Témoignages

Nous avons décidé de créer une rubrique "témoignages" afin que les parents et/ou les victimes puissent s'exprimer... exorciser leurs démons... Si vous avez été victimes ou quelqu'un de vos proches et que vous voulez "témoigner", contactez-nous 

Délivrons-nous du mal

16 mars 2008

Par les parents d'une fillette abusée sexuellement.


Récemment, le pédophile qui a abusé de notre fille a reçu une sentence de 22 mois seulement. Même si ces gestes ont été commis à de multiples reprises, la justice considère cela comme une première offense. La sentence réelle pourrait donc durer sept mois...

Même si nous avons été trahis par le système judiciaire, nous avons agi de la bonne façon en procédant de manière légale. Certains parents auraient pu s'en prendre physiquement à ce pédophile. Cependant, si j'avais agi ainsi, j'aurais purgé beaucoup plus que sept mois. Quand votre enfant vit un tel enfer, vous devez être présents pour l'aider et le soutenir. Il faut l'aider à regagner sa dignité, son amour-propre. C'est un long travail de reconstruction qui doit être fait par la victime et sa famille. Voir son père aller en prison n'aurait aidé en rien notre fille.

La trahison ne vient pas des individus qui composent notre système (juges, avocats et policiers). Nous saluons d'ailleurs leur dévouement et leur travail acharné dans un contexte où les causes sont souvent sordides. Le vrai pouvoir n'appartient pas aux juges : il appartient aux comptables et aux politiciens qui coupent non pas dans le gras, mais dans les muscles de notre système judiciaire en libérant les criminels avant la fin de leur sentence sous prétexte que les prisons sont pleines.

Il y a beaucoup de similitudes entre les pédophiles et les terroristes. D'abord, les deux frappent en traîtres. Ensuite, les victimes et leurs familles vivent constamment dans la crainte que de telles choses se reproduisent. S'en prendre à une enfant si jeune... quelle lâcheté! Les pédophiles déshonorent la race humaine.

Comme société, nous devons envoyer un message clair aux pédophiles pour leur signifier que leurs actes sont hautement répréhensibles et qu'ils ne sont pas les bienvenus dans nos rues et nos garderies.

Voici les principaux points que nous proposons :

° Augmenter de façon significative les peines minimales pour les abuseurs et les cyberpédophiles.

° Imposer des sentences d'au moins 10 ans aux abuseurs en situation d'autorité.

° Ne permettre aucune libération conditionnelle pour les crimes à caractère sexuel.

° L'emprisonnement dès que le pédophile enregistre un plaidoyer de culpabilité (temps comptant simple).

° Créer un site gouvernemental pour protéger les citoyens et pour qu'ils sachent si des pédophiles vivent dans leur voisinage.

° Fermer immédiatement les serveurs qui hébergent des sites Internet pédophiles.

° Obliger la DPJ à assurer un meilleur suivi auprès des familles dont les enfants ont fréquenté une garderie où sévissait un pédophile.

° Créer des sites Internet provinciaux et fédéral de lutte contre la pédophilie (conseils, signalement, textes de loi et liens utiles).

Nous faisons appel aux politiciens de tous les partis confondus pour envoyer un message clair aux abuseurs ainsi qu'aux violeurs d'enfants : tolérance ZÉRO. La pédophilie, c'est plus que criminel. Ce message doit aller au-delà de toute partisanerie politique. Mieux protéger nos enfants n'est pas un luxe, mais une nécessité. (Presse Canadienne)


Réagir à ce témoignage sur le forum

Que dire à mon fils ?

22 janvier 2008


Nous publions cette lettre qui nous a été envoyée par le Papa lui même: Bruno Rota

