Traque aux pédophiles

Des parents par centaines traquent les pédophiles en ligne

05 août 2007

Devant l'incapacité des autorités de faire taire les sites faisant la promotion de la culture «boylove», une riposte s'organise...



par le biais d'une myriade de sites web, des centaines de parents traquent sans relâche les activités des pédophiles en ligne. Un de ces sites, JackMcClellan.com, a été créé par Ron Tebo, webmaster professionnel lui-même victime d'agression sexuelle pendant son enfance. Son contenu vise exclusivement le pédophile américain Jack McClellan,(NDLR: dont nous avons déjà parlé) qui défraye la chronique aux États-Unis depuis qu'il a lancé un blog affichant des photos non sexuelles de jeunes filles prises au hasard dans les rues de Seattle. Des parents qui collaborent à JackMcCellan.com traquent le pédophile partout où il va, et décrivent le détail de ses déplacements sur le site. Le webmaster affirme recevoir «plus de 40 000 visiteurs par jour».

Le site de M. Tebo entretient des liens étroits avec www.peachheadfamilies.com, un site californien d'information pour les parents, ainsi qu'avec MothersAgainstPredators.org (les mères contre les prédateurs), qui fait du lobbying auprès de politiciens pour rendre les lois contre la pédophilie encore plus sévères.

L'organisme américain Perverted Justice a aussi récemment créé un site directement inspiré de la formule collaborative de Wikipedia. Dans Wikisposure, chaque citoyen peut collaborer en ajoutant des informations au sujet de pédophiles connus ou d'organisations apparentées à la pédophilie. Wikisposure est une réponse directe au site pédophile BoyWiki, également construit sur le modèle Wikipedia par la coalition Free Spirits. Cette dernière récolte des fonds de Montréal pour maintenir plusieurs sites pédophiles faisant la promotion du «boylove».

Selon le criminologue Pierre Tremblay, de l'Université de Montréal, qui a étudié le fonctionnement de groupes d'entraide pour pédophiles, les personnes qui font la promotion de la culture «boylove» se servent beaucoup du discours de tolérance prôné par la communauté homosexuelle pour justifier leur existence.

Ce discours dérange Monique Tardif, professeure au département de sexologie de l'UQAM. Selon elle, les pédophiles qui se cachent derrière l'expression «boylove» essaient de jouer sur la frontière en affirmant que c'est la société qui est trop puritaine.


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