enfants en les retrouvant, et de quelle manière », justifie François Lamy.
A Vaux, le personnel encadrant avait déjà commencé à préparer les enfants. « Ils leur ont expliqué pourquoi l'un des animateurs avait été arrêté. Ils leur ont dit qu'il avait fait une grosse bêtise, et que cette bêtise ne pouvait être punie que par la police, la gendarmerie ou la justice », raconte Séverine, une maman encore secouée par l'émotion. Entre deux sanglots, elle rappelle que son fils de 8 ans, William, rapatrié de la Nièvre lui aussi, côtoyait l'animateur toute l'année : « C'est lui qui l'encadrait à la cantine tous les midis ! » Pour autant, pas question de retirer son enfant du centre de loisirs communal. « Il continuera d'y aller, ainsi qu'en colonie de vacances, car je ne veux pas le punir pour une bêtise qu'il n'a pas commise. »
Une opinion que ne partage pas Sophie, une habitante de Palaiseau. Hier matin, au centre de loisirs, elle est repartie avec ses deux enfants : « Ma fille était à Vaux en juillet. Mais après ce qui vient d'arriver, j'ai décidé qu'elle n'irait plus au centre, ni en colonie, ni aux sports d'hiver. Pour moi, c'est fini. Je ne veux pas prendre de risque. »
Et si eux aussi étaient concernés ?
Entre colère et incompréhension, la psychose guette à Palaiseau. Il faut dire que le pédophile présumé a non seulement reconnu les faits sur la fillette, à Vaux, mais aussi des attouchements « sur un autre enfant dans un autre centre de vacances », a précisé le parquet d'Evry. De quoi créer le doute dans l'esprit des parents. « On se demande vraiment ce qui est arrivé à nos enfants. Et si eux aussi étaient concernés ? » s'inquiète toujours Béatrice.
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