Témoignage d'un père


Il y a des parents qui ont l'apparence de la normalité, cependant ils se cachent derrière une fausse image et donnent un autre aspect de leur vraie personnalité. Le récit qui va suivre révèle la vraie teneur et le comportement d'une mère, à l'égard de ses responsabilités maternelles. De notre union, un petit garçon a vu le jour pour la première fois le 6 Février 1994. Après ma séparation avec sa mère, j'ai quitté la ville de Romans pour Chambéry, cependant mon ex ne me facilitait pas le droit de visite à l'égard de mon fils J… Pendant plusieurs semaines, lors ce que je me rendais au domicile de mon ex, je trouvais la plupart du temps la porte fermée. Je restais ainsi dans l'impossibilité de voir mon fils. Trois ans plus tard, c'est le drame, lors ce que je vais chercher mon enfant J… Je vis mon fils faire une fellation au compagnon de mon ex. J'étais là face à une scène immonde et encore le mot est bien trop faible pour dire ce que j'ai ressenti. Mon sang n'a fait qu'un tour, les yeux aveuglés par la colère et remplis de haine, mon poing arriva avec une force que je ne saurais mesurer, il atterrit sur le visage de ce monstre qui s'écroula immédiatement sur le sol, le visage en sang. Avec une grande détermination, je pris aussitôt mon fils J… et nous quittons cet endroit lugubre.

Dans la voiture qui nous conduisait à mon domicile le silence était de rigueur, les images n'arrêtent pas de défiler dans ma tête, je revois la scène en boucle. Quant à J… Il va de même pour lui, comment trouver les mots appropriés pour apporter l'aide nécessaire à mon fils ? Mon obsession est de faire justice, dés notre arrivée à Chambéry, nous nous rendons au commissariat de police pour porter plainte. Comme une mauvaise surprise ne va jamais seule, j'emmène J… en urgence chez le médecin, il en résulte qu'il doit subir d'urgence une intervention chirurgicale (Phimosis*). Sans plus attendre, j'informe mon ex de l'état de santé de notre fils et qu'il souhaiterait qu'elle vienne à son chevet. Une fois de plus, je me trouve face à son refus. Pendant ce temps-là, je suis déterminé à poursuivre mon combat face à la justice. Je pose des affiches en dénonçant le viol de J…Quelques jours plus tard, je passe une nuit de garde à vue, suite à cela, j'ai été condamné par le tribunal correctionnel à de la prison ferme.


Je ne savais pas que l'on pouvait être incarcéré pour avoir défendu l'honneur de son enfant. Voulant prouver mon innocence, je fais appel au dit jugement, seulement le résultat n'est pas brillant, la dénonciation calomnieuse n'a pas été retenue (affiches) pourtant, ils m'ont condamné pour non-représentation d'enfant. En voulant faire valoir la loi, je me trouve face à une spirale judiciaire, mon ex, tente de me retirer le droit parental, je me constitue partie civil à l'encontre de son compagnon. Je suis très rapidement convoqué par un juge d'instruction de Valence, il va mettre ma parole en doute et il me condamne. Pendant ce temps-là, un incendie d'origine criminelle est survenu dans une usine, je ne sais pas comment cela est arrivé, mais je me trouve impliqué injustement dans ce dit incendie et je me retrouve pour la seconde fois en prison. Durant la même période, mon fils J… est convoqué par le même juge afin de connaître la vérité. Sans avoir eut au préalable une confrontation, ni expertise, lors du jugement, il en résulte un non-lieu et condamné au payement de la somme de 500 € pour procédure abusive. Au fil des jours et des semaines, le silence s'installe entre moi et mon fils sans connaître la raison.

Deux ans plus tard, Noël 2002, j'accueil mon fils et il me révèle qu'il me croyait mort ! Juillet 2003, période de vacances J… est de nouveau avec moi, il est penché sur son cahier de devoirs, subitement il se mit à pleurer !...

- Que t'arrive-t-il mon fils ?
En sanglots, J… lui dis.
- Quand, je vais chez la nounou, il y a un monsieur qui vient s'allonger sur le lit à mes côtés, il me pose un bandeau sur les yeux, puis me fait sucer des fruits différents, puis, il m'introduit son s…

Ce n'est pas possible, j'en crois pas mes oreilles, le cauchemar est sans fin, pour couronner le tout, je ne suis plus tout prêt, pour des raisons professionnelles, j'ai dû m'installer dans le Var, que puis-je faire continuer à me batailler au quotidien pour faire éclater la vérité au grand jour. Je suis à bout de souffle, mes forces s'épuisent au fil de ces années passées à me battre contre des moulins à vent de ne pas être la victime mais le coupable présumé.
Malgré cela, je continu à crier mon désespoir, j'alerte le Ministre de la Justice ainsi que le Ministre de la famille et de l'enfance, les médias presse, etc… mes ultimes efforts sont vite restés sans la moindre réponse.

10 Janvier 2006, le vice procureur de la République de Valence m'écrit en me précisant ceci : "j'ai pris connaissance de votre plainte en  date du 24 Octobre 2005 et par la présente je vous informe que les accusations portées par vous ne sont pas fondées."

Fin Novembre 2006, je reçois un courrier de Monsieur Sarkozy, dans lequel ; il comprend le désarroi de ce père…  il a transmis mon dossier au garde des sceaux. Qui est à ce jour sans réponse ! Une lueur d'espoir arrive en ce 8 Janvier 2007, je sors rempli de joie du cabinet du juge d'instruction de Valence, J… est reconnu victime de viol, compte tenu qu'au moment des faits il avait les yeux bandés, il est dans l'incapacité de décrire son agresseur. Il va devoir de nouveau prononcer un non-lieu. J'essaye en vain de dire au juge que mon fils avant d'avoir les yeux bandés, il a vu l'individu en face de lui.

J… à aujourd'hui 13 ans, me concernant, je me suis remarié et je suis père de 4 enfants, nous sommes une famille, avec tout cela, face à cette impuissance de montrer la vérité, dans un pays où les droits de l'homme doivent avoir une vraie valeur. Que l'histoire de J…ainsi que mon combat pour lui puisse servir d'exemple et que la maltraitance et les abus sexuels envers les enfants puissent être sévèrement punis. Le monde va mal, la maltraitance progresse de jour en jour, malgré la mobilisation des structures et des institutions, cela va de nous tous et de notre conscience, de réagir dans une lutte commune et d'enrayer ce fléau.

Pour ma part mon combat continu…

Rota Bruno


le 22/02/07


Lettre reçu ce jour :

Le vice président charger de l'instruction a rendu ce jour une ordonnance de non lieu Valence le 21/02/07 je fais appel de suite !...

Appel confirme le non lieu !

Quoi dire a mon fils de 13 ans ?

Qui a été victime de 4 à 12 ans  de viols sur les dire  d'un juge d'instruction a valence le 8 Janvier 2007….


(Écrit par Judy Da Silva, extrait de son livre Enfants Témoins ou Victimes)


*( est un rétrécissement de l'anneau préputial)


Réagir à ce témoignage sur le forum

De 9 ans à 18 ans violée

Avant j'étais morte, maintenant je vis.


    Avant, ma tête éclatait, mon cerveau hurlait, et mon corps se déchirait tout le temps, à chaque instant de ma vie, sans répit, et ce, pendant des années. J'étais une masse informe de honte, de culpabilité et de souffrance. Où que j'étais, je cherchais à me cacher. Quoi que je faisais, j'avais mal fait. A chaque mot que je prononçais, une marre de pourritures semblait envahir ma gorge parce que j'avais oser ouvrir la bouche. Tout était noir, tout était vide, il n'y avait que le désespoir et la mort... et je ne savais même pas pourquoi.
   
De nombreuses années, j'ai cru que j'étais folle. Mais c'était avant.
    C'était avant que je comprenne que depuis ma naissance, mon quotidien était fait de larmes, ces larmes qui avaient l'air de rien, mais étaient des larmes d'acide.
    C'était avant que je réalise qu'à l'âge de neuf ans (et jusqu'à 18 ans), j'ai été violée par un frère débile et pervers.
    C'était avant que je vois clairement comment et pourquoi je me suis dépréciée, haïe, dégoûtée et prise pour la dernière des imbéciles. Je me croyais moche, grosse, bête, inintéressante, insipide, repoussante et incapable de susciter le moindre intérêt pour qui que ce soit.
    C'était avant que j'accepte une vie de souffrance, les viols et l'inceste, des parents aveugles, une familles d'incapables et des soit-disant amis qui n'ont jamais fait que m'utiliser et profiter de ma faiblesse.
    J'ai fini par rencontrer une psychologue qui faisait son travail avec sérieux et conscience professionnelle. Et j'ai avalé tout ça (gloups !), j'ai compris que je n'avais été que la victime des autres toute ma vie (re gloups !), et libérée de la souffrance, de la dépression et des idées suicidaires, j'ai pu tourner le dos au passé, regarder le présent et faire face à l'avenir.
    Voilà...
   
Maintenant il y a aujourd'hui, ce jour si beau et si doux, en moi comme un cadeau extraordinaire que je me suis fait. Et « aujourd'hui », c'est tout les jours. Je vais toujours voir la psy qui m'a tirée de cet enfer, mais je n'ai plus que quelques miettes à balayer. Le plus gros de mon combat est fait, et finalement, même si c'était parfois un peu dur, c'était facile.
    Oui, j'ai bien dit facile, parce que tout au long de cette thérapie, j'ai progressé en me rendant bien compte que ces progressions étaient des acquis, et qu'ayant vécu le pire, je ne pouvais qu'aller vers le mieux.
    A tout les gens qui souffrent : « Souffrir, c'est toujours pour rien ! Mais si cette souffrance peut vous mener à trouver le chemin du bonheur, la plus grande des victoires sera la votre, et votre monde sera le meilleur des mondes. Pensez à vous, vous êtes votre bien le plus précieux ».

Alixe Loane

Réagir à ce témoignage sur le forum

Ma fille a été victime

24 octobre 2007

TEMOIGNAGE: MA FILLE A ETE VICTIME D UN PEDOPHILE.


Cette horrible histoire a commence lors de vacances en juillet 1995, dans un gîte où les propriétaires habitaient au rez-de-chaussée de notre location. Nous étions à ST-PEE-SUR-NIVELLE. Notre fille avait tout juste 11 ans.
Le propriétaire âgé de 80 ans nous a tout de suite inspiré confiance. Il était très gentil surtout avec les enfants, nous avons 2 garçons et 1 fille. Malheureusement dès que nous avions le dos tourné il abusait de notre fille. Nous nous sommes rendus compte de rien, et cela a duré trois ans à chaque été puisque nous ne le savions pas.
Notre fille a commencé par changer de caractère, elle nous répondait, était agressive, avait de mauvais résultats en classe, mais nous pensions que c'était dû à l'adolescence et que cela allait passer. Elle est devenue boulimique, elle dormait avec une culotte, un pyjama et une chemise de nuit, elle se frottait la langue avec sa brosse à dent qu'elle arrosait de parfum, elle ne voulait plus qu'un homme quel qu'il soit chahute avec elle où pose sa main ne serait ce que sur son bras. Puis elle est tombée malade en septembre 2000, elle a fait plusieurs tentatives de suicide, elle tombait en syncope jusqu'à 30 fois par jour, puis des crises d'épilepsies, elle se mutilait, etc. ... Le neuropsychiatre qui la suit l'a fait placer en maison psychiatrique. En sortant de cette maison elle était anorexique. Elle a perdu 35 kilos en à peine 45 jours. Depuis 4 ans, nous vivons un enfer ne sachant jamais si elle va s'en sortir ou si elle va finir par mettre fin à ses jours tellement elle souffre sans que l'on sache pourquoi.
La semaine dernière, en juillet 2004, elle a fini par dire à son neuropsychiatre ce qui la rongeait. Puis elle nous l'a avoué. Lorsque nous lui avons demandé pourquoi elle ne nous avait rien dit lorsque' cela était arrivé et nous a répondu qu'elle avait trop peur de cet homme et que de plus c'était de sa faute car elle portait des shorts. Il a même réussit à lui faire croire que c'était à cause d'elle qu'il se comportait ainsi et que si elle nous en parlait nous la rejetterions. Cet être était (il est fort heureusement décédé) ABJECT.
A l'heure actuelle nous allons essayer de la convaincre de porter plainte, cela ne changera rien à la situation, mais d'après son médecin c'est la seule façon de l'aider. Pour qu'elle arrive à se reconstruire, il faut que l'on reconnaisse officiellement que la victime c'est elle, et qu'elle n'a rien à se reprocher, que la seule personne que nous rejetons c'est cet homme qui a profité de sa naïveté pour la détruire.
Nous avons fait ce témoignage car si un de vos enfants change de comportement sans raison apparente au lieu de le réprimander, dites-lui que vous l'aimez et que peu importe ce qui peut se passer dans sa vie vous l'aimerez toujours cela l'aidera peut être à se confier à vous et vous pourrez peut être l'aider avant qu'il ne soit trop tard.

Réagir proprement à ce témoignage sur le forum


Copyright © 2007-2008. Tous droits réservés.Contactez l'auteur à infos@kidnapping.